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L'Angola dans les années 2000


José Eduardo dos Santos
José Eduardo dos Santos

En novembre 2000, l’UNITA refuse la loi d’amnistie générale proposée par le gouvernement. Les attaques se multiplient tant du côté des rebelles que du côté de l’armée régulière. Jonas Savimbi, donné pour mort à plusieurs reprises, est tué en février 2002, lors d’une offensive menée par les forces gouvernementales contre les troupes rebelles dans le centre-est du pays. Profondément affaiblie, en raison notamment des sanctions décrétées par l’ONU (embargo sur les ventes d’armes et de carburant et sur les exportations de diamants), l’UNITA négocie les conditions de sa reddition dès le mois de mars. Un accord de cessez-le-feu historique est signé le 4 avril 2002, qui prévoit la démilitarisation des combattants rebelles. Quelques jours auparavant, le Parlement a voté à l’unanimité une loi d’amnistie s’appliquant à tous les civils et militaires angolais ou étrangers ayant commis des crimes contre la sécurité de l’État. Le nouvel accord de paix prévoit le cantonnement et le désarmement des troupes de l’UNITA, dont un nombre indéterminé doit être intégré à l’armée régulière.

Le cessez le feu


Une commission mixte, au sein de laquelle siègent les représentants des deux parties au conflit ainsi que des observateurs de l’ONU, des États-Unis, de la Russie et du Portugal, est chargée de superviser l’application du cessez-le-feu, le désarmement des combattants rebelles et leur intégration dans l’armée régulière angolaise et la vie civile.

Au terme d’un processus de paix maintes fois avorté, cette nouvelle trêve qui met un point final à vingt-sept années de guerre civile est accueilli avec confiance par les Angolais et par la communauté internationale. Les conditions semblent en effet réunies pour un rétablissement définitif de la paix : tandis que l’UNITA est militairement très affaiblie et que tous ses commandants régionaux ont adhéré au protocole d’accord, la volonté de mettre fin au conflit prévaut au sein des deux camps.

Toutefois, nombreuses sont les exigences qui conditionnent la consolidation de la paix et auxquelles doivent répondre les autorités angolaises : démobilisation effective des rebelles de l’UNITA et réconciliation nationale, redistribution des ressources — le régime en place est accusé de prédation des revenus pétroliers et de corruption généralisée —, démocratisation du régime — des élections libres sont prévues pour 2004, alors que le président Dos Santos n’entend pas être candidat à sa propre succession — et, surtout, reconstruction d’un pays exsangue, dont l’économie, l’agriculture et les infrastructures sont dévastées, et dont la situation humanitaire est désastreuse, « l’une des pires au monde » selon l’appel à la mobilisation internationale lancé au mois de juin par les Nations unies.

La population angolaise face à une catastrophe humanitaire


Révélée par plusieurs organisations non gouvernementales présentes dans le pays, puis confirmée par le Programme alimentaire mondial (PAM), la catastrophe humanitaire qui touche la population angolaise nécessite une très vaste mobilisation : sur une population estimée à 11 millions, 3 millions de personnes, menacées par la famine et les épidémies, auraient besoin d'une aide d'urgence. Au-delà de la sécheresse qui touche l’Afrique australe depuis plusieurs années, la crise alimentaire découle directement de la guerre civile et des stratégies militaires conduites par les deux parties au mépris de la population civile : déplacements et enrôlements forcés, violences généralisées, pratique d’une politique de terre brûlée. La situation est d’autant plus critique qu’aux 4 millions de personnes déplacées pendant le conflit s’ajoutent les anciens combattants de l’UNITA, démobilisés dans les camps de cantonnement, et leurs familles (soit environ 350 000 personnes), les milliers de réfugiés dans les pays voisins — 80 000 d’entre eux sont retournés d’eux-mêmes en Angola —, et quelque 800 000 personnes rassemblées par l’armée angolaise dans des « zones grises », auparavant inaccessibles et aujourd’hui ouvertes aux organisations humanitaires. "Angola" © Ecrit par E. BUCHOT. Sources : Encarta, Wikipedia

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