La présidence de Yoweri Museveni en Ouganda
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Carnet Photographique Ouganda |
Le nouveau gouvernement engage de profondes réformes en Ouganda. Largement aidé financièrement par les organismes internationaux (crédits et allègement de la dette), il s’emploie à relancer l’économie ; les Asiatiques, expulsés en 1972, sont invités à revenir tandis qu’est entrepris un programme de libéralisation visant à promouvoir le développement de l’agriculture et à attirer les investissements étrangers. |
Sur le plan politique, le président Yoweri Museveni impose une union nationale pluriethnique au sein du gouvernement, mais reste opposé au multipartisme qui est, à ses yeux, un « concept occidental [inadapté] aux pays en voie de développement ». Après avoir, en 1992, levé l’interdiction qui pèse sur les partis politiques, et, l’année suivante, permis la restauration de la royauté au Buganda (intronisation de Mutebi II), il se montre cependant plus réticent à accepter l’entrée dans les faits du multipartisme. Aussi la nouvelle Constitution adoptée en 1995 légalise-t-elle les partis politiques tout en leur interdisant toute activité. Le président Museveni est reconduit à la tête de l’Ouganda lors de l’élection présidentielle de 1996, avec 74 p. 100 des suffrages. |
Il a à son actif une nette amélioration économique — inflation contenue, croissance ininterrompue depuis le début des années 1990, liberté des changes — et des succès diplomatiques, l’Ouganda étant devenu l’un des pays les plus importants de la région sous son leadership. |
Toutefois, malgré la réorganisation de l’armée, avec la fusion, dès 1986, des troupes régulières et de la NRA, le gouvernement ougandais reste fragilisé : au nord, notamment, il doit faire face à la guérilla menée par l’Armée de la résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA), un mouvement armé d’inspiration mystique soutenu par le Soudan, qui réplique ainsi à l’aide apportée par le régime ougandais à l’Armée de libération populaire, formée par les rebelles sudistes, animistes et chrétiens, en lutte contre le régime islamique de Khartoum — ces politiques antagonistes entraînent l’interruption des relations diplomatiques entre l’Ouganda et le Soudan en 1995. La question de la nature de l’État, fédéralisme ou unitarisme, demeure également en suspens et les pays occidentaux, notamment les États-Unis, tentent de faire pression sur le régime ougandais pour que soit instauré un réel multipartisme. |
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Yoweri Museveni. Encarta |
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