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Renforcement de l'autorité royale


Philippe IV le Bel
Philippe IV le Bel

Roi de 1285 à 1314, Philippe IV le Bel renforce considérablement l’autorité royale. Conseillé par des légistes comme Guillaume de Nogaret, Enguerrand de Marigny et Pierre Flote, il entreprend de s’attaquer aux avantages des provinces et aux divers privilèges considérés comme autant d’entraves à son pouvoir. L’administration est complétée de manière efficace par la création d’une Cour des comptes, destinée à suivre de près l’état des finances publiques. Désireux de consacrer d’une manière solennelle l’unité de la nation autour de lui, Philippe le Bel convoque pour la première fois les états généraux (1302). Une conception nouvelle de l’État, dans laquelle le roi n’est plus le premier des seigneurs mais la représentation vivante de la loi (Lex Rex), voit progressivement le jour. Elle se manifeste de façon éclatante dans le conflit qui l’oppose à la papauté : les relations s’enveniment à tel point entre Boniface VIII et Philippe le Bel, opposé à l’ingérence pontificale dans les affaires du royaume, qu’après l’« attentat d’Anagni » contre le pape (1303), le roi de France fait élire pape un évêque français, Clément V, qui finit par s’installer à Avignon au lieu de Rome (1309).

Après avoir annexé la Franche-Comté, Lyon et une partie de la Lorraine, Philippe le Bel cherche à prendre le contrôle de la Flandre. Cette intervention très coûteuse se solde par un semi-échec : battu par les milices flamandes à Courtrai (1302), le roi prend cependant sa revanche à Mons-en-Pévèle (1304) et peut annexer une grande partie de la Flandre wallonne avec Lille, Douai et Béthune. L’ensemble de ce règne est également marqué par de graves difficultés financières : Philippe le Bel ne cesse de lever des impôts, tente d’en créer d’autres et, pour apaiser une opinion mécontente, finit par s’en prendre aux banquiers (les Lombards) et aux prêteurs (les juifs) qui sont expulsés du royaume.

Pour les mêmes raisons, il s’attaque au riche et puissant ordre des Templiers, dont les membres sont accusés d’hérésie, torturés et pour la plupart brûlés vifs. En 1312, après la dissolution de l’ordre par le pape Clément V, le roi, qui dès lors n’a plus à rembourser les dettes contractées auprès des Templiers, peut se saisir de tous leurs biens. La situation financière du royaume n’en demeure pas moins très précaire.

Le règne de Philippe IV le Bel s’achève dans un contexte de crise généralisée. Cette crise provient d’abord du déséquilibre entre la croissance de la population et la stagnation, voire la raréfaction des ressources alimentaires. Le XIVe siècle est en effet marqué par l’arrêt des défrichements : il est devenu impossible d’accroître davantage les surfaces cultivables au détriment des forêts, qui fournissent bois et gibier, ou des landes, terrains de pâture.

Dans le même temps, les campagnes perdent des habitants au profit des villes, ce qui entraîne une diminution de la main-d’œuvre et un appauvrissement des seigneurs, amenés à verser des salaires toujours plus élevés à leurs paysans pour les retenir.

Parallèlement, le développement du trafic maritime vénitien et génois porte un coup d’arrêt aux foires de Champagne, et la monnaie connaît une grande instabilité. Aux disettes des siècles précédents s’ajoutent des famines répétées qui touchent des régions entières, comme le Nord en 1315-1317, puis des épidémies, dont celle de la Peste noire qui frappe, à partir de 1347, des populations affaiblies. La période est traversée de troubles sociaux : des soulèvements se produisent régulièrement contre la levée de nouveaux impôts, contre les fonctionnaires royaux chargés de les percevoir, contre les juifs ou les étrangers.

Ce déclin s’accompagne d’une rupture dans la ligne de succession : les fils de Philippe IV, Louis X le Hutin (1314-1316), Philippe V le Long (1317-1322) et Charles IV le Bel (1322-1328), meurent sans héritiers mâles — à l’exception de Louis X dont le fils ne règne que cinq jours de 1316 sous le nom de Jean Ier le Posthume. À sa mort s’instaure la coutume, entérinée par les états généraux, d’écarter les femmes de la succession au trône La branche des Capétiens directs s’éteint ainsi avec Charles IV et la couronne passe au neveu de Philippe le Bel, Philippe VI de Valois. © "France" . Sources Encarta

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