Le régime d’Omar Bongo
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Carnet Photographique Gabon |
En 1973, Bongo, réélu président sans opposition, se convertit à l’islam et prend le prénom d’Omar. Cette conversion marque une réorientation relative de la politique étrangère du pays. En 1974, le Gabon devient membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) — d’où le Gabon s’est retiré en 1995 —, puis intègre, en 1979, l’Organisation de la conférence islamique (OCI). |
Au cours de la même période, l’État gabonais prend des participations dans de nombreuses firmes étrangères et confie à l’élite gabonaise des postes de direction autrefois dévolus aux étrangers. Toutefois, en dépit de cette relative « gabonisation », les relations avec la France ne sont jamais rompues, l’ancienne puissance coloniale conservant des intérêts économiques au Gabon (notamment par le biais de l’exploitation des ressources pétrolières), auquel la lient également des accords de défense. Le pays connaît pendant cette période une croissance économique rapide, liée notamment aux revenus qu’il tire de ses exportations (pétrole, gaz naturel, manganèse, uranium). Les premières années de la décennie 1980 voient la création d’un mouvement clandestin fédérant l’opposition au régime d’Omar Bongo, lequel est également critiqué en France. |
Mais c’est la chute des cours du pétrole, entraînant des difficultés économiques, et nécessitant l’adoption d’un plan d’ajustement structurel sous l’égide du Fonds monétaire international (FMI), qui précipite la démocratisation de la vie politique. |
De 1987 à 1989, manifestations et émeutes se multiplient dans les villes. En 1990, l’autorisation du multipartisme se concrétise par la tenue d’élections législatives, dont les résultats sont contestés par l’opposition. De violentes émeutes éclatent, notamment à Port-Gentil, provocant l’intervention militaire de la France. L’Assemblée nationale promulgue une nouvelle Constitution en mars 1991, dans un contexte de grèves et de troubles sociaux. L’élection présidentielle de décembre 1993 ne contribue pas à apaiser l’opposition démocratique, qui accuse la présidence de fraude. Le père Paul Mba Abessole, candidat populiste arrivé en deuxième position derrière Omar Bongo, constitue un gouvernement parallèle qui reçoit le soutien de toute l’opposition. "Gabon" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 |
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Le président Omar Bongo. Encarta |
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