Indépendance de l'Equateur


L'Equateur

L’établissement d’un plan économique quinquennal, articulé en priorité autour de l’agriculture, du logement et de l’industrie, figure parmi les premières mesures du nouveau régime. Les années 1970 voient l’apogée de l’exploitation des gisements pétroliers de l’Équateur, qui devient le deuxième plus grand exportateur de pétrole d’Amérique latine, après le Venezuela. Ses revenus pétroliers lui procurent les devises étrangères et les fonds d’investissement dont il a besoin, mais stimulent également l’inflation et augmentent les inégalités sociales.

Un référendum sur le projet d’une nouvelle Constitution et la mise en place d’une élection présidentielle future se déroule en 1978. En 1979, Jaime Roldós Aguilera, leader de la Concentration des forces populaires, est élu président et la nouvelle Constitution prend effet. Il s’attaque au problème majeur de l’Équateur, en l’occurrence la structure agraire archaïque du pays, 40 p. 100 des terres cultivables étant possédées par 1 p. 100 de la population. Décidée dès 1975, la réforme agraire se met en place en 1980. En matière de relations extérieures, des incidents de frontière dégénèrent en conflit armé avec le Pérou, mais s’apaisent un temps, grâce à un arbitrage international en mars 1981.

Sixto Duran
Sixto Duran

En mai 1984, León Febres Cordero Rivadeneira devient le nouveau chef de l’État équatorien ; il oriente sa politique économique vers un certain libéralisme, mais son gouvernement doit faire face, en 1986, à la baisse des cours dont il a augmenté la production et à la mutinerie avortée du général Franck Vargas et, en 1987, à un terrible séisme dans l’Oriente qui fait 3 000 morts.

Élu président de la République en 1988, le social-démocrate Rodrigo Borja choisit de revenir au dirigisme économique, en nationalisant notamment l’industrie du pétrole (1988). Il doit affronter, en juin 1990, le mouvement des Indiens pour la reconnaissance de leurs droits sur la terre. Regroupées au sein d’une Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (Conaie), les tribus indiennes paralysent la vie du pays par une grève pacifique. Le Levantamiento indien est un véritable électrochoc pour le pouvoir politique. Malgré l’opposition de l’armée et de la plupart des partis politiques, le président Borja accorde à la confédération des Shuars la propriété de 11 000 km2 en Amazonie, tandis qu’une répression discrète menée par des groupes paramilitaires élimine certains leaders indiens.

En 1992, Sixto Duran Bellen accède à la présidence. Au cours de son mandat, marqué par une loi de développement agraire et le maintien de la croissance économique, de nouvelles tensions avec le Pérou dégénèrent, en janvier 1995, en lutte armée. Le territoire disputé, la cordillère du Condor, couvre une superficie de 340 km2 dans une région montagneuse potentiellement riche en pétrole et constituant, par ailleurs, un débouché sur l’Amazonie. Après la signature du cessez-le-feu en mars 1995, les négociations aboutissent à la création d’une zone de démilitarisation, toutefois les tensions persistent. En mai 1999, dans le cadre de l’accord de paix signé en octobre 1998, les frontières en Amazonie entre l’Équateur et le Pérou sont définitivement fixées, mettant fin à un litige frontalier vieux d’un siècle et demi, à l’origine de plusieurs conflits.

Élu à la présidence de la République en juillet 1996, Abdala Bucarám Ortiz affiche un comportement personnel que d’aucuns qualifient d’« excentrique » et met en œuvre un programme d’austérité qui entraîne une croissance vertigineuse des prix. En février 1997, une grève générale incite le Parlement à destituer Bucarám pour incapacité « mentale et physique » et Fabian Alarcón est élu président par intérim pour dix-huit mois. Il s’engage à organiser des élections générales et à mettre en œuvre une réforme constitutionnelle.

En juillet 1998, le chrétien-démocrate Jamil Mahuad (ancien maire de Quito) est élu président. Il doit faire face à une situation économique difficile, liée notamment à la crise asiatique.

En 1999, la crise sociale et financière ne fait que s’aggraver, et des grèves répétées amènent le président à décréter l’état d’urgence à plusieurs reprises. En juillet, des milliers d’Indiens occupent pacifiquement la capitale « pour la vie et contre la faim ». L’annonce de la « dollarisation » de l’économie — abandon de la monnaie nationale, le sucre — au début de l’année 2000 provoque un soulèvement indigène, soutenu par des militaires et les syndicats, qui renverse le président Jamil Mahuad. Cependant, le « Parlement national des peuples de l’Équateur » est éphémère, le vice-président Gustavo Noboa s’emparant dès le 21 janvier 2000 du pouvoir avec l’appui du haut commandement militaire et des Indiens.

Lucio Gutiérrez
Lucio Gutiérrez

Sixième président équatorien en quatre ans et ancien recteur de l’université de Guayalquil, Gustavo Noboa, après avoir utilisé la manière forte, accepte toutefois quelques aménagements, sans qu’aucun des problèmes de fond soit résolu. En effet, l’Équateur, loin de sortir de la dépression, continue d’affronter, en vertu de la multiplication du commerce dans la zone andine, la concurrence des pays développés sur les marchés internationaux sans posséder lui-même l’appareil productif suffisant. La principale conséquence est une paupérisation accrue (deux tiers de la population) chez les Indiens. Au lendemain de sa prise du pouvoir, Gustavo Noboa confirme la dollarisation comme le modèle approprié pour faire face à la crise. Cependant, à la fin de l’an 2000, l’inflation atteint 100 p. 100, alors qu’elle était de 60 p. 100 en 1999. L’état d’urgence est à nouveau proclamé en février 2001.

Alfredo Palacio
Alfredo Palacio

C’est dans ce contexte économique difficile que se déroule l’élection présidentielle de 2002. Onze candidats s’affrontent au premier tour dont, pour la première fois, un Indien. Après l’échec de tous les candidats issus des partis traditionnels, Lucio Gutiérrez l’emporte au second tour avec 54,6 p. 100 des voix, notamment celles de la population pauvre et indienne. Ancien colonel, âgé de 45 ans, il est en effet l’un des principaux militaires à avoir soutenu le soulèvement des Indiens en 2000. Lutter contre la pauvreté et la corruption est au cœur de ses priorités, mais la déception l’emporte rapidement. La signature d’un accord avec le FMI ayant pour conséquence la mise en place d’un plan d’austérité entraîne la dissolution de l’alliance passée avec le mouvement indien. En juillet 2003, les deux ministres indiens du parti Pachakutik opposés à cette politique néolibérale démissionnent du gouvernement. Prenant le contrôle de la Cour suprême afin de faire amnistier d’anciens présidents, Lucio Gutiérrez déclenche la colère de la population, en premier lieu de la classe moyenne. Au mois d’avril 2005, des manifestations de rue conduisent à la destitution du président Gutiérrez par le Parlement. Il est remplacé par son vice-président, Alfredo Palacio, chirurgien de formation. Le gouvernement est confronté au cours de l’été 2005 à des troubles dans les zones pétrolières, au nord-est du pays, où la population dénonce l’absence de retombées locales en termes de développement de l’exploitation du pétrole qui fournit le quart du PIB du pays. L’état d’urgence est décrété.

L’élection présidentielle de l’automne 2006 est remportée par Rafael Correa, un économiste surnommé le « Chavez équatorien », avec 56,8 p. 100 des voix face à Alvaro Noboa, l’homme le plus riche du pays, « roi de la banane ». Souhaitant refonder les institutions, le nouveau président est partisan de la réunion d’une Assemblée constituante. Sur le plan économique, affichant son « réalisme », il n’entend pas remettre en cause la dollarisation de l’économie, mais s’oppose au traité de libre commerce en négociation avec les États-Unis. "Equateur" Sources utilisées Encarta

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