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Slobodan Milosevic


Slobodan Milosevic
Slobodan Milosevic

La Serbie et le Monténégro, les seules républiques de l’ex-Yougoslavie n’ayant pas proclamé leur indépendance, annoncent le 27 avril 1992 leur réunion au sein d’une République fédérale de Yougoslavie (RFY). Se présentant comme le successeur légal de l’ancienne République socialiste fédérative de Yougoslavie, elle n’obtient pourtant pas d’occuper le siège laissé vacant à l’Organisation des Nations unies.

Slobodan Milošević remporte l’élection présidentielle de décembre 1992 avec une confortable majorité, bien que son principal opposant, Milan Panić, ait dénoncé de nombreuses irrégularités. En octobre 1993, de sérieuses dissensions éclatent entre le président et son protégé et allié de toujours, Vojislav Šešelj, chef du Parti radical serbe, sur la situation en Bosnie et en particulier sur la volonté de Slobodan Milošević de prendre des distances par rapport aux Serbes de Bosnie afin d’obtenir un allègement des sanctions économiques mises en place par la communauté internationale depuis avril 1992.

Sur le plan intérieur, en effet, la situation économique devient catastrophique : inflation et chômage en hausse, développement d’un marché parallèle, etc. En outre, Slobodan Milošević renforce l’aspect autoritaire de son régime imposant un contrôle des médias afin de mettre en place une propagande nationaliste.

En octobre 1993, les radicaux exigent un vote de confiance, aussi le président décide-t-il de dissoudre l’Assemblée, provoquant ainsi la tenue d’élections en décembre 1993. N’obtenant pas une majorité absolue, il forme une coalition avec l’Opposition démocratique de Serbie. Les accords de paix de Dayton, signés le 21 novembre 1995 par les belligérants yougoslaves, parmi lesquels la RFY, mettent un terme au conflit qui ensanglante la région depuis quatre ans. Les sanctions qui pèsent sur la Serbie et le Monténégro sont entièrement levées en octobre 1996.

Homme de guerre, Slobodan Milošević veut néanmoins apparaître comme celui qui a favorisé la paix. Cependant, son régime est de plus en plus contesté à l’intérieur. La Serbie, fragilisée et affaiblie par la guerre, souffre de dysfonctionnements contre lesquels l’opposition commence à s’élever. Celle-ci se manifeste en mai 1996, lors d’une grève des ouvriers de Nič. Au mois de novembre, le parti de Slobodan Milošević, sur le point de perdre les élections municipales, fait annuler le second tour du scrutin.

lDes manifestations massives réunissent dès le mois de décembre les opposants au régime, conduits notamment par Vuk Drasković, chef du Mouvement démocrate serbe. D’abord inflexible, le gouvernement finit par reculer et reconnaître, en février 1997, les victoires de l’opposition dans une vingtaine de villes, parmi lesquelles la stratégique municipalité de Belgrade. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, Slobodan Milošević semble sérieusement ébranlé. Mais les divisions au sein des partis d’opposition favorisent, en septembre 1997, la victoire du Parti socialiste de Serbie (110 sièges sur 250), qui n’obtient cependant pas la majorité absolue. Le ralliement de Vuk Drasković aux ultranationalistes entraîne le limogeage du maire de Belgrade, membre de l’opposition. Dans l’impossibilité constitutionnelle de se présenter à un troisième mandat présidentiel, Slobodan Milošević tente de placer un de ses fidèles. L’élection remportée par Vojislav Šešelj, le chef du Parti radical serbe, est finalement annulée et, c’est un proche de Slobodan Milošević, Milan Milutinovic, qui est élu président de la Serbie, à l’issue du scrutin de décembre 1997.

Slobodan Milošević, qui est demeuré l’homme fort de la Serbie, est confronté à un regain de tension au Kosovo (mars 1998) et aux velléités grandissantes d’autonomie du Monténégro. Afin de renforcer la base politique du pouvoir socialiste minoritaire de Belgrade, il favorise, en mars 1998, l’entrée massive au gouvernement des ultranationalistes de Šešelj, dont l’audience n’a cessé de s’élargir. La nomination de ce dernier au poste de vice-Premier ministre témoigne d’un raidissement certain de la Serbie sur la question albanaise. En mai 1998, le Groupe de contact décide la mise en place d’un embargo sur les investissements et, dès juin 1998, l’OTAN, menaçant de procéder à des représailles armées, se livre à des manœuvres aériennes en Albanie et dans l’ARYM. À la fin de l’année 1998, les affrontements reprennent entre l’UCK (Armée de libération du Kosovo) et les forces serbes, qui ont détaché au Kosovo 20 000 hommes de l’armée régulière, appuyés par 300 chars et 200 pièces d’artillerie, et 15 000 à 20 000 policiers.

En février et mars 1999, le Groupe de contact réunit en France, à Rambouillet et à Paris, les représentants des autorités de Belgrade — qui refusent le déploiement d’une force internationale — et des principales formations albanaises, y compris l’UCK, qui ne se satisfait pas de l’offre d’autonomie. Devant l’échec des négociations, les forces de l’OTAN commencent à bombarder la Serbie le 23 mars, tandis que les forces serbes procèdent à une « purification ethnique », entraînant l’exode massif des Albanais. Globalement soutenue par la population serbe, la politique du gouvernement n’est ouvertement critiquée que par le vice-Premier ministre Vuk Drasković, du Parti serbe du renouveau (limogé aussitôt après) ; d’autres opposants préfèrent, quant à eux, pour des raisons de sécurité, se « réfugier » au Monténégro, les relations des Serbes avec cette république s’étant, par ailleurs, dégradées.

Après l’acceptation du plan du G8 par Slobodan Milošević et le retrait des forces serbes de la province, retrait considéré par certains Serbes comme une capitulation, l’opposition commence à se manifester et à se positionner pour la période de l’après-guerre, marquée par l’exode de nombreux serbes du Kosovo.

Le plan de reconstruction des pays de la région prévu par les pays du G8 et par l’Union européenne suppose, pour être applicable à la Serbie, dont les infrastructures ont été complètement détruites, une démocratisation de ce pays et donc le départ de Slobodan Milošević. La crise économique profonde qui sévit attise les mécontentements et la contestation, durement réprimée par les forces de police. Visé de plus en plus ouvertement, Slobodan Milošević multiplie les arrestations et restreint les libertés d’expression. D’aucuns réclament son départ de la République fédérale de Yougoslavie (ainsi le Parti démocratique ou l’Église orthodoxe, qui dénonce le « nationalisme malsain »), d’autres des élections libres anticipées (Parti serbe du renouveau, par exemple)."Serbie" " Ecrit par et Encarta

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