Carnet Photographique Afrique
Institutions politiques du Burkina
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Depuis l’indépendance, en 1960, la Haute-Volta, devenue le Burkina Faso puis le Burkina, n’a connu que de rares périodes de multipartisme (de 1970 à 1974 et de 1978 à 1980). En juin 1991, une Constitution démocratique, instaurant un régime présidentiel, est approuvée par référendum. En décembre 1991, Blaise Campaoré, parvenu au pouvoir après le coup d’État de 1987 et l’assassinat du capitaine Thomas Sankara, est élu président de la République pour un mandat de sept ans, à l’issue d’une élection boycottée par l’opposition.

En dépit du processus de transition démocratique, la vie politique est très largement dominée par le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti présidentiel — à l’issue des élections législatives de mai 2002, le CDP détient 57 sièges sur les 111 sièges que compte l’Assemblée nationale (l’unique chambre du Parlement burkinabé). L’opposition, qui craint une hégémonie durable du CDP, apparaît très fragmentée. Les principales forces d’opposition sont l’Alliance pour la démocratie et la fédération - Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) et le Parti pour la démocratie et le progrès (PDP).

Les intentions du président Compaoré quant à la démocratisation du pays demeurent floues.

Après un amendement constitutionnel supprimant la clause limitative du nombre de mandats présidentiels (en 1997), cette clause est rétablie en avril 2000 — le mandat présidentiel passe de sept à cinq ans et n’est reconductible qu’une fois. Cette modification de la Constitution n’étant pas appliquée rétroactivement, elle permet à Blaise Compaoré de se représenter lors de l’élection présidentielle de 2005 et il est réélu dès le premier tour de scrutin.

"Burkina" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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Blaise Comparoé président du Burkina
Blaise Comparoé
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