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Election de Chirac


Alain Juppé
Alain Juppé

Jacques Chirac est élu président de la République en mai 1995 avec 52,64 % des voix face à Lionel Jospin. L’annonce, en juin, de la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique avant leur arrêt définitif provoque un vaste mouvement de mécontentement international. La réforme de la doctrine militaire, impliquant la suppression du service national traditionnel et la professionnalisation de l’armée, est votée par le Parlement en mars 1997 (promulgation le 28 octobre de la même année).

Jacques Chirac nomme au poste de Premier ministre Alain Juppé. Celui-ci est rapidement confronté au décalage entre le discours de la campagne présidentielle centré sur la lutte contre la « fracture sociale » et le chômage, et les impératifs budgétaires liées à la préparation de la France au passage à l’Union économique et monétaire (UEM).

En novembre-décembre 1995, son projet de réforme de la sécurité sociale provoque un mouvement social de grande ampleur, mené par plusieurs syndicats soucieux du maintien des acquis sociaux dans le secteur public. Le contexte économique reste morose : taux de croissance insuffisant, stagnation de la consommation due à l’accroissement de la pression fiscale et à la montée du chômage, augmentation des dépenses de santé, répercussions de la crise de la « vache folle » (encéphalopathie spongiforme bovine) touchant gravement l’élevage français et ses filières.

Le gouvernement Jospin (1997 - 2002)


Afin de redonner une légitimité à son gouvernement, Jacques Chirac annonce en avril 1997 la dissolution de l’Assemblée nationale. Contre l’attente du président, la victoire de la « gauche plurielle » aux législatives (mai-juin 1997) inaugure une nouvelle période de cohabitation. Appelé à Matignon, le socialiste Lionel Jospin forme un gouvernement comprenant plusieurs communistes et une écologiste.

Plusieurs projets législatifs sont discutés, parfois âprement, en 1998-1999 : la loi sur la parité hommes-femmes (3 mai 2000 ; appliquée pour la première fois aux municipales de mars 2001) ; le Pacs (Pacte civil de solidarité), qui crée un cadre juridique pour les concubins homosexuels et hétérosexuels (13 octobre 1999) ; et la loi de Martine Aubry sur les 35 heures (mai 1998) — le deuxième projet de loi, dit loi Aubry II, est adopté le 19 janvier 2000. Enfin, pour remédier au problème de l’exclusion des plus démunis à l’accès aux soins, la couverture-maladie universelle (CMU) entre en vigueur au 1er janvier 2000. En septembre 2000 est voté par référendum, dans une relative indifférence (2/3 d’abstentions), le projet de loi réduisant le mandat présidentiel à cinq ans ; le septennat, en place depuis la IIIe République, cède la place au quinquennat.

Au mois d’octobre 2001, la Cour de cassation tranche la question controversée du statut pénal du chef de l’État, alors que Jacques Chirac est mis en cause dans plusieurs affaires pour des faits remontant à l’époque où il était maire de Paris : le président de la République ne peut être cité devant la justice d’aucune manière que ce soit et devant la Haute Cour de justice seulement en cas de haute trahison ; en revanche, il peut être jugé comme un citoyen ordinaire à la fin de son mandat.

Lionel Jospin
Lionel Jospin

La justice fait également l’objet d’une réforme importante, comprenant deux lois sur la justice au quotidien (votées en 1998-1999) et une loi sur la présomption d’innocence entrée en vigueur au 1er janvier 2001. Cette nouvelle loi prévoit notamment l’intervention de l’avocat dès la première heure de la garde à vue.

Enfin, en Corse, après l’assassinat revendiqué par un groupe nationaliste du préfet Claude Érignac (février 1998), la volonté du gouvernement de rétablir « l’État de droit » est compromise par l’action du préfet Bernard Bonnet (affaire des « paillotes ») et celui-ci est arrêté en mai 1999. Les réformes prévues par l’accord de Matignon (juillet 2000) suscitent de nombreuses critiques, notamment de la part des « souverainistes » (le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement démissionne en août). Remis en cause par le Conseil d’État, l’accord donne lieu à d’âpres discussions lors de son passage devant les députés en mai 2001. La loi est adoptée en janvier 2002, mais le Conseil constitutionnel en censure les dispositions qui prévoyaient de donner à l’Assemblée régionale corse un « pouvoir d’adaptation » des lois et souligne le caractère facultatif de l’enseignement du corse à la maternelle et à l’école primaire.

Marquées par un taux d’abstention record (53 %), les élections européennes de juin 1999 voient la victoire de la majorité « plurielle » ainsi que l’affirmation de la liste anti-européenne. Le Front national est affaibli quant à lui par sa scission de décembre 1998. Aux municipales de mars 2001, les divisions de la droite contribuent à une nouvelle victoire de la gauche plurielle, à Paris (élection de Bertrand Delanoë) et à Lyon. Toutefois, en dehors de ces deux villes, la gauche recule et perd 45 communes de plus de 9 000 habitants, dont Strasbourg, Rouen et Nîmes.

Pendant cette période, le débat public est animé par diverses questions relatives au passé de l’État français et au « travail de mémoire » qu’il sollicite. En septembre 1997, l’épiscopat français fait une déclaration officielle de repentance devant les autorités du judaïsme français pour les fautes commises par l’Église pendant l’Occupation (1940-1945). En octobre 1999, à l’issue de diverses péripéties juridiques, Maurice Papon est définitivement condamné à dix ans de réclusion criminelle pour « complicité de crimes contre l’humanité ». La même année, les députés reconnaissent à l’unanimité que les opérations menées en Algérie entre 1954 et 1962 étaient bien des faits de guerre (juin 1999) ; la question du recours à la torture par l’armée française est en outre largement débattue (presse, émissions de télévision, ouvrages).

À partir de 1997, la France, portée par une conjoncture économique internationale favorable, entre dans une période de reprise. Celle-ci entraîne une décrue modérée mais régulière du chômage et, en février 2001, les statistiques enregistrent une baisse de plus d’1 million du nombre de chômeurs depuis juin 1997. La France retrouve alors un taux de chômage de 9 % de la population active. L’année 2001 est cependant marquée par un ralentissement de la croissance et le chômage connaît une légère progression à partir de mai. Au sein de la gauche plurielle, les Verts et les communistes réclament une politique plus nettement à gauche, au moment où plusieurs plans sociaux dans de grandes entreprises (Lu, Marks et Spencer, Moulinex) suscitent une forte émotion de l’opinion et la demande d’une politique plus dissuasive en matière de licenciement (mars-avril 2001). Le 1er janvier 2002, l’euro est mis en circulation en France, de même que dans les onze autres pays de l’Union européenne qui l’ont adopté comme monnaie unique sous forme d’espèces monétaires. Au lendemain de cet événement historique, la nouvelle monnaie s’impose très rapidement dans les transactions quotidiennes. © "France" . Sources Encarta

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