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Le Sri Lanka à la fin du 20ème siècle


Tigres de la libération de l'Eelam tamoul
Tigres de la libération de l'Eelam tamoul. Encarta

Le conflit entre l’État sri-lankais et la minorité tamoule prend une nouvelle tournure à partir de 1974, avec la revendication de la création d’un État indépendant dans les provinces du nord et de l’est de l’île. En 1983, les dissidents tamouls, regroupés au sein des Tigres de la libération de l’Eelam tamoul (LTTE), entrent en rébellion. En 1987, le gouvernement accorde finalement au tamoul le statut de langue officielle, tout en acceptant l’offre indienne d’envoyer des troupes sur l’île pour y rétablir la paix. Les séparatistes tamouls, dans un premier temps, acceptent de ne pas affronter les troupes indiennes, en échange de promesses d’autonomie, puis reviennent sur leur position. En 1988, ce sont les Cinghalais de l’île qui, à leur tour, protestent contre la présence de troupes étrangères sur le territoire. Le président Ranasinghe Premadasa, élu en 1989, est assassiné en 1993 dans un attentat attribué à un Tamoul séparatiste.

Fille de Solomon Bandaranaike, Chandrika Kumaratunga (Alliance populaire) est élue à la tête de l’État en novembre 1994, après avoir exercé la fonction de Premier ministre durant les six mois précédents. Elle met en œuvre un vaste programme de réformes économiques et politiques, mais après un cessez-le-feu de quatorze semaines conclu en 1995, la guerre civile reprend.

Grâce en partie aux succès militaires de l’armée sur le mouvement séparatiste tamoul LTTE dans le nord et l’est du pays, Chandrika Kumuratunga bénéficie un temps d’une certaine stabilité politique. Cependant, elle tarde à engager les réformes institutionnelles promises (comme le retour à un régime parlementaire).

Les affrontements entre l’armée sri-lankaise et les séparatistes tamouls se poursuivent et redoublent d’intensité à partir de 1995, chacune des parties enregistrant tour à tour succès et défaites militaires, et aucune ne parvenant à conserver durablement ses positions. Parallèlement aux combats, les Tamouls perpètrent des actions terroristes à Colombo même ; en janvier 1998, le gouvernement interdit le LTTE après un attentat suicide à Kandy, lieu saint du bouddhisme. En août de la même année, l’état d’urgence est décrété sur l’ensemble du territoire ; les combats se poursuivent, les attentats meurtriers se multiplient, les offres de négociation des séparatistes ayant été rejetées par le gouvernement.

C’est dans ce climat d’extrême tension, qu’avive une série d’attentats meurtriers dont l’un blesse Chandrika Kumuratunga, que se déroule l’élection présidentielle de décembre 1999. Devançant son principal opposant, Ranil Wickremesinghe, du Parti national uni (UNP) — soutenu par les Tamouls du LTTE —, la présidente sortante est réélue pour un mandat de six ans, à l’issue d’un scrutin perturbé par de violents incidents et marqué par de nombreuses irrégularités.

Les années 2000


À partir de février 2000, Chandrika Kumuratunga et Ranil Wickremesinghe tentent d’établir les bases d’une négociation avec le LTTE, sous la médiation d’émissaires norvégiens, alors que de violents affrontements continuent de se dérouler dans le nord du pays. En avril, en réaction aux graves défaites essuyées par l’armée dans la région de Jaffna, le gouvernement sri-lankais étend les pouvoirs de la police et des forces armées et renforce la censure imposée à la presse. L’offre de cessez-le-feu proposée en mai par les Tamouls du LTTE est rejetée par la présidente Chandrika Kumaratunga. Ce même mois, l’Inde se déclare prête à intervenir pour évacuer les soldats sri-lankais acculés au nord et à l’ouest de la péninsule, si le gouvernement sri-lankais le réclame.

Au mois d’octobre 2000, l’Alliance populaire, au pouvoir, remporte une majorité relative lors d’élections législatives serrées, mais de nouvelles élections ont lieu en décembre 2001 après la dissolution de l’Assemblée nationale par la présidente Chandrika Kumaratunga à la suite de défections dans la coalition qui la soutient. Après une campagne électorale violente, c’est le Parti national uni (UNP) qui remporte la majorité avec un programme de réformes économiques. Le dirigeant de l’UNP, Ranil Wickremesinghe, est chargé de former le gouvernement, dont le principal enjeu est de parvenir à un apaisement du conflit armé qui oppose les autorités aux rebelles séparatistes du LTTE.

Dès le mois de février 2002, un accord de cessez-le-feu — le premier depuis 1995 — est signé entre le gouvernement et le LTTE, sous l’égide de la Norvège. Confirmant la bonne volonté des deux parties prenant part au conflit, il ouvre la voie à des négociations de paix en vue d’une solution institutionnelle sous la forme d’un régime d’autonomie politique pour les provinces du nord et de l’est de l’île. Toutefois, à partir de novembre 2003, les négociations de paix sont compromises par une crise institutionnelle sans précédent, déclenchée par la présidente Chandrika Kumaratunga contre son Premier ministre Ranil Wickremesinghe, dont la politique est jugée trop conciliante. Des élections législatives anticipées se déroulent en avril 2004, à l’issue desquelles le parti présidentiel, l’Alliance populaire, reconquiert une majorité relative au Parlement.

Tsunami au Sri Lanka
Tsunami au Sri Lanka. Encarta

Le Premier ministre sortant est remplacé par Mahinda Rajapakse, chef de file de l’opposition au cours de la législature précédente.

Le 26 décembre 2004, à la suite d’un très violent séisme sous-marin (magnitude 9 sur l’échelle ouverte de Richter) survenu au large de l’île indonésienne de Sumatra, un tsunami d’une rare ampleur dévaste les côtes de l’océan Indien. Faute de système d’alerte, le Sri Lanka déplore plus de 35 000 morts ou disparus et constitue le deuxième pays le plus touché par le tsunami, après l’Indonésie (plus de 170 000 victimes). Ses côtes méridionales et orientales sont dévastées, plus d’un million de personnes sont déplacées ou sans-abri. Si cette catastrophe naturelle rapproche dans un premier temps Cinghalais et séparatistes tamouls, avec la perspective d’une gestion conjointe de l’aide post-tsunami, les hostilités reprennent le dessus dès le mois d’août 2005 avec l’assassinat du ministre des Affaires étrangères, Lakshman Kadirgamar, suivi de la déclaration de l’état d’urgence. Les autorités sri-lankaises imputent le meurtre à la rébellion des Tigres tamouls, aux yeux desquels Lakshman Kadirgamar, qui appartenait à la minorité tamoule opposée aux séparatistes, apparaissait comme un traître. Le règlement de la guerre civile est au cœur de l’élection présidentielle du 18 novembre 2005. Considéré comme un faucon, le Premier ministre Mahinda Rajapakse remporte le scrutin d’une courte tête (50,29 p. 100 des suffrages) contre Ranil Wickremesinghe, autoproclamé « candidat de la paix ».

En 2006, les combats reprennent entre les Tigres de libération de l’Eelam tamoul et l’armée sri-lankaise. Les combats s’intensifient, et culminent en 2009, quand l’armée prend le contrôle de la “capitale” du LTTE, Killinochi. La communauté internationale accentue ses pressions pour que le Sri-Lanka accepte une intervention humanitaire auprès des populations civiles hotages du conflit, et que l’ONU appelle les combattants à déposer les armes. Le 26 avril 2009, les Tigres tamouls proclament un cessez-le-feu unilatéral et déclarent vouloir négocier la paix. "Sri Lanka" © et Encarta.

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