Tentative de renouveau politique de la Chine
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Carnet Photographique Chine |
À partir du XVe Congrès du Parti communiste, en septembre 1997, une nouvelle ère semble s’ouvrir. Le président Jiang Zemin annonce, dans son discours d’ouverture, la privatisation des entreprises d’État et la relance des réformes économiques destinées à faire face à la concurrence internationale (adapter l’économie à une ouverture partielle à l’international et la convertibilité du yuan). Le nouveau Bureau politique insiste également sur l’urgence de restructurer le Parti et le gouvernement, sur la lutte contre la corruption, et s’ouvre aux technocrates. Le gouvernement entreprend une réforme globale de l’administration chinoise : le nombre de postes et de ministères est réduit, la moyenne d’âge des dirigeants tombe à moins de 60 ans. |
Arrivé en mars 1998, le nouveau Premier ministre, Zhu Rongji, qui succède à Li Peng, dont il est le vice-Premier ministre, est un technocrate considéré comme un réformateur. À l’origine des réformes économiques entreprises depuis 1992, il lance le pays sur une nouvelle voie, provoquant l’inquiétude des conservateurs. Par sa politique d’austérité, il obtient une réduction sensible de l’inflation (de 24 p. 100 à 1 p. 100). |
Les principales réformes annoncées sont la poursuite de la privatisation des entreprises d’État, le renforcement du rôle de la Banque centrale, la réduction de la dette publique, le développement des travaux publics, du logement, des industries de pointe et l’amélioration du système éducatif. À Hong Kong, le gouvernement, tout en prenant le contrôle politique, laisse au particularisme local une marge pour s’exprimer : aux élections de mai 1998, les partis démocrates recueillent 60 p. 100 des voix et obtiennent 14 sièges. Cependant, l’économie de l’ex-territoire britannique est touchée par la crise monétaire et financière asiatique : baisse de la Bourse, faillites, récession, chômage et menace sur la monnaie et sur sa parité avec le dollar. |
L’inflexion de la politique chinoise favorise un dégel des relations sino-américaines : la visite officielle de Jiang Zemin aux États-Unis, en novembre 1997 — première visite d’un dirigeant chinois depuis dix-huit ans — est suivie, en juin 1998, de celle de Bill Clinton en Chine. Depuis lors, les relations entre les deux pays se dégradent, Pékin accusant les États-Unis de soutenir le gouvernement taïwanais, Washington accusant la Chine de ne pas respecter les accords militaires et commerciaux conclus et dénonçant les dangereux transferts de technologies que ces accords ont généré (le « rapport Cox », publié en mai 1999, dénonce, par ailleurs, l’ampleur de l’espionnage chinois aux États-Unis). |
De nombreux désaccords accroissent encore la tension entre les deux pays : la volonté américaine de mettre en place en Asie un dispositif de sécurité qui, outre le Japon et la Corée du Sud, pourrait inclure Taïwan, qui conduit la Chine à riposter en pointant plusieurs centaines de missiles en direction de l’île ; l’échec des discussions sur l’admission de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui frustre les attentes chinoises ; le bombardement accidentel, en mai 1999, de l’ambassade de Chine à Belgrade, pendant la crise du Kosovo, qui est qualifié de « crime de guerre » et provoque de nombreuses manifestations anti-occidentales et une condamnation sévère par la Chine de l’OTAN et des États-Unis. |
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Ouverture du XVe congrès du Parti communiste chinois. Encarta |
La situation des droits de l’homme en Chine est toujours régulièrement dénoncée par les organisations internationales ou par le gouvernement des États-Unis, malgré la signature, le 5 octobre 1998, de la Convention internationale des droits civiques et politiques ou l’assouplissement, en janvier 1999, de sa politique de l’enfant unique. Deux dissidents, Wei Jingsheng, en novembre 1997, et Wang Dans, en avril 1998, sont cependant libérés et expulsés vers les États-Unis. Toute manifestation pro-démocratique continue d’être empêchée par les autorités, aussi la commémoration publique du dixième anniversaire de Tian’anmen, en juin 1999, n’est-elle pas autorisée. "Chine" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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