Population du Liberia
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Carnet Photographique Liberia |
En 1981, la population du Liberia s’élevait à 1,2 million d’habitants. Elle est estimée à 3,33 millions en 2008, ce qui représente une densité faible de 35 habitants au km2. Entre 1990 et 1996, les combats ont fait plus de 200 000 morts et 750 000 Libériens ont dû trouver refuge à l’étranger (Côte d’Ivoire et Guinée), s’ajoutant au million de personnes déplacées à l’intérieur du pays. En raison de la guerre, le Liberia connaît un taux de mortalité infantile très élevé (144 p. 1 000). |
La population du Liberia se répartit en deux composantes principales : les peuples autochtones, qui constituent 95 p. 100 de la population et sont représentés par une quinzaine de groupes ethniques — dont les plus importants sont les Kpellés (25 p. 100 de la population), les Bassa, les Gio, les Krous et les Vaïs ; les Américano-Libériens, descendants d’esclaves affranchis venus des États-Unis au XIXe siècle (5 p. 100 de la population). |
La population de Monrovia, capitale et principal port du pays, a considérablement augmenté du fait de l’exode des populations civiles fuyant les combats — de 425 000 habitants en 1984, elle est passée à 720 000 habitants en 1994 et à près d’un million en 2003. Le second port, Buchanan (27 300 habitants en 2003), est relié par voie ferrée aux mines de fer des monts Nimba, dont la production a été arrêtée pendant le conflit. Environ 10 p. 100 des Libériens sont chrétiens, pour la plupart protestants. Les musulmans, établis principalement à l’intérieur du pays, représentent 30 p. 100 de la population. Près des deux tiers des habitants sont animistes. L’anglais est la langue officielle, mais il n’est parlé que par le cinquième des habitants, qui utilisent les diverses langues africaines (mandé, krou, etc.). |
Education du Liberia |
En 1912, le Compulsory Education Act institue l’enseignement gratuit et obligatoire pour les enfants âgés de six à seize ans. Après la Seconde Guerre mondiale, un programme de scolarisation pour tous est mis en œuvre, mais les écoles restent rares ; seule une minorité d’enfants en bénéficie. À partir du déclenchement de la guerre civile, à la fin de l’année 1989, le système éducatif n’a plus fonctionné qu’au ralenti. En 2005, 59,5 p. 100 de la population est alphabétisée et moins de 30 p. 100 des enfants âgés entre douze et dix-sept ans sont scolarisés. Seuls 14,9 p. 100 des Libériens ont accès à l’enseignement supérieur. Nombreux sont les enfants soldats, enfants et adolescents livrés à eux-mêmes et manipulés par les différents « seigneurs de guerre » ayant pris les armes et rejoint les bandes de pillards qui terrorisent les populations civiles. |
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Monrovia au Liberia. Encarta |
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