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Histoire du Soudan : le régime du général Nemeiri
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Les élections législatives de 1958 donnent la majorité au parti Oumma. Toutefois, l’armée se révolte et porte au pouvoir le général Ibrahim Abboud, favorable à une intensification des relations avec l’Égypte. Sa démission, intervenue en 1964 après une violente révolte étudiante, permet le rétablissement provisoire de la démocratie, mais ne modifie en rien la politique menée à l’égard du Sud. Après la guerre israélo-arabe de 1967, la diplomatie du pays s’affirme résolument proarabe. En 1969, un groupe d’officiers, avec à sa tête le général Djafar al-Nemeiri, prend le pouvoir et installe un gouvernement placé sous l’autorité d’un conseil révolutionnaire.

Le nouveau régime réprime le mouvement fondamentaliste des Frères musulmans et le parti Oumma, se rapproche des États-Unis et de l’Égypte (il est le seul pays de la région arabo-musulmane à soutenir l’accord de paix avec Israël) et négocie un cessez-le-feu avec les sécessionnistes du Sud, auxquels l’autonomie est accordée. En juillet 1971, une tentative de coup d’État imputable à des officiers communistes échoue. Le général Nemeiri en profite pour décapiter le Parti communiste soudanais (le plus puissant d’Afrique), opère des milliers d’arrestations et fait exécuter des opposants, parmi lesquels Joseph Garang, l’ancien ministre des Affaires du Sud et le secrétaire général du parti, Abd al-Khaliq Mahjoud.

Confirmé à la tête de l’État en 1972, réélu pour un troisième mandat en avril 1983, Nemeiri, confronté à la faillite de l’économie soudanaise, renoue avec les Frères musulmans, qui entrent au gouvernement, et fait appliquer la loi islamique (la charia).

Le Sud, où, depuis le cessez-le-feu de 1972, les investissements étrangers affluent, est divisé en trois provinces. Les Sudistes se rebellent de nouveau, refusant ce découpage géographique et l’entrée en vigueur de la charia. Ils sont désormais rassemblés au sein d’une seule armée, l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS), dirigée par le colonel John Garang. Dans le Nord, la situation se dégrade également, avec l’opposition du parti Oumma et des Ansars, et les manifestations contre l’augmentation du prix des produits alimentaires se multiplient. En avril 1984, la loi martiale est proclamée. En janvier 1985, l’exécution publique d’un religieux musulman, Mahmoud Tahan, âgé de soixante-seize ans, vénéré comme un saint homme, accroît les troubles politiques. En avril, un soulèvement populaire à Khartoum débouche sur un nouveau coup d’État militaire. "Soudan" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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Djafar el Nemeiri
Djafar el Nemeiri
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