Le chateau de Versailles capitale de France
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Carnet Photographique Paris |
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Avec les traités de Nimègue (1678-1679), qui consacrent la suprématie du souverain en Europe, Louis XIV est à l’apogée de son règne. Versailles devient le symbole de cette nouvelle puissance et d’importants travaux d’agrandissement sont entrepris afin d’en faire la capitale administrative et politique du royaume. L’ensemble est encore inachevé lorsque la Cour s’y installe, le 6 mai 1682. |
Le chateau de Versailles, chateau royal : son histoire |
Mené par Jules Hardouin-Mansart, le projet final (sur lequel travaillent en permanence plus de trente mille ouvriers) reste soumis aux partis adoptés par Louis Le Vau dix ans plus tôt. L’ensemble formé par le « château vieux » et le « château neuf » constitue le corps central du nouveau palais, qui multiplie par cinq la surface habitable. Côté jardin, la façade de Louis Le Vau est unifiée. Bâtie entre 1678 et 1684, la galerie des Glaces (73 m de long, 10,50 m de large, 12,30 m de haut) remplace la terrasse : Charles Le Brun, qui achève son travail en 1686, règne encore sur le décor, dominé par les marbres polychromes et l’importance de la peinture monumentale (les glaces, qui doublent les ouvertures des fenêtres, sont une innovation de Jules Hardouin-Mansart). Les grandes ailes dites du Nord et du Midi, qui accueillent les appartements des Princes, sont achevées en 1689. Côté cour, décrochements et ressauts témoignent davantage du procédé de construction par additions successives : il faut franchir la place d’armes, l’avant-cour, la Cour royale pour accéder à la cour de marbre. Les anciens pavillons qui encadraient l’avant-cour (bâtis entre 1678 et 1682) sont reliés entre eux pour former l’aile des Ministres. Autour des trois avenues de l’entrée constituant la célèbre patte d’oie tracée par André Le Nôtre, de nombreux bâtiments sont édifiés pour accueillir la cour : ce sont, chaque jour, cinq mille personnes qui logent au château, quinze mille en comptant les domestiques et les visiteurs. |
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La reine de France. Photo E. Buchot |
Les Grands Communs (1682) contiennent à eux seuls 1 000 pièces au moins, capables d’accueillir 1 500 habitants. On trouve au nord les Grandes Écuries (pour les chevaux de selle) et les Petites Écuries (pour les chevaux d’attelage). De part et d’autres de la patte d’oie s’élèvent les quartiers Notre-Dame (1672) et Saint-Louis (1680). Le dernier chantier mené sous le règne de Louis XIV est celui de la chapelle, qui débute en 1699 avec Jules Hardouin-Mansart et s’achève en 1710 avec le beau-frère de ce dernier, l’architecte Robert de Cotte. Située au milieu de l’aile Nord et dédiée à Saint Louis, la chapelle est inaugurée en 1710. Dans la tradition des chapelles palatines, elle comporte deux niveaux. Louis XIV (puis ses successeurs Louis XV et Louis XVI) assiste à la messe quotidienne depuis la tribune située au même étage que les appartements royaux. Les apports baroques — colonnes et balustrades, piliers sculptés, voûtes peintes et dallage de marbre polychrome — côtoient des réminiscences gothiques. À la mort de Louis XIV en septembre 1715, Versailles a presque trouvé sa configuration actuelle : le domaine s’organise selon un axe où s’alignent la ville, le château (avec ses 700 pièces) et les jardins. Si l’architecture générale n’est pas remise en cause après 1715, la distribution et les décors intérieurs, sujets aux modes, se caractérisent par leur durée éphémère. Déjà, sous le règne de Louis XIV, le Grand Appartement, habité par le roi de 1673 à 1684, est délaissé pour l’appartement donnant sur la Cour de Marbre. Concernant la décoration, les marbres employés aux murs et aux sols par Charles Le Brun et Jean Le Pautre sont remplacés, à partir de 1680, par les boiseries, la tapisserie par la glace (le salon des Glaces en marque l’apogée). Aux Carle Audran et autres Jean-Baptiste Jouvenet, dont les peintures monumentales sont effectuées sous les ordres de Charles Le Brun, succèdent Pierre Mignard et les coloristes Charles de La Fosse et Antoine Coyel. "Versailles, château de" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2007 |