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Quatre familles de langues en Afrique


Carte d'Afrique

Selon l'usage le plus largement accepté, les langues d'Afrique sont classées en quatre familles : la famille afro-asiatique (anciennement appelée chamito-sémitique), la famille nilo-saharienne, la famille khoisan et la famille niger-kordofan. On appelle famille de langues un groupe de langues ayant une origine commune. Une famille est souvent subdivisée en branches, constituées de langues plus étroitement apparentées. Des langues africaines, même géographiquement voisines, appartenant à des familles différentes peuvent avoir en commun aussi peu de traits que l'anglais, le turc et le chinois. Et des langues d'une même famille peuvent avoir des structures aussi différentes que l'anglais, l'italien, le russe et l'hindi, qui font tous partie de la famille des langues indo-européennes. Au sein de la même branche d'une famille, en revanche, les langues peuvent être aussi voisines que l'allemand, le néerlandais et le suédois.

Répartition des langues africaines


Carte des langues africaines
Carte de la répartition des langues africaines. Source Encarta

Seulement la moitié des langues d'Afrique environ possède un système d'écriture, et certaines n'ont pour toute littérature écrite que la traduction d'une partie du Nouveau Testament. À l'exception de l'arabe et de certaines langues d'Éthiopie (tel le guèze), l'alphabet de la plupart des langues africaines écrites constitue une adaptation de l'alphabet latin introduit par les missionnaires protestants pour diffuser la Bible. Quelques tribus, notamment les Vaï du Liberia et les Bamoum du Cameroun, ont développé leur propre système d'écriture syllabique.

Les premiers Européens à avoir étudié les langues africaines furent généralement des missionnaires, dont les buts de prosélytisme rendaient indispensable la communication avec les populations indigènes. Un des premiers ouvrages majeurs sur les langues africaines est le Polyglotta africana, écrit par l'instituteur missionnaire du XIXe siècle Sigismund W. Koelle ; il contient une liste de quelque 300 mots et phrases dans 156 langues africaines différentes. Koelle avait recueilli ces données auprès d'esclaves affranchis vivant dans le territoire britannique de Sierra Leone, en Afrique occidentale.

Au XXe siècle, des linguistes comme les Allemands Carl Meinhof et Dietrich Westermann, le Sud-Africain Clement Martyn Doke et les Britanniques Ida Caroline Ward et Malcolm Guthrie ont fait progresser considérablement la connaissance des langues africaines. Toutefois, c'est en définitive au linguiste et anthropologue américain Joseph H. Greenberg que l'on doit la classification exhaustive des langues africaines en quatre familles, dont les grandes lignes sont désormais reconnues et admises par la plupart des spécialistes, en dehors de perfectionnements de détails qui y ont été apportés depuis la publication de ses recherches en 1963.

On constate que la colonisation et l'ouverture de l'Afrique sur le monde ont fait reculer plusieurs langues d'Afrique devant les grandes langues européennes, de même que la création des États indépendants et la nécessité de privilégier une ou plusieurs langues nationales déjà majoritaire en a marginalisé d'autres. Pourtant, en dépit de la multiplication des contacts avec l'Europe et les États-Unis, de nombreuses langues africaines devraient rester en usage encore longtemps. Au fur et à mesure que l'Afrique se développe, un nombre croissant de locuteurs de langues mineures seront probablement amenés à apprendre au moins une langue africaine majeure et éventuellement une langue européenne. Mais l'usage de la langue maternelle, que ce soit dans le cercle familial ou dans les affaires du village et de la tribu, pourrait dans certains cas se maintenir beaucoup plus longtemps qu'on ne le croit parfois.

Le danger le plus grave que courent actuellement les langues africaines comportant un faible nombre de locuteurs est la disparition de ceux-ci, à la suite de conflits armés, de famines ou d'épidémies. Ainsi, on ignore actuellement combien d'individus parlent encore les langues kordofaniennes (parlées dans le sud du Soudan et qui constituent, en dépit de leur faiblesse numérique, l'une des deux branches primaires de la famille nigéro-kordofanienne), à cause de la guerre qui ravage cette région depuis une quinzaine d'années et de l'islamisation forcée qui les touche, impliquant aussi l'arabisation. © "Langues Afrique" Sources utilisées Encarta et lemonde.

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