La présidence de Hifikepunye Pohamba (2004-) en Namibie
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Carnet Photographique Namibie |
Après quatorze années passées à la tête de l’État, le « père de la nation » décide toutefois de céder la présidence du pays. Ce transfert de pouvoir s’effectue cependant sous son contrôle et selon ses plans de succession : Sam Nujoma fait désigner son dauphin, Hifikepunye Pohamba, comme candidat de la SWAPO à l’élection présidentielle de novembre 2004 — lui-même ne quitte pas pour autant le pouvoir puisqu’il demeure président du parti. |
La campagne électorale est dominée par la question de la réforme agraire, qui ne progresse guère et que le gouvernement entend accélérer en procédant à des expropriations. Ce sujet est rendu encore plus sensible par le soutien apporté par le président namibien à son homologue zimbabwéen, Robert Mugabe, dans sa politique d’occupation des terres. À l’issue d’un scrutin globalement libre et régulier, Hifikepunye Pohamba est élu avec 76,3 p. 100 des suffrages. Son principal adversaire, Benjamin Ulenga, du Congrès des démocrates, n’obtient que 7,34 p. 100 des suffrages. Aux élections législatives, la SWAPO conserve sa suprématie au Parlement en remportant 55 des 72 sièges de l’Assemblée nationale. Proche de l’ancien président dont il a partagé le combat pour l’indépendance, Hifikepunye Pohamba apparaît comme un homme de consensus, susceptible d’assurer la transition entre l’ère Nujoma et la jeune génération politique ; ancien ministre des Terres, il s’engage à concentrer son action sur l’éducation, la création d’emplois — le chômage touche plus de 30 p. 100 de la population —, le black empowerment (discrimination positive à l’égard de la population noire) et la santé — le virus du sida concerne plus de 20 p. 100 des adultes. "Namibie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 |
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Hifikepunye Pohamba. Encarta |
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