La littérature allemande du 18ème : le romantisme
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Carnet Photographique Allemagne |
La tendance croissante de la littérature allemande à l’exaltation « romantique » de toutes les composantes du Moi sensible et spirituel devient dominante en 1798, au moment de la parution du premier numéro de la revue Das Athenäum, éditée par trois amis, l’écrivain Ludwig Tieck ainsi que les critiques August Wilhelm von Schlegel et son frère cadet Friedrich von Schlegel. Sous l’influence de Fichte, le jeune Schlegel élabore une théorie de la création artistique qui voit dans l’ironie le gage de la liberté d’esprit du poète. Le romantisme allemand, comme celui des autres pays, affirme la valeur du sentiment au détriment du rationalisme et célèbre les capacités créatrices du rêve et de l’imaginaire. En préconisant l’expression lyrique des émotions, il fait du sujet le centre de la représentation littéraire ou artistique. |
À la même époque, les guerres napoléoniennes contribuent à réveiller le sentiment national chez certains écrivains allemands ; les tendances nationalistes du romantisme sont encore accentuées par l’influence du philosophe et théologien Friedrich Schleiermacher, qui expose une mystique supranaturaliste et insiste sur les vertus de l’indépendance nationale, influençant des poètes comme Ernst Moritz Arndt, dont le lyrisme et l’ardeur (Poésies, 1813) contribuent à l’exaltation du sentiment patriotique. L’œuvre du philosophe Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling donne au mouvement romantique une base philosophique par sa conception de l’identité absolue entre l’esprit et la nature (Idées pour une philosophie de la nature, 1797). "Littérature allemande" Encyclopédie Microsoft® Encarta |
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Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling |