Le retrait des troupes israéliennes du Liban
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Carnet Photographique Liban |
En novembre 1998, le général Émile Lahoud succède à Élias Hraoui à la présidence de la République. En décembre, Rafic Hariri, qui a refusé de former un nouveau gouvernement, est remplacé par Sélim Hoss. Par ailleurs, dans le Sud, la milice pro-israélienne se retire de la zone de Jezzine et la pression des milices Hezbollah repose avec acuité le problème du retrait des forces israéliennes de la zone dite « de sécurité ». |
Le 5 mars 2000, le gouvernement israélien vote une résolution prévoyant le retrait des forces armées israéliennes des territoires qu’elles occupent au sud du Liban au plus tard en juillet 2000. Mais en raison de l’intensification des attaques du Hezbollah, l’armée israélienne commence son retrait dès le mois de mai. Des soldats de l’Armée du Liban-Sud (ALS) commencent à déserter, inquiets de leur sort après le départ de Tsahal du sud du Liban. Le chef de l’ALS demande une amnistie pour les combattants. |
Le 23 mai, Ehoud Barak annonce le retrait total des troupes israéliennes de la zone de 850 km² occupée au sud du Liban. Les combattants de l’ALS se rendent aux milices du Hezbollah ou se réfugient avec leur famille en Israël. Le Hezbollah et des milliers de villageois exilés occupent aussitôt les villages désertés par l’ALS. Les prisonniers libanais détenus dans la prison de Khiam, gérée par l’ALS, sont libérés. Ce retrait précipité prend de court les Nations unies, qui avaient prévu de déployer dans le territoire abandonné par Israël une force d’interposition, la Finul, chargée d’aider les autorités libanaises à prendre le contrôle de cette région. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans un discours prononcé le 26 mai, appelle les différentes communautés, musulmanes et chrétiennes du Liban à s’unir pour reconstruire le Liban de demain. |
L’organisation islamiste assure qu’elle n’a pas l’intention de se substituer à l’État. En revanche, elle exige l’évacuation par Israël des hameaux de Chebaa, un territoire occupé par Israël depuis 1967 mais qui, selon l’ONU, est en territoire syrien, et la libération des détenus libanais en Israël. Fin mai, les Casques bleus de la Finul commencent à patrouiller dans l’ancienne zone occupée par Israël. |
Sur le plan intérieur, la grave crise économique et une certaine lassitude de la population à l’égard des troupes syriennes installées au Liban conduisent à la victoire de Rafic Hariri, allié au chef de la communauté druze et du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, lors des élections législatives de septembre 2000. Cette coalition remporte 43 des 128 sièges du Parlement, le Hezbollah comptant 8 sièges de députés. Nommé Premier ministre en octobre, Rafic Hariri tente de sortir le pays de la crise économique en se tournant vers les investisseurs étrangers et le FMI. Mais la situation frontalière avec Israël, qui voit se multiplier les incidents entre l’armée israélienne et le Hezbollah, plonge le pays dans une situation difficile. En réponse à une attaque du Hezbollah contre les hameaux de Chebaa, Tsahal bombarde le 14 avril 2001 les positions syriennes au Liban, pour la première fois depuis 1982, détruisant une station-radar. Cette action provoque un net regain de tensions dans la région et en particulier au Liban, où Rafic Hariri se voit reprocher de soutenir insuffisamment le Hezbollah dans l’espoir d’obtenir une aide financière des pays occidentaux. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le Premier ministre libanais affirme sa solidarité dans la guerre contre le terrorisme menée par l’administration américaine. |
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Walid Joumblatt |
L’année 2002 marque le retour du Liban sur la scène internationale : le pays accueille en mars 2002 le sommet de la Ligue arabe, puis au mois d’octobre celui de la Francophonie. Le Premier ministre Hariri parvient à obtenir des engagements d’aide financière internationale lors d’une conférence organisée à Paris en novembre 2002. Si cette aide contribue à améliorer la situation économique, le pays est toujours confronté au problème de sa dette publique, ainsi qu’au chômage et à la pauvreté. "Liban" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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