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Le Vietnam à la fin du 20ème et début du 21ème siècle


Lê Ðuc Anh
Lê Ðuc Anh

En 1976, le Viêt Nam réunifié forme une nouvelle République socialiste du Viêt Nam et la ville de Saïgon est rebaptisée Hô Chí Minh-Ville. Mais la fin de la guerre ne signifie pas pour autant la fin des conflits. Le problème majeur des communistes vietnamiens est de réussir le passage du communisme de guerre au communisme de paix. Le projet échoue en raison des oppositions internes et externes. Dès 1976, les tensions aux frontières avec le gouvernement du Cambodge, dont Pol Pot est le Premier ministre, s’aggravent. Le harcèlement perpétuel des Khmers rouges, soutenus par les Chinois, décide les Vietnamiens à resserrer leurs liens avec l’URSS. Le 25 décembre 1978, le Viêt Nam lance son armée à l’assaut du Cambodge.

En trois semaines, le pays est occupé et les opposants aux Khmers rouges installent un gouvernement provietnamien. La Chine, inquiète de voir le Viêt Nam s’affirmer comme la seule puissance régionale en Indochine, décide à son tour d’intervenir. Le 17 février 1979, les troupes de l’armée chinoise attaquent au nord. Les divisions d’élite vietnamiennes les contiennent, mais les régions frontalières subissent de gros dégâts. Le conflit s’arrête au mois de mars 1979.

Sur le plan intérieur, l’occupation du Cambodge, la guerre avec la Chine, la disette et la collectivisation de l’économie aggravent l’exode qui a commencé en 1978. Limité d’abord aux catholiques et aux Hoa (les Chinois du Viêt Nam), le mouvement gagne toutes les couches de la société : de 1978 à 1984, 400 000 personnes auraient fui le pays, dont la majorité par la mer dans des conditions très périlleuses.

Ils ont été surnommés les boat people. Isolé, victime d’un blocus de la part de la Chine, des États-Unis et de leurs alliés, le Viêt Nam doit se livrer à un difficile exercice : rester une démocratie populaire en adaptant son système économique à une économie de marché. Le processus ne démarre réellement qu’en 1986, à la mort de Lê Duan. Une génération de cadres favorables aux réformes économiques arrive au pouvoir et instaure la politique du Dôi moi (« Renouveau »), prônant une véritable rénovation de l’État et de l’économie, inspirée de la perestroïka. Le processus s’accélère encore en 1988 avec la promulgation d’un Code des investissements étrangers, le développement de l’entreprise familiale et la neutralisation de nombreux cadres conservateurs du parti. La nouvelle Constitution adoptée en 1992 renforce le rôle du Parti communiste, tout en ouvrant davantage la voie aux réformes économiques. La législation, nouvellement mise en place, autorise les citoyens à créer des entreprises privées et l’État entreprend la liquidation de nombreuses entreprises publiques. Dans les campagnes, les familles obtiennent la jouissance des terres (mais pas la propriété). Cette politique de restructuration permet de ramener l’inflation, qui tourne autour de 700 p. 100 en 1986, à un taux annuel de 15 p. 100. En 1992, le pays se dote d’un nouveau chef de l’État : Lê Ðuc Anh qui gouverne avec Vo Van Kiet, Premier ministre, et Do Muoi, secrétaire général du Parti communiste..

Sur le plan diplomatique, l’évacuation du Cambodge par l’armée vietnamienne, en 1989, desserre l’étau dans lequel est pris le pays. Les chefs d’État européens et asiatiques restaurent alors leurs liens diplomatiques avec le Viêt Nam et les entreprises étrangères, attirées par les bas salaires, commencent à s’y implanter. En 1994, les États-Unis lèvent leur embargo économique et leur veto concernant l’octroi, par le Fonds monétaire international et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, d’emprunts pour la reconstruction du Viêt Nam. Les relations diplomatiques sont rétablies entre les deux pays en janvier 1995 et complètement normalisées en août de la même année. Membre de l’Ansea depuis juillet 1995, le Viêt Nam est en train de redevenir une puissance du Sud-Est asiatique.

Mais ses relations avec la Chine demeurent très tendues en raison d’un différend au sujet de plusieurs archipels, notamment les îles Spratly et Paracel, dans la mer de Chine méridionale, présentant un intérêt économique (hydrocarbures) et stratégique (contrôle du trafic maritime entre le Proche-Orient et l’Extrême-Orient). Cependant la lutte entre conservateurs et réformistes au sein du Parti communiste vietnamien contribue à ralentir le développement du pays. Les réformistes Trân Duc Luong et Phan Van Khai sont nommés en septembre 1997, respectivement chef de l’État et Premier ministre, tandis qu’en décembre Lê Kha Phieu, partisan d’un ralentissement du rythme des réformes économiques, accède à la tête du Parti communiste vietnamien. Le faible développement économique du pays, qui reste majoritairement sous le contrôle de l'État, empêche la spéculation financière, mais le pays subit le contrecoup de la crise asiatique.

En novembre 1997, des révoltes dans les provinces de Thai Binh et du Dong Hai opposent les villageois aux cadres du parti accusés de corruption. Le général Trân Dô, issu de la vieille garde communiste, prend la tête d’un mouvement qui milite pour des réformes politiques et pour le progrès économique. En janvier 1999, il est exclu du Parti communiste. En novembre 2000, Bill Clinton effectue une visite officielle au Viêt Nam en compagnie de sa femme et de sa fille. Il est le premier président américain à s’y rendre depuis la fin de la guerre, contribuant ainsi de manière décisive au processus de réconciliation entre les États-Unis et le Viêt Nam. En avril 2001, après le limogeage du général Lê Kha Phieu, le IXe congrès du Parti communiste vietnamien porte à sa tête Nong Duc Mahn qui s’engage à lutter contre la corruption et à poursuivre les réformes économiques. Le Parti maintient cette politique lors de son Xe congrès national (avril 2006), qui marque le vingtième anniversaire de la politique du Renouveau et permet de renouveler la classe dirigeante. Au mois de juin suivant, Nguyen Minh Triet (63 ans) prend la présidence du pays tandis que Nguyen Tan Dung (56 ans) devient Premier ministre. Frappé par l’épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en 2003, le Viêt Nam se distingue par sa réactivité mais doit faire face dès 2004 à la résurgence de la grippe aviaire. © "Vietnam" Sources utilisées Encarta et lemonde.

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