La société américaine : une population multi-ethnique


Le melting-pot (« creuset ») américain a bien fonctionné et fonctionne toujours, mais il n’aboutit pas pour autant à l’assimilation ou à l’homogénéité de la population. Les minorités sont, dans l’ensemble, économiquement et socialement défavorisées. Les différentes communautés conservent leurs spécificités culturelles et de graves rivalités les opposent (comme en témoignent les émeutes de Los Angeles en 1992). Le recensement de 2000 confirme les tendances à l’œuvre dans les dernières décennies du xxe siècle aux États-Unis, à savoir un renforcement notable des minorités ethniques, notamment hispaniques et asiatiques, et une diminution de la majorité blanche.

Les minorité ethniques


Martin Luther King
Martin Luther King

Entre 1990 et 2000, ces minorités ont enregistré un taux de croissance supérieur à la moyenne nationale (13,2%) : 15,6 % pour les Noirs, 26,4 % pour les Amérindiens, 48,3 % pour les Asiatiques et 57,9 % pour les Hispaniques. En revanche, pour la première fois dans l’histoire de la population américaine, au cours de la dernière décennie du xxe siècle, la communauté hispanique est devenue la minorité la plus importante, devant la minorité noire jusqu’alors majoritaire. Si elle poursuit son rythme de progression actuel, la communauté hispanique devrait même représenter un quart de la population américaine en 2050. Les minorités ethniques se caractérisent également par leur concentration géographique dans les grandes métropoles (New York, Los Angeles) et les États de la Sunbelt.

La communauté blanche non hispanique, descendant des anciennes vagues d’immigration européenne, reste très fortement majoritaire, mais connaît une baisse relative par rapport à la population totale (75,1 % en 2000 contre 76,6 % en 1980). Les descendants de la première grande vague d’immigration, anglo-saxonne et germanique, antérieure à 1890, constituent la majorité WASP (White Anglo-Saxon Protestant). C’est la communauté présentant la population la plus âgée (âge médian : 37,7 ans tandis qu’il est de 35,3 ans pour l’ensemble de la population) et le taux de natalité le plus faible. Sa croissance démographique, aujourd’hui essentiellement naturelle, est moins rapide que celle des minorités, dont la natalité élevée est renforcée par une immigration venue d’Asie et d’Amérique latine. Les États où la communauté blanche représente le plus fort pourcentage, entre 96 et 97 %, sont ceux de la Nouvelle-Angleterre au nord-est des États-Unis, le Maine, le Vermont et le New Hampshire.

Les Hispano-Américains


Les Hispano-Américains constituent désormais la minorité la plus nombreuse.

Ils représentaient 12,5 % de la population totale en 2000 (contre 6,4 % en 1980) et leur nombre était estimé à 35,3 millions. Ils constituent la communauté la plus jeune (âge médian : 25,8 ans). Leur dynamisme démographique repose sur l’apport migratoire, à hauteur de 700 000 Latino-Américains entrant chaque année aux États-Unis légalement et illégalement et sur une forte natalité (2,45 enfants par femme en 2004 contre 1,89 dans la population blanche non hispanique). Descendants des anciens colons mexicains (Hispanos) ou immigrants récents (Chicanos), la communauté hispanophone est très hétérogène. Les Mexicains sont de loin les plus nombreux (20,9 millions de personnes, soit 59 % des Hispano-Américains).

Beaucoup d’entre eux sont entrés clandestinement aux États-Unis, en franchissant à la nage le Rio Grande (d’où leur nom de Wet Backs, ou « Dos mouillés »). Les Portoricains (3,4 millions), qui sont citoyens américains, peuvent en revanche s’installer librement aux États-Unis. Les Hispano-Américains se concentrent pour la plupart dans six États du sud-ouest des États-Unis, Nouveau Mexique, Californie, Texas, Arizona, Nevada et Colorado, ainsi que dans l’État de New York et en Floride, où réside la majorité des immigrés originaires de Cuba. Ils représentent au milieu des années 2000 un tiers de la population de la Californie (la moitié de la population de la ville de Los Angeles est d’origine hispanique) et du Texas, et 42 % de celle du Nouveau-Mexique. Ils constituent une main-d’œuvre docile, sous-qualifiée et mal rémunérée, exploitée par des employeurs souvent peu scrupuleux. "Etats Unis" . Sources utilisées Encarta, Wikipedia et lemonde.

Photos des pays d'Amérique à visiter

Photos des Etats Unis

Photos des Etats Unis

Photos Infos Etats Unis

Photos du Canada

Le Canada

Photos Infos Canada