Economie de la Zambie
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Carnet Photographique Zambie |
Le développement économique de la Zambie a reposé sur les riches gisements de cuivre de la Copperbelt. À l’indépendance, grâce aux revenus du cuivre, le pays a commencé à s’industrialiser et à s’équiper. Le gouvernement de Kenneth Kaunda a tenté, sans grand succès, de diversifier l’agriculture afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire du pays. La chute du cours mondial du cuivre et la hausse des cours du pétrole, à partir de 1973, se sont ajoutées aux conséquences de la guerre civile en Angola, du boycottage, par les pays africains, de l’Afrique du Sud, et des sanctions internationales contre la Rhodésie du Sud (aujourd’hui Zimbabwe), qui fermaient les voies d’exportation du cuivre zambien. |
L’endettement extérieur s’est creusé (6,8 milliards de dollars en 1995, soit 210 p. 100 du PIB) ; le taux d’inflation n’a cessé de croître (près de 37 p. 100 en 1996). |
À partir de 1991, le gouvernement de Frederick Chiluba, avec l’appui du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, a engagé la libéralisation de l’économie : privatisation des terres, du secteur minier et des entreprises publiques, réduction des dépenses de l’État dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’administration. Cette stratégie, conjuguée à l’abolition de la réglementation des prix des denrées alimentaires et à la propagation de l’épidémie de sida, a eu des conséquences dramatiques sur la population. Le successeur de Frederick Chiluba, Levy Mwanawasa (2001- ), poursuit dans une certaine mesure une politique d’austérité, tout en menant la lutte contre une corruption endémique. Il encourage la diversification de l’économie, privilégiant notamment le développement de l’agriculture et des cultures d’exportations avec le soutien d’investisseurs étrangers. |
Le secteur du tourisme est également favorisé et représente une part de plus en plus importante du PIB. |
Au début des années 2000, la Zambie renoue avec la croissance (4,4 p. 100 pour la période 2000-2004) ; l’inflation est à la baisse (au-dessous de 20 p. 100), tandis que la dette publique a été ramenée à environ 500 millions de dollars grâce à une gestion plus rigoureuse des finances publiques et aux annulations de dettes négociées avec les institutions monétaires et les autres bailleurs de fonds internationaux dans le cadre de programme de réduction de la pauvreté. Ces bons résultats économiques ne permettent cependant pas d’améliorer les conditions de vie des Zambiens. Les deux tiers d’entre eux vivent avec moins d’un dollar par jour et le chômage est estimé à 50 p. 100 de la population. Avec un PIB par habitant de 470 dollars (2004), la Zambie demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. |
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Transport de maïs (Zambie). Encarta |
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