La littérature dans l'entre deux guerres : préoccupations morales et éthiques
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Dans une tout autre perspective, certains romans reflètent une quête spirituelle, allant de pair avec une interrogation sur la morale traditionnelle et sur sa légitimité. François Mauriac, écrivain catholique issu de la bourgeoisie bordelaise, ne cesse de mettre en scène cet univers en s’interrogeant sur les relations entre le désir et la foi, l’amour et l’argent (le Baiser aux lépreux, 1922 ; Genitrix, 1923 ; Thérèse Desqueyroux, 1927 ; le Désert de l’amour, 1925 ; le Nœud de vipères, 1932). Georges Bernanos, dans ses romans Sous le soleil de Satan (1926) et Journal d’un curé de campagne (1936), caractérisés par une certaine violence dans l’expression, expose ses angoisses et ses aspirations mystiques en même temps que sa révolte devant la condition faite à l’Homme ici-bas. |
L’œuvre, largement autobiographique, de Marcel Jouhandeau, expose sa double aspiration, d’une part la sensualité et l’homosexualité, entachées de péché, et d’autre part la mystique et l’ascèse (la Jeunesse de Théophile, 1921 ; les Pincengrain, 1924 ;Chroniques maritales, 1935). Julien Green, écrivain français d’origine américaine, parle lui aussi d’un homme déchiré entre des aspirations contraires et régi par des forces qui le dépassent (Adrienne Mesurat, 1927) ; ses écrits d’inspiration autobiographique, qui traitent de la difficulté d’avoir la foi dans le monde moderne, sont les plus touchants (Moïra, 1950). Henry de Montherlant, dans des récits comme les Olympiques (1924) et les Bestiaires (1926), célèbre les vertus viriles du courage et de la force physique ; Antoine de Saint-Exupéry, auteur notamment du Petit |
Prince (1943), célèbre quant à lui un héroïsme plus subtil, dans Courrier sud (1928) et Vol de nuit (1931), romans où le métier de pilote est dépeint sous un jour poétique et épique. |
À la même période, André Malraux dénonce les méfaits de la colonisation en Indochine et s’inspire de ses voyages en Asie pour écrire les Conquérants (1928), la Voie royale (1930) et la Condition humaine (1933), récits qui posent le problème des choix individuels devant les bouleversements politiques, la répression et l’angoisse de la mort. Parallèlement, un souffle neuf, venu du roman anglo-saxon, renouvelle la veine du roman d’évasion et du récit merveilleux, avec notamment Pierre Benoit (l’Atlantide, 1919). Parmi les romanciers de cette période, citons encore Jean Cocteau, qui composele Potomak en 1919 ; Paul Morand (Nouvelles des yeux, 1921) et Raymond Radiguet, auteur précoce du Diable au corps (1923), récit d’une initiation amoureuse. "littérature française" Encyclopédie Microsoft® Encarta |
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Henry de Montherlant |