le théâtre allemand au 19ème siècle
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Carnet Photographique Allemagne |
Les idées politiques dominent la production théâtrale allemande de tout le XIXe siècle. Hormis Heinrich von Kleist, Christian Dietrich Grabbe et d’autres écrivains publient des pièces d’une grande portée. Mais c’est l’œuvre du dramaturge, romancier et révolutionnaire Georg Büchner qui s’impose. Dans ses pièces, qui continuent d’être très souvent représentées, il est en effet le pionnier du réalisme psychologique. La Mort de Danton (1835) explore par exemple le sentiment de futilité et d’apathie qui affecte le révolutionnaire français Georges Danton à la fin de sa vie. Dans Woyzeck (1836), mis en musique par le compositeur autrichien Alban Berg (première représentation de l’opéra Wozzeck en 1925), Büchner dépeint la destruction progressive et tragique d’un soldat, victime des injustices de la société et de la cruauté de la science. |
Le thème, le style et la grande perspicacité psychologique qui caractérisent cette pièce marquent profondément les débuts du théâtre moderne allemand. Le réalisme psychologique et la conception tragique de l’existence caractérisent également les tragédies historiques du poète et dramaturge Friedrich Hebbel et les drames poétiques de l’Autrichien Franz Grillparzer, qui témoigne de l’hypocrisie régissant les rapports humains dans son pays à l’époque dite du Biedermeier. Des satires divertissantes, d’inspiration populaire, sont composées par l’acteur et dramaturge autrichien Johann Nepomuk Nestroy (1801-1862), tandis que son compatriote Ludwig Anzengruber (1839-1889) écrit des pièces sur des thèmes d’actualité, où il exprime une morale populaire, et où, par son intérêt à l’égard des problèmes sociaux, il anticipe le mouvement littéraire naturaliste. |
lL'oeuvre de Wagner |
Le théâtre allemand du XIXe siècle est profondément marqué par l’œuvre du compositeur Richard Wagner. Après avoir participé à la révolution infructueuse de 1848, Wagner produit de nombreux écrits théoriques où il souligne l’importance du théâtre dans le développement de la civilisation et où il appelle à une unification des arts sous la forme de pièces musicales totales. Également poète, il écrit lui-même les textes de ses opéras, célébrant les grandes traditions de la littérature allemande dans des œuvres comme les Maîtres chanteurs de Nuremberg (1867) ou Parsifal (1882). Wagner est à son tour influencé par la philosophie d’Arthur Schopenhauer, dont la pensée athéiste et profondément pessimiste reflète l’atmosphère défaitiste succédant à la répression politique de 1848. Schopenhauer, dans son œuvre principale le Monde comme volonté et représentation (1819), détermine un principe actif fondamental : la volonté, qui agit comme une force motrice dans toutes les formes de l’existence, et qui, chez les êtres humains, provoque insatisfactions |
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Wagner |
et souffrances quand elle n’est pas contrebalancée par un fatalisme religieux. Cette conception d’une force primitive gouvernant le comportement humain aura une influence considérable sur la littérature et la philosophie allemandes ultérieures. "Littérature allemande" Encyclopédie Microsoft® Encarta |