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Malte au 20ème siècle


Temple de Mnaidra (Malte)
Temple de Mnaidra (Malte). Source Encarta

En 1947, Malte accède à l’autogouvernement, tout en restant colonie britannique. En 1955, le pays obtient le statut de dominion, réclamé par Dominic Mintoff, dirigeant du Parti travailliste. Après la victoire du Parti nationaliste de George Olivier aux élections de 1962, le Parlement vote l’indépendance de l'État de Malte. Celle-ci est officiellement accordée par les Britanniques en mai 1964 et proclamée le 21 juillet. Malte devient membre de l’Organisation des Nations unies (ONU) le 1er décembre de la même année.

Aux élections de juin 1971, le Parti nationaliste est battu, et Dominic Mintoff devient Premier ministre d’un cabinet travailliste. Le 13 décembre 1974, Malte devient officiellement une République. La vie politique du pays est marquée dans les années qui suivent par son neutralisme et son non-alignement dans les affaires internationales, puis par une coopération étroite avec la Libye à la fin des années 1970. Les relations se tendent en 1980, en raison d’un conflit sur les droits de forage pétrolier. En décembre 1981, le gouvernement Mintoff obtient un troisième mandat de cinq ans.

En décembre 1984, Mintoff démissionne et est remplacé par C. Mifsud Bonnici. Après seize ans d’opposition, les nationalistes remportent les élections de mai 1987 et leur chef, Eddie Fenech-Adami, devient Premier ministre. Le parti conserve sa majorité aux élections de février 1992. En 1990, Malte et la Libye renouvellent leur traité de coopération bilatérale jusqu’en 1995. La même année, Malte demande son adhésion à l’Union européenne. La candidature de l’État est rejetée en 1993, principalement en raison de sa petite taille.

Elections de 1996


Les élections législatives d’octobre 1996 sont remportées par le Parti travailliste, et le nouveau Premier ministre, Alfred Sant, annonce qu’il envisage de resserrer les liens avec la Libye.

Son gouvernement gèle le processus d’intégration à l’Union européenne et ne peut éviter la majoration des droits de douane et des taxes à l’importation. En septembre 1998, Eddie Fenech Adami succède à Alfred Sant au poste de Premier ministre. Le nouveau gouvernement conservateur relance les discussions avec Bruxelles et axe son action sur la mise en œuvre des réformes nécessaires à l’adhésion à l’UE.

Les années 2000


Lors du Conseil européen de Copenhague de décembre 2002, Malte fait partie des dix pays désignés pour rejoindre l’UE en 2004. Le 8 mars 2003, elle est la première à organiser un référendum pour ou contre son adhésion à l’UE. Le leader de l’opposition travailliste, Alfred Sant, continue à promouvoir un accord de partenariat avec l’UE et appelle ses électeurs à voter non, nul ou à s’abstenir. Finalement, le « oui » l’emporte avec 53,65 % des suffrages, la participation s’élevant à 91 %. Deux jours plus tard, le Premier ministre Eddie Fenech Adami décide de convoquer des élections législatives le 12 avril suivant afin d’entériner ce choix. L’opposition, qui continue à faire campagne contre l’adhésion européenne, obtient 47,6 % des voix (31 sièges), tandis que les électeurs donnent la victoire au Parti nationaliste (PN) pro-européen du Premier ministre avec 51,7 % des voix (34 sièges). Eddie Fenech Adami, reconduit dans ses fonctions, dispose donc d’une majorité stable pour mener à bien l’intégration de son pays au sein de l’Union européenne. Dès le 16 avril 2003, il signe à Athènes le traité d’adhésion de Malte à l’UE, qui est célébrée le 1er mai 2004. Entre temps, au mois de mars 2004, Lawrence Gonzi, leader du Parti nationaliste, est devenu Premier ministre. Il remplace Eddie Fenech Adami, élu président de la République par le Parlement, qui succède à Guido di Marco.

Le 13 juin 2004, les Maltais sont 82 % — c’est le record parmi les 25 pays membres — à participer à la première élection du Parlement de l’Union européenne élargie, où ils disposent de 5 sièges. Le Parti travailliste (MLP), eurosceptique, l’emporte avec 48,42 % des suffrages (3 sièges) devant le Parti nationaliste, au pouvoir (39,76 % des suffrages, 2 sièges). En juillet 2005, le Parlement ratifie à l’unanimité le traité établissant une Constitution pour l’Europe. En 2008, le Parti national fait campagne sur ses résultats économiques (baisse de la dette publique et du déficit public passé de plus de 10% du PIB en 2004 à 1,6 % en 2007, taux de croissance supérieur à 4 %, hausse des investissements directs étrangers…). Il remporte de justesse les élections législatives (49,3 % des suffrages et 33 sièges) devant le Parti travailliste (48,8 % des suffrages et 32 sièges). Alfred Sant, dont la formation politique subit le troisième échec en dix ans, quitte la direction du Parti travailliste. Lawrence Gonzi est reconduit dans ses fonctions à la tête du gouvernement. "Malte" " Ecrit par et Encarta

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