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La nouvelle Constitution du Nigeria


L'investiture de Olusegun Obasanjo
L'investiture de Olusegun Obasanjo

Dans le cadre du processus électoral, l’ancien général putschiste Olusegun Obasango, respecté pour avoir cédé de son plein gré le pouvoir aux civils en 1979, apparaît comme le seul militaire non compromis dans la corruption ; son élection permettrait en outre à l’armée de garder un œil sur le pouvoir. S’il conserve une bonne image à l’étranger, celle-ci n’est pas sans tache au Nigeria, où la population se souvient des méthodes répressives dont il usait lorsqu’il était à la tête du pays (1976-1979). Bénéficiant du soutien de l’armée, mais aussi d’une partie de l’électorat musulman, il est élu le 27 février 1999 avec 63 p. 100 des suffrages exprimés, un résultat que l’opposition conteste. Olusegun Obasango, chrétien sudiste dont le principal objectif est de garder son pays uni et « détribalisé », s’emploie cependant à rassurer la population par une vaste campagne à travers le pays.

La nouvelle Constitution promulguée au mois de mai, quelques jours avant l’entrée en fonction du nouveau président, met fin à treize années de dictature militaire. Elle instaure un régime présidentiel fort, et dote d’une certaine autonomie les États de la fédération. Elle prévoit en outre une meilleure répartition de la manne pétrolière, au bénéfice des populations du delta du Niger (extrême sud du pays, riche en pétrole), jusqu’alors privées des fruits de l’exploitation du pétrole. La promulgation de la nouvelle Constitution coïncide avec la réadmission du Nigeria au sein du Commonwealth. S’il s’emploie à rassurer l’armée, le nouveau président procède aussi à une vaste purge parmi les officiers supérieurs impliqués dans les anciens régimes militaires. Confronté à une situation économique désastreuse, il parvient, à la fin de l’année 2000, à obtenir un rééchelonnement de la dette publique extérieure nigériane auprès du Fonds monétaire international (FMI) et du Club de Paris.

Si la démocratisation permet l’expression longtemps contenue des partis d’opposition, elle laisse aussi le champ libre à l’embrasement des tensions intercommunautaires et religieuses. La poussée islamiste, qui culmine dans plusieurs États du Nord avec l’instauration de la charia (loi islamique), contraire à la Constitution, est à mettre en relation avec les tentatives des régimes militaires précédents, originaires de la région, de faire adhérer le Nigeria à l’Organisation de la conférence islamique (OCI). En réaction, dans les régions du Sud constituant l’ancien Biafra et d’où sont originaires les nombreux commerçants ibo chrétiens établis dans le Nord et opposés à cette mesure, les thèses indépendantistes font resurgir le spectre de la guerre civile.

Dans ce contexte, les divisions croissantes du pays dégénèrent à plusieurs reprises en affrontements sanglants entre chrétiens et musulmans, de la ville de Kaduna (où la charia est appliquée), en février 2000, à la capitale, Abuja, où l’organisation d’un concours de « Miss Monde », jugée blasphématoire par des musulmans, provoque des émeutes religieuses meurtrières en novembre 2002. Entre 1999 et 2003, les violences ethniques, économiques et religieuses auraient fait 10 000 victimes au Nigeria.

Sur le plan des relations internationales, le président nigérian est également fragilisé par l’arbitrage rendu au mois d’octobre 2002 par la Cour internationale de justice en faveur du Cameroun sur un différend frontalier portant sur la presqu’île pétrolifère de Bakassi. À la fin de son mandat, le bilan d’Olusegun Obasango, frappé d’une procédure parlementaire de destitution en août 2002, apparaît donc faible, et son autorité entamée.

Il conserve toutefois le pouvoir à la faveur des élections générales de 2003. Son parti, le Parti démocratique du peuple (PDP), obtient plus de la moitié des sièges dans les deux chambres lors des élections parlementaires. Il est lui-même réélu à la présidence de la République dès le premier tour du scrutin avec près de 62 p. 100 des suffrages, contre 32 p. 100 des voix pour son principal rival, l’ancien général Muhammadu Buhari, musulman du Nord investi par le principal parti d’opposition, le Parti de tous les peuples du Nigeria (ANPP), vraisemblablement affaibli par ses prises de position publiques en faveur de l’application de la charia. « Farce » pour l’opposition, le processus électoral est entaché de graves irrégularités d’après les observateurs internationaux ; plusieurs militants politiques sont en outre assassinés pendant la campagne électorale et le scrutin.

Le second mandat du président Obasanjo


Le second mandat du président Obasanjo est marqué par une intensification des tensions dans la région pétrolière du delta du Niger (plus précisément dans les États de Rivers, Delta et Bayelsa), en proie aux violences menées par des mouvements séparatistes réclamant une meilleure répartition de la manne pétrolière — notamment le MEND (Movement of the Emancipation of the Niger Delta) qui défend les intérêts de la communauté Ijo — et par des bandes criminelles (attaques contre les installations pétrolières, prises d’otage d’expatriés). Dans l’incapacité constitutionnelle de briguer un troisième mandat, le président sortant milite pour le maintien au pouvoir du PDP. Son dauphin désigné, Umara Yar’Adua, gouverneur musulman d’un État du Nord (le Katsina), quasiment inconnu sur la scène politique nationale, remporte l’élection présidentielle du 21 avril 2007 avec 70 p. 100 des suffrages face une vingtaine de candidats — dont le général Muhammadu Buhari du Parti de tous les peuples du Nigeria (ANPP) et Atiku Abubakar de l’Action Congress (AC) — tandis que la PDP conserve la majorité au Parlement. S’il peut mettre à son actif la stabilité du pays et l’extinction de sa dette extérieure, ainsi que sa place incontournable sur la scène politique africaine, le président Obasanjo est critiqué (tant par l’opposition nigériane que par la communauté internationale) pour les violences meurtrières, les fraudes et les dysfonctionnements ayant gravement entaché les scrutins de 2007. Son successeur, dont la légitimité est pour ces raisons controversée, est cependant considéré comme un homme intègre. Assisté d’un vice-président du Sud (Jonathan Goodluck, gouverneur chrétien de l’État pétrolier de Bayelsa), il s’engage à œuvrer activement contre la pauvreté et à améliorer l’accès à la santé. "Nigeria" © Ecrit par E. BUCHOT. Sources : Encarta, Wikipedia

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