Carnet Photographique

Influence de l'impressionnisme


Käthe Kollwitz
Käthe Kollwitz

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, la peinture allemande est encore profondément marquée par l’impressionnisme et l’Art nouveau. À Worpswede, dans les environs de Brême, se forme un petit groupe d’artistes professant l’adhésion aux principes du naturalisme, une sorte de communion poétique avec la nature. Se distinguant du sentimentalisme ambiant, Paula Modersohn-Becker effectue des recherches approfondies sur le thème de la maternité dans une peinture où elle intègre des influences de Paul Gauguin.

À Dresde, les adeptes du mouvement expressionniste Die Brücke, fondé en 1905, ouvrent une nouvelle voie à la xylographie. Les couleurs intenses, les contours marqués par d’épaisses lignes noires et les déformations de la figure humaine sont autant d’instruments qu’ils considèrent étant comme les mieux adaptés pour exprimer une violente critique sociale — comme le montre l’œuvre d’Ernst Ludwig Kirchner, chef de file du mouvement — ou une vision du monde d’une immense sensibilité suggestive, comme c’est le cas pour les toiles de Karl Schmidt-Rottluff et d’Erich Heckel. Grand expérimentateur de techniques et de styles divers, Emil Nolde passe d’une peinture dense et pâteuse à des aquarelles délicates composées de taches.

Wassily Kandinsky, Gabriele Münter, Alexeï von Jawlensky et d’autres membres de la Neue Künstlervereinigung (Nouvelle Association des artistes de Munich) fondée en 1909, sont proches des tendances les plus innovantes de l’art européen, en particulier du fauvisme. Deux ans plus tard, Kandinsky notamment fait scission et donne naissance au mouvement Der Blaue Reiter (le Cavalier bleu). Les membres du mouvement entendent libérer la couleur de sa fonction traditionnelle de remplissage de la forme, privilégiant les teintes intenses et les associant d’une manière apparemment arbitraire dans des compositions souvent abstraites. Parmi les autres membres importants du groupe, citons Gabriele Münter, Heinrich Campendonck, August Macke et Franz Marc. Lors de la Première Guerre mondiale (et durant les deux décennies suivantes) se développe un courant satirique, critiquant de manière acerbe la politique et la société, qui vise d’abord la République de Weimar (1919-1933) puis le régime nazi (1933-1945).

Expressionnisme social


Recourant à des formes anguleuses et déplaisantes, George Grosz est l’artiste qui rend le mieux ce type d’« expressionnisme social », en partie inspiré par le cubisme. Très différentes sont les œuvres de Carl Hofer empreintes d’une mélancolie poignante, de Ludwig Meidner auteur de paysages apocalyptiques, et de Max Beckmann aux pantins tragiques et grotesques. La peinture de ce dernier est condamnée par les nazis comme Art dégénéré. Prennent part au mouvement de la Nouvelle Objectivité, George Grosz et Otto Dix, célèbre pour ses portraits provocants qui sont le plus souvent des caricatures de personnages de la haute bourgeoisie.

Willi Baumeister
Willi Baumeister

Les cercles berlinois sont les plus actifs sur le plan politique. En 1918 y est créé le Novembergruppe (« Groupe de Novembre ») par Max Pechstein et Cesar Klein. Conçu comme un laboratoire d’expression et un foyer de nouvelle culture, il préconise un contact plus direct avec le « peuple » au nom de l’unification des arts, qu’il revendique. Se reconnaissent dans ce mouvement Heinrich Campendonk et Otto Müller. Toujours à Berlin, Käthe Kollwitz dénonce violemment la société au travers ses dessins, xylographies, lithographies et sculptures. Se dédiant à la souffrance du prolétariat, elle est plus tard condamnée par le régime nazi comme artiste dégénérée pour le contenu socialiste de son œuvre.

Le mouvement Dada, présent dans la capitale et dans d’autres villes allemandes, a aussi des objectifs clairement politiques. Il attaque la « culture traditionnelle » en désacralisant l’œuvre d’art qui est transformée en amas inexpressifs et absurdes d’images et d’objets inusuels, voire d’ordures : son intention est de faire de l’« anti-art ». Hannah Höch, John Heartfield et George Grosz recourent au photomontage, assemblant de manière provocatrice des morceaux de photographies et d’illustrations, découpés dans des journaux et des revues. À Hanovre, le représentant le plus important du mouvement est Kurt Schwitters, auteur de collages de matériaux disparates, comme de vieux timbres, des clous rouillés et des billets de tram.

Le surréalisme ne rencontre pas en Allemagne le même succès que dans d’autres pays européens, même s’il propose, vers 1925, d’intéressants développements de l’esthétique dadaïste. Max Ernst, la figure la plus célèbre du mouvement, élabore des images oniriques et inquiétantes en recourant à des techniques particulières, comme le frottage (papier posé sur les rainures d’un parquet puis sur des textures diverses), le grattage (retrait des pigments d’une toile) ou la décalcomanie. Dans les années 1930, plusieurs artistes se distinguent : Willi Baumeister pour ses abstractions biomorphes héritées du surréalisme ; Richard Oelze, auteur de paysages sombres, peuplés d’animaux et de végétaux difformes ; et Werner Heldt, qui peint des scènes nocturnes dans un Berlin gris en proie au chaos.

L’influence des avant-gardes européennes du début du XXe siècle continue à stimuler l’art allemand jusqu’à l’éclatement de la Seconde Guerre mondiale.

Lyonel Feininger
Lyonel Feininger

Les œuvres de Hans Richter font fusionner les principes du constructivisme russe et les canons du néoplasticisme hollandais (tels que défini par Piet Mondrian). Dans leur peinture de paysage, Oskar Moll et Ernst Wilhelm Nay reprennent les idées des fauves. L’Américain d’origine allemande Lyonel Feininger élabore une variante du cubisme analytique. De son côté, Christian Rohlfs s’inspire pour ses dessins de l’impressionnisme français, du naturalisme et de l’expressionnisme. Face au durcissement du régime nazi, de nombreux artistes sont contraints de fuir, apportant ainsi du sang neuf à d’autres cultures : Hans Hartung et Wols (de son vrai nom Wolfgang Schulze) apportent une contribution considérable au courant français de l’art informel, tandis que Hans Hofmann, avec son style original, rejoint l’expressionnisme abstrait américain. "Art allemand" © Ecrit par E. BUCHOT. Sources : Encarta, Wikipedia

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