Histoire de l'Ethiopie : le régime de Mengistu
|
Carnet Photographique Afrique |
L’année 1974 voit se succéder d’importantes manifestations contre l’impéritie du gouvernement face à la sécheresse. La destitution d’Hailé Sélassié a lieu le 12 septembre, tandis qu’une junte militaire, le « Derg » (Comité militaire provisoire), prend le pouvoir. |
Le Derg comprend 108 membres au départ ; très nationaliste, il lance le slogan Ethiopia Tikdem (« l’Éthiopie d’abord ») et prend les premières mesures de gouvernement du nouveau régime : nationalisation de l’économie et abolition de la monarchie. Très vite, les oppositions entre extrémistes et modérés se font sentir. Le 22 novembre 1974, le chef du gouvernement, le général Aman Andom est assassiné ; le lendemain, c’est le tour de 59 autres personnalités. Le lieutenant-colonel Mengistu Hailé Mariam s’affirme, dès lors, comme la principale figure politique du pays. Il accentue l’aspect marxisant du régime, en abolissant la propriété foncière, ce qui lui aliène les grands propriétaires terriens et l’Église. Il décide de continuer la guerre contre l’Érythrée. En 1977, la province de l’Ogaden fait sécession. |
Le conflit s’internationalise avec le soutien apporté par la Somalie aux rebelles et l’appui militaire (environ 15 000 hommes) accordé par Cuba et l’URSS au gouvernement éthiopien. Le régime est, dans le même temps, engagé dans des opérations militaires au Tigré et dans le pays oromo, au sud-ouest. En 1984-1985, une terrible famine ravage le nord-ouest du pays. Mengistu prend alors la décision de déplacer de force 2 500 000 paysans, dont au moins 20 p. 100 périssent lors des regroupements. "Ethiopie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 |
![]() |
Mengistu Hailé Mariam |
![]() Recherche personnalisée
|