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La Pologne dans les années 90


Aleksander Kwasniewski
Aleksander Kwasniewski

En 1990, Solidarité se scinde en deux groupes opposés, dont l’un soutient Lech Wałęsa et l’autre Tadeusz Mazowiecki. En novembre, Lech Wałęsa, Tadeusz Mazowiecki et Stanislas Tyminski, un émigré millionnaire et non conformiste, s’affrontent lors de l’élection présidentielle ; Tadeusz Mazowiecki est éliminé au premier tour, et Lech Wałęsa l’emporte sur Stanislas Tyminski au second. Mais Lech Wałęsa n’a pas une vision très claire de sa fonction. C’est la raison pour laquelle la « petite Constitution » de transition adoptée en 1992 met en place une distribution ambiguë des pouvoirs respectifs du président, du Premier ministre et du Parlement. Ainsi, la Pologne post-communiste souffre-t-elle d’un processus politique confus, instable et conflictuel. La représentation proportionnelle adoptée pour les élections de 1991 aboutit à une diète composée de membres d’une douzaine de partis politiques d’importance significative. Entre 1991 et 1993, la Pologne est gouvernée par une succession de coalitions parlementaires éphémères.

La Pologne établit ou rétablit des relations diplomatiques avec la Communauté européenne (l’actuelle Union européenne), les républiques de l’ex-Union soviétique, le Vatican et Israël, et signe des traités de coopération avec l’Allemagne réunifiée et de nombreux autres États européens. Elle rejoint le Conseil de l’Europe et négocie un statut de membre associé avec l’Union européenne. En 1992, la Pologne récupère une souveraineté nationale totale avec le départ de la plupart des troupes de l’ex-Union soviétique stationnées sur son territoire, dont l’évacuation se termine en août 1993. En 1994, le pays adhère au programme « Partenariat pour la paix », institué en 1993 par l’OTAN pour offrir aux ex-membres du pacte de Varsovie un statut d’association limitée.

Le système électoral adopté pour les élections de septembre 1993, en fixant un seuil minimal de 5 % des suffrages (8 % pour les coalitions) à l’obtention de sièges, clarifie la situation politique : seuls six partis sont représentés à la diète. Les partis successeurs du Parti communiste, le Parti social-démocrate polonais (SLD) et le Parti paysan polonais (PSL), bénéficient de l’insatisfaction de la population envers les coûts socio-économiques de la transformation et remportent une large majorité. Waldemar Pawlak, le chef du PSL, devient Premier ministre, mais Lech Wałęsa harcèle son gouvernement, qu’il accuse de vouloir ralentir les réformes économiques. Début 1995, Lech Wałęsa menace de dissoudre le Parlement si le gouvernement ne démissionne pas.

Trahissant ainsi son intention de se représenter lors de l’élection présidentielle qui doit avoir lieu la même année, il propose de mettre à la tête du gouvernement un adversaire probable, Aleksander Kwaśniewski. Mais le Parlement refuse et c’est Józef Oleksy, membre du Parti social-démocrate polonais (SLD) et ancien communiste, qui est finalement choisi comme Premier ministre. Le gouvernement Pawlak voit sa motion de confiance rejetée et, le 1er mars, Pawlak démissionne et Józef Oleksy le remplace.

Lors de l’élection présidentielle de novembre 1995, Lech Wałęsa, qui s’est discrédité auprès des Polonais à cause de ses échecs personnels et de ses erreurs politiques, est battu par Aleksander Kwasniewśki, ancien communiste et dirigeant fondateur du SLD. Celui-ci s’engage à poursuivre le processus de réforme économique et à faire en sorte que la Pologne devienne membre à part entière de l’Union européenne et de l’OTAN. Pour tenter d’apaiser les désaccords politiques provoqués par les résultats de l’élection, Aleksander Kwasniewśki démissionne du SLD fin novembre.

En janvier 1996, le Premier ministre Oleksy, confronté à une enquête officielle faisant suite aux allégations selon lesquelles il espionnerait depuis plus de dix ans pour le compte de la Russie, démissionne.

Bien qu’Oleksy, ancien membre du Comité central du Parti communiste, reconnaisse une amitié pour un agent de renseignements russe stationné à Varsovie depuis les années 1980, il nie avoir été un espion et proclame son innocence. Wlodzimierz Cimoszewicz, qui est également membre du SLD, le remplace au poste de Premier ministre en février. En avril, le procureur militaire enquêtant sur les accusations portées contre Oleksy décide de clore le dossier faute de preuves suffisantes.

En 1997, une commission parlementaire extraordinaire, dominée par d’anciens communistes, achève la rédaction d’une nouvelle Constitution. Approuvé par le Parlement en avril, le document est soumis à référendum en mai. La nouvelle Constitution est approuvée par 52,7 % des votants. Une coalition de droite associée à Solidarité et un certain nombre de catholiques s’opposent violemment à son adoption, prétendant que certains de ses articles sont beaucoup trop laïques. Synthèse de sept amendements proposés, la charte que constitue l’article 243 définit les pouvoirs du président de la République, garantit les libertés publiques de base, et établit le contrôle du pouvoir civil sur les forces armées ainsi que l’économie de marché et la propriété privée des entreprises. Nombre de ses dispositions sont conformes aux conditions d’adhésion exigées par l’Union européenne et l’OTAN.

Une coalition de nombreux petits partis regroupés au sein de l’Alliance électorale Solidarité (AWS) remporte les élections législatives de 1997. Formant un gouvernement avec les libéraux de l’Union de la liberté, l’AWS entreprend de « renforcer les valeurs chrétiennes dans le pays ». Une loi restreignant le droit à l’avortement est ainsi adoptée tandis que le concordat, signé en 1993 mais gelé par les ex-communistes lors de leur passage au pouvoir, est ratifié en avril 1998. Sur le plan économique, le retour aux finances de Leszek Balcerowicz témoigne de la volonté du nouveau Premier ministre, Jerzy Buzek, de revenir à la politique de réformes d’inspiration libérale menée de 1990 à 1993. Par ailleurs, une réforme territoriale prévoyant le découpage de la Pologne en 16 régions est adoptée par le Parlement en juillet 1998. "Pologne" ©

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