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Les pouvoirs de la province de Quebec
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Comme les autres provinces canadiennes, le Québec est doté de ses propres institutions politiques et son régime est de type parlementaire. Le chef de l’exécutif est le lieutenant-gouverneur, qui est nommé par le gouverneur général du Canada pour une durée de cinq ans en tant que représentant de la Couronne britannique. Mais le rôle du lieutenant-gouverneur est purement honorifique. C’est au Premier ministre qu’est confié le véritable pouvoir exécutif. Membre du corps législatif, le Premier ministre est le chef du parti majoritaire au Parlement provincial. Il nomme environ 25 ministres qui forment avec lui le Conseil exécutif (ou Conseil des ministres), et fixent l’orientation générale de l’activité gouvernementale. L'Assemblée législative, rebaptisée Assemblée nationale du Québec, est composée de 125 membres, élus au suffrage universel pour une durée de cinq ans.

L'organisation des pouvoirs de la province de Québec
René Levesque

Le Québec est divisé en plus de 1 400 municipalités, régies par le Code municipal et la Loi des cités et villes, et réparties en une centaine de municipalités régionales de comté. Au niveau fédéral, le Québec compte 75 représentants élus à la Chambre des communes et 24 membres au Sénat, nommés par le gouverneur général. La plus haute juridiction du Québec est la Cour d’appel, composée d’un président et d’une vingtaine d’autres membres, nommés par le gouvernement fédéral canadien, tout comme ceux de la Cour supérieure, autre juridiction importante. Comme dans les autres provinces canadiennes, le droit pénal du Québec s’inspire essentiellement du droit britannique. En revanche, le droit civil québécois est unique au Canada, car il repose sur le Code Napoléon français.

René Levesque. Source Encarta.
Les partis politiques du Quebec

La vie politique québécoise contemporaine est marquée par la domination du Parti libéral du Québec (PLQ), formation autonomiste mais fédéraliste qui gouverne la province presque sans discontinuer depuis sa fondation, en 1867 ; en particulier, les libéraux mènent dans les années 1960 la « Révolution tranquille » qui permet de moderniser le Québec en le sécularisant. Conjuguée à la prospérité économique née de l’après-guerre, cette « révolution » entraîne une amélioration du niveau de vie et une hausse du niveau de l’éducation qui profitent en particulier aux francophones. Dans ce contexte, leurs revendications en faveur d’une meilleure reconnaissance de leurs droits linguistiques, économiques et politiques favorisent un renouveau du nationalisme québécois — la question sur la nature de la fédération alimente de

nombreuses crises politiques et institutionnelles au Canada et au Québec depuis la naissance de la Confédération canadienne, les Canadiens francophones tendant à privilégier la vision d’une fédération de nations (les Britanniques et les Français) tandis que les anglophones envisagent le pays comme une nation homogène. En 1976, la défaite cuisante des libéraux face au Parti québécois (PQ) de René Lévesque marque une victoire importante de la pensée souverainiste au Québec. Toutefois, le référendum organisé en 1980 se solde par 60 p. 100 de « non » à l’indépendance du Québec. Dès 1985, le PLQ, reprend le pouvoir et, sous le leadership de Robert Bourassa, infléchit sa position sur la question de l’autonomie de la province et se rapproche de la doctrine de la souveraineté-association prônée par le PQ. À la surprise générale, le « non » l’emporte à nouveau — mais de justesse cette fois — lors du référendum de 1995, organisé à la faveur du retour au pouvoir du PQ (1994-2003) et marqué par l’affirmation du Bloc québécois. Le débat entre souverainistes et fédéralistes perd du terrain dans les années qui suivent, comme en témoigne l’issue du scrutin législatif provincial de mars 2007, qui voit le recul des libéraux (qui conservent toutefois, avec leur leader Jean Charest, la direction d’un gouvernement minoritaire avec 48 sièges à l’Assemblée nationale) et, surtout, celui du PQ (36 sièges), au profit de la percée de l’Action démocratique du Québec (ADQ, 41 sièges) de Mario Dumont, parti de droite autonomiste (partisan du « s’affirmer sans se séparer »), ayant axé son discours sur les valeurs de la famille et la baisse des dépenses publiques."Québec (province)" Encarta