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Les productions de l'agriculture française
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Les recettes de l’agriculture se répartissent de manière équilibrée entre les cultures végétales (un peu plus de la moitié du chiffre d’affaires agricole total) et l’élevage animal. La Politique agricole commune (PAC) a fortement contribué à soutenir les revenus des agriculteurs. Elle a été amenée, cependant, à instaurer des quotas de production pour limiter les excédents (les quotas laitiers, par exemple). La crise de surproduction reste cependant un risque permanent et a donné lieu, depuis 1993, à de difficiles négociations au sein du GATT puis de l’OMC (en raison notamment de la concurrence entre l’Europe et les États-Unis concernant les oléagineux et les céréales), au terme desquelles la France a finalement réussi à imposer un accord assez favorable au monde agricole.

Les productions animales et végétales de l'agriculture française

Les principales productions animales sont les bovins (20,6 millions de têtes en 2001, 14e rang mondial) — production affectée par la « crise de la vache folle » (encéphalopathie spongiforme bovine) qui a provoqué en 1996 une forte baisse de la consommation de viande bovine et a eu de graves conséquences sur la « filière bovine » —, les porcins (15 millions de têtes, 12e rang mondial) et les volailles (1er rang européen).

Les productions végétales sont très variées. La France est le septième producteur mondial de céréales avec une production de 55 millions de t en 2003, réparties essentiellement entre le blé (30 millions de tonnes, 5e rang mondial), le maïs (11,6 millions de tonnes, 7e rang mondial), l’orge (10 millions de tonnes, 4e rang mondial), le seigle et l’avoine, ces deux dernières cultures connaissant un net déclin.

Parmi les autres grandes productions figurent la betterave à sucre avec 29,3 millions de tonnes en 2003 (1e rang mondial), la pomme de terre (6,4 millions de tonnes en 2003, 10e rang mondial), les oléagineux (tournesol, colza, olivier), le tabac, les fruits et légumes. Les cultures fruitières portent essentiellement sur les poires, les pommes, les prunes, les pêches, les abricots, les cerises, les fraises, les melons, le raisin, les agrumes, les kiwis ou encore les noix. Les cultures maraîchères (primeurs, légumes industriels) concernent principalement les salades, les tomates, les asperges, les concombres, les haricots, les petits pois, les choux-fleurs, les artichauts, etc.

Les exploitations agricoles dans les Pyrénées
L'agriculture française. Photo d'E. BUCHOT
Les spécificités de l'agriculture française

Depuis les années 1970, la France est passée d’un système de production diversifié associant polyculture et élevage à une plus grande spécialisation régionale des types de productions. Ainsi, plus de 90 p. 100 des recettes agricoles en Île-de-France proviennent des cultures, tandis que plus de 90 p. 100 des recettes agricoles du Limousin ou de la Bretagne sont issues de l’élevage. On distingue aujourd’hui trois grands types d’espaces agricoles : les régions de grandes cultures végétales (céréales, plantes industrielles), caractérisées par un paysage agraire d’openfield (Bassin parisien, Campagne de Caen, Limagne, plaine d’Alsace, Sud-Ouest aquitain) ;les régions d’élevage, souvent associées aux paysages agraires de bocage (Ouest, moyennes montagnes, Limousin), à l’image de la Bretagne, première Région française pour l’élevage laitier et l’élevage hors sol ;

et les régions de vignobles de qualité (Champagne, Alsace, Bourgogne, Côtes du Rhône, Bordelais, etc.) ou de cultures intensives irriguées, à très forte rentabilité comme le riz de Camargue ou les cultures maraîchères et fruitières des grandes vallées (bas Rhône, Val de Loire, terrasses alluviales de la Garonne) et des plaines méditerranéennes (huertas du Comtat Venaissin), destinées aux marchés urbains.

Aux paysages ruraux traditionnels de bocage, d’openfield, et de type méditerranéen (opposant plaines irriguées et cultivées, et moyennes montagnes ou hauts plateaux voués à l’élevage ovin), se substituent de nouveaux types de paysages agricoles (élevage hors sol, serres, fermes aquacoles, etc.). Une déprise agricole et démographique caractérise aujourd’hui certaines régions de montagne (Ardèche, Alpes du Sud, Massif central, etc.), dont les terroirs accidentés (alpages, pentes aménagées en terrasses) sont abandonnés en raison des surcoûts de production liés à la pente, à l’isolement et à l’accessibilité. Ces espaces délaissés connaissent un retour à la friche, tout comme les champs soumis au « gel des terres » imposé par la PAC afin de limiter la surproduction européenne. Encarta

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