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Démographie de la population française


Habitant de Paris
Habitant de Paris. Photo E. Buchot

La France a aujourd’hui, comme l’ensemble des pays développés, une croissance démographique fortement ralentie. Le phénomène est ancien. Le pays a connu une transition démographique très précoce (dès la fin du xviiie siècle) et particulièrement rapide. Alors que les pays d’Europe de l’Ouest connaissaient les deux phases de la transition démographique (qui se traduit par un décalage dans le temps entre la baisse de la mortalité et la baisse de la fécondité), ce qui a engendré une explosion démographique européenne, la France a vu sa fécondité baisser en même temps que sa mortalité. Le poids démographique de la France, pays le plus peuplé d’Europe à la fin du xixe siècle, s’en est trouvé considérablement modifié. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne et l’Italie étaient nettement plus peuplées que l’Hexagone.

Au lendemain de la Libération, l’explosion démographique du baby-boom a mis momentanément fin à plus d’un siècle de dénatalité et de marasme démographique. Le nombre des naissances a connu une forte augmentation pour atteindre un premier maximum en 1949 (869 000), puis un deuxième en 1964 (874 000) contre 600 000 naissances annuelles en moyenne dans les années 1930. Parallèlement à ce renouveau de la natalité, on enregistrait une baisse du taux de mortalité qui est passé de 12,7 p. 1 000 en 1950 à 10,6 p. 1 000 en 1970. Pendant plus de vingt ans, le sursaut du baby-boom a soutenu la croissance démographique, avec un indice conjoncturel de fécondité supérieur à 2,3 enfants par femme (2,9 enfants en 1964) et un taux de natalité supérieur à 18 p. 1 000. Il a provoqué un fort redressement démographique et un profond rajeunissement de la population.

L'indice de fécondité des femmes françaises


Le phénomène s’est ralenti au début des années 1970. Il a été suivi d’une chute brutale de la natalité au cours des années 1973-1976 (720 395 naissances en 1976), qui coïncida avec le début de la crise économique mondiale. Depuis cette époque, l’indice de fécondité se situe en dessous du seuil de renouvellement des générations (2,1 enfants par femme). Après un léger redressement, le nombre des naissances a subi une nouvelle chute au cours des années 1992-1994 (711 000 naissances en 1994), durant lesquelles l’indice de fécondité a atteint un record à la baisse, avec 1,65 enfant par femme

Cette baisse continue de la natalité ou baby-krach, commune à la plupart des nations industrialisées, est à mettre en relation avec un certain nombre de facteurs socio-économiques parmi lesquels la crise économique prolongée, l’accroissement du chômage, le prolongement des études, le recul de l’âge de la maternité, le modèle de la famille à deux enfants, une précarité croissante de l’emploi ou encore l’augmentation du taux d’activité féminine. Cependant, toutes proportions gardées, l’année 2000 a vu une recrudescence des naissances, avec un accroissement de plus de 5 p. 100. La France n’atteint toujours pas le seuil de renouvellement des générations, mais c’est aujourd’hui le pays de l’Union européenne qui connaît la plus forte progression de sa natalité. © "France" . Sources Encarta

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