Histoire de la vie politique au Rwanda
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Carnet Photographique Afrique |
La Constitution de 1978 prévoit un régime de parti unique sous l’égide du Mouvement révolutionnaire national pour le développement (MRND), à vocation multiethnique mais en réalité dominé par les Hutu. Le pouvoir législatif est exercé par une assemblée élue, le Conseil national du développement (CND), et le pouvoir exécutif est confié à un président assisté d’un Conseil des ministres. Le président de la République rwandaise, le général Juvénal Habyarimana, porté au pouvoir par un coup d’État en 1973, est réélu en 1978, 1983 et 1988. |
Tandis que le régime doit faire face à partir de 1990 à une rébellion menée par les troupes du Front patriotique rwandais (FPR), dirigé par d’anciens exilés tutsi depuis l’Ouganda et soutenu par l’opposition hutu modérée au Rwanda, une nouvelle Constitution est mise en place en 1991. Elle instaure une démocratie pluraliste. Un poste de Premier ministre est créé et le CND est remplacé par une Assemblée nationale de transition. Un accord sur le partage du pouvoir entre le MRND, le FPR et les partis d’opposition est signé en août 1993 à Arusha (Tanzanie). Mais le Premier ministre, Faustin Twagiramungu, un Hutu modéré, président du principal parti d’opposition, le Mouvement démocratique républicain (MDR), ne parvient pas à former le gouvernement de coalition prévu par ces accords. |
Le 6 avril 1994, l’avion transportant les deux présidents (hutu) du Rwanda, Juvénal Habyarimana, et du Burundi, Cyprien Ntavyamira, est abattu alors qu’il s’apprête à atterrir à l’aéroport de Kigali. La mort du président Habyarimana est immédiatement suivie du massacre systématique des populations tutsi et de l’assassinat des Hutu modérés par les milices extrémistes hutu (appelées Interahamwe). Entre avril et juin, les massacres provoquent entre 800 000 et un million de morts. Par la suite, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Boutros Boutros-Ghali, qualifie de génocide le massacre des Tutsi. Après la victoire du FPR sur les Forces armées rwandaises (FAR), un gouvernement de transition est mis en place le 19 juillet 1994. S’inspirant des accords d’Arusha, il exclut toutefois le MRND du fait de sa responsabilité dans le génocide. |
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Réfugiés rwandais |
Largement dominé par le FPR, il possède une forte composante militaire. S’il est présidé par un Hutu modéré du FPR, Pasteur Bizimungu, le nouveau gouvernement est en effet fortement encadré par le général Paul Kagamé, dirigeant de la rébellion tutsi devenu vice-président et ministre de la Défense. L’emprise tutsi s’accentue encore par la suite avec les départs progressifs des Hutu modérés. En mars 2000, le président Pasteur Bizimungu démissionne. Le 17 avril, Paul Kagamé, véritable homme fort du régime, est désigné par le gouvernement et le Parlement pour lui succéder. |
Prolongée de quatre ans en 1999, la période de transition politique s’achève en 2003. Le 23 avril 2003, le Parlement rwandais adopte une nouvelle Constitution, approuvée par référendum le 26 mai (plus de 90 p. 100 de « oui »). L’adoption d’une nouvelle Constitution ouvre la voie à l’organisation d’élections générales au suffrage universel, pour la première fois depuis l’indépendance du pays. Le 25 août 2003, Paul Kagamé est élu président de la République avec 95,05 p. 100 des suffrages. Aux élections législatives du mois d’octobre, la coalition formée autour du FPR remporte 73,78 p .100 des voix, soit 40 sièges à la Chambre des députés. Les partis d’opposition sont le Parti social-démocrate (PSD, 7 sièges) et le Parti libéral (PL, 6 sièges). Le Mouvement démocratique républicain (MDR), principal parti hutu et fer de lance de l’opposition, est dissout pour « divisionnisme ethnique » pendant la campagne électorale. "Rwanda" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 |
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