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La France un pays puissant


Jean jaurès
Jean Jaurès

Forte d’une monnaie qui est encore la première du monde et d’un vaste empire colonial, la France accomplit sous la IIIe République de grands progrès économiques. Les quarante années qui précèdent la Première Guerre mondiale sont des années de croissance économique régulière. La production de houille a triplé depuis 1870, celle de la fonte quadruplé et la production d’acier a été décuplée. Cependant, dans un pays à dominante rurale, le niveau de développement de l’industrie mécanique reste médiocre (sauf pour l’industrie automobile, alors la première d’Europe) et les industries chimiques et électriques ne soutiennent pas la comparaison avec celles d’outre-Rhin. La France, qui a longtemps été la nation la plus peuplée d’Europe, n’a vu sa population passer, en l’espace de quarante ans, que de 36 à 39 millions d’habitants, tandis que celle de l’Allemagne, durant la même période, passe de 41 à 67 millions.

La classe ouvrière voit son sort s’améliorer (institution de la journée de travail de 8 heures pour les mineurs en 1905, du repos hebdomadaire en 1906, des caisses de retraite en 1910) mais est néanmoins confrontée à plusieurs reprises à de graves problèmes de subsistance économique, débouchant, par exemple, sur la meurtrière révolte du Midi, qui touche le Languedoc viticole en 1907.

Les syndicats sont légalisés par la loi Waldeck-Rousseau de 1884. Le développement du syndicalisme permet en 1895 la fondation de la Confédération générale du travail (CGT) et l’émergence d’un mouvement socialiste révolutionnaire ; rejetant l’action politique, celui-ci appelle à une action directe par la grève pour renverser à la fois le régime politique et le capitalisme.

Dans les années qui suivent la guerre franco-allemande de 1870, la sécurité nationale est une préoccupation constante, et l’idée de la « revanche » s’impose comme une obsession. Pour affirmer sa puissance, la France se lance dans une politique d’expansion coloniale outre-mer et établit un nouvel empire colonial en Afrique et en Asie qui, bien que supérieur en taille à l’empire perdu au XVIIIe siècle, reste moins vaste que l’Empire britannique.

Dans les années 1890, le relâchement des relations entre la Russie et l’Allemagne donne à la France l’occasion longtemps attendue de se doter d’un allié sur la frontière orientale de l’Allemagne. En 1894, la République et l’empire des tsars, déjà en relation sur le plan économique, concluent une alliance défensive d’assistance mutuelle dirigée contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Dix ans plus tard, une crainte commune de l’Allemagne pousse la France et la Grande-Bretagne à régler leurs différends coloniaux, à conclure l’Entente cordiale (1904) et à engager des consultations sur des opérations navales et militaires conjointes en Europe. En 1907, la Russie s’y joint : la Triple-Entente est née ; elle fait face à la Triple-Alliance constituée par l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie.

La menace de la guerre pèse durant toute la première décennie du XXe siècle et plusieurs crises sérieuses donnent à penser qu’un conflit est imminent : la France et l’Allemagne s’affrontent sur le terrain diplomatique au Maroc (discours de Guillaume II à Tanger, 1905 ; incident d’Agadir, 1911) ; l’annexion de la Bosnie-Herzégovine par l’Autriche-Hongrie débouche sur une crise, opposant les Serbes et les Russes aux Austro-Hongrois en 1909 ; en 1912 et 1913, les guerres balkaniques fragilisent encore la situation dans cette région du monde, la « poudrière des Balkans ».

Simultanément, l’Europe entière se lance dans la course aux armements. En France, la voix du socialiste Jean Jaurès s’élève pour mobiliser l’opinion, tandis qu’est adoptée en 1913 la loi qui fait passer le service militaire de deux à trois ans. Le président de la République, le Lorrain Raymond Poincaré, élu en 1913 et hanté par l’idée de la revanche, mène une politique de fermeté face à l’Allemagne. Le 28 juin 1914 à Sarajevo, l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand (héritier du trône austro-hongrois) par un nationaliste serbe, précipite la crise. Les intérêts de la France ne sont pas directement en cause dans la querelle qui oppose principalement l’Autriche-Hongrie et la Russie, mais le jeu des alliances amène le gouvernement français à soutenir son allié. Appuyant pour sa part les Austro-hongrois, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie le 1er août 1914 et, deux jours plus tard, à la France qui a refusé de garantir sa neutralité dans le conflit. La Belle Époque (appellation donnée après la guerre à ces premières années du nouveau siècle) s’achève. © "France" . Sources Encarta

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