Carnet Photographique

Etablissement du 2nd Empire


Portrait de Napoléon III
Portrait de Napoléon III

Soutenu par la bourgeoisie et l’Église, le Second Empire s’établit sur les bases d’un régime autoritaire, faisant notamment des préfets des instruments d’information et de contrôle dans chaque département. Dans le même temps, le pays bénéficie d’un climat favorable à son développement économique : la croissance industrielle redémarre, le réseau ferroviaire est rapidement multiplié par trois, la création de nouvelles institutions bancaires fournit l’assise indispensable en termes de crédit. Les traités commerciaux conclus avec la Grande-Bretagne et une dizaine d’autres pays contraignent l’industrie nationale, jusqu’alors surprotégée, à s’adapter à la compétition internationale et ont, dans un premier temps, un effet stimulant.

Sous l’impulsion du baron Haussmann, préfet de la Seine, Paris est transformée en profondeur et modernisée : les vieux quartiers, considérés comme des foyers révolutionnaires, sont détruits tandis que de grands boulevards sont percés. Le Second Empire participe au sein d’une coalition à la guerre de Crimée (1853-1856), puis à la guerre contre l’Autriche (1859), motivée par le soutien aux revendications nationales italiennes, qui permet l’unification de l’Italie et fait gagner à la France Nice et la Savoie.

Abandonné par le parti catholique en raison de sa politique italienne qui a abouti à la confiscation des États pontificaux, Napoléon III — soutenu par son demi-frère le duc de Morny et par des libéraux comme l’homme de presse Émile de Girardin — choisit de s’appuyer sur la petite-bourgeoisie. Après dix années de gouvernement autoritaire, il estime son pouvoir suffisamment établi pour prendre des mesures libérales. Ainsi, dès la fin de l’année 1860, les députés se voient accorder un droit d’adresse à l’empereur. Pour sa part, celui-ci ne peut plus effectuer de dépenses supplémentaires sans approbation (1861).

L’arrivée au ministère de l’Instruction publique du libéral Victor Duruy ouvre la voie à une politique scolaire novatrice, tandis que Napoléon III, qui manifeste son intérêt pour la condition ouvrière — il est lui-même l’auteur d’un opuscule intitulé De l’extinction du paupérisme —, cherche à gagner le soutien du monde ouvrier et accorde le droit de grève (mai 1864).

Pourtant, cette période de réformes voit se cristalliser différentes oppositions : autour de l’impératrice Eugénie, les partisans du retour à un régime autoritaire ; au côté d’Adolphe Thiers, de nombreux opposants se regroupent en 1864 sur un programme minimum qui dresse la liste les libertés nécessaires (individuelles, presse, électorales, parlementaires).

En 1867, l’échec de l’expédition envoyée au Mexique pour soutenir l’archiduc Maximilien renforce les mécontentements. L’empereur accepte de nouvelles concessions (libertés de presse et de réunion, 1868 ; possibilité pour les députés de proposer des lois, 1869) et, après avoir renvoyé Rouher et Haussmann, jugés trop conservateurs, et Duruy, trop anticlérical, nomme à la tête du gouvernement en janvier 1870 Émile Ollivier, un républicain modéré chargé de concilier les diverses tendances. Sur le plan extérieur, la victoire décisive de la Prusse sur l’Autriche en juillet 1866 (bataille de Sadowa) a modifié l’équilibre géopolitique européen ; la France se sent menacée et ne parvient pas à contrer cette nouvelle puissance.

Préparée à l’instigation du chancelier allemand Otto von Bismarck, la guerre franco-allemande déclenchée par la France est jugée par le régime et ses adversaires comme l’occasion d’une reprise en main. Les armées françaises étant inférieures en nombre et en matériel à celles de la Prusse et des autres États allemands coalisés (équipés en particulier de l’artillerie Krupp), les défaites militaires se succèdent rapidement. Les Français sont écrasés sur leur terrain et, le 2 septembre 1870, Napoléon III capitule avec le gros de son armée à Sedan. Lorsque la nouvelle atteint Paris le 4 septembre, la IIIe République est proclamée. Les chefs de l’opposition républicaine, notamment Léon Gambetta, Jules Favre et Jules Grévy, forment le gouvernement de la Défense nationale, présidé par le gouverneur militaire de Paris, le général Trochu, pour poursuivre la guerre.

Pendant quatre mois, Paris est assiégée et des armées hâtivement rassemblées s’opposent aux Allemands dans la vallée de la Loire. Malgré l’héroïsme des troupes françaises, le gouvernement doit capituler le 28 janvier 1871. Bismarck accorde un armistice de trois semaines pour permettre l’élection d’une Assemblée nationale ayant autorité pour conclure la paix. L’Assemblée, à la majorité monarchiste, se réunit à Bordeaux et ratifie le 1er mars les préliminaires de paix qui cèdent à l’Allemagne l’Alsace et un tiers de la Lorraine, prévoient le versement d’une indemnité de 5 milliards de francs et une occupation militaire jusqu’au paiement de l’indemnité. Ces dispositions sont reprises par le traité de Francfort (10 mai 1871) qui met fin à la guerre franco-allemande. © "France" . Sources Encarta

Photos des pays d'Europe à visiter

Photos de Turquie

La Turquie

Photos Infos pays

Photos de l'Autriche

L'Autriche

Photos Infos pays

Images de Pologne

Photos Pologne

Photos Infos pays

Photos de la République Tchèque

Photos Tchèquie

Photos Infos pays

Photos Hongrie

Voyage en Hongrie

Photos Infos pays

Photos d'Espagne

Photos Espagne

Photos Infos pays

L'Ecosse

Photos Ecosse

Photos Infos pays

Photos de Croatie

Croatie

Photos Infos pays

Photos d'Allemagne

Allemagne

Photos Infos pays

Photos du Portugal

Portugal

Photos Infos pays

Photos de Grèce

Photos de Grèce

Photos Infos Grèce

Images de Suède

Images Suède

Photos Infos Suède

Photos des pays d'Afrique à visiter

Photos du Maroc

Le Maroc

Photos Infos pays

Photos de la Tunisie

Photos de la Tunisie

Photos Infos pays

Infos site