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Les peuples du Kenya
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La population kenyane peut être divisée en deux grands groupes principaux. Plus de la moitié des Kenyans est d’origine bantoue : dans ce groupe, figurent les Kikuyu (22 % de la population, installés au centre du pays), les Luhya (14 %, à l’ouest), les Kamba (11 %, à l’est), les Meru (6 %, au centre), les Kisii (6 %, à l’ouest) et les Mijikenda (4 %, sur le littoral). Un autre groupe important est constitué des Nilotiques, et comprend les Luo (13 %, installés sur les rives du lac Victoria) et les Kalenjins (12 %, dans les hautes terres de l’Ouest). Le pays abrite aussi une minorité somalie (1 %) et, parmi les minorités non africaines (1 %), il existe une importante communauté originaire du sous-continent indien et implantée de longue date, ainsi que des minorités arabes et européennes.

Si l'on excepte quelques très rares survivants des populations autochtones, les peuples du Kenya comportent plusieurs grands groupes : les Couchites (Somali, Rendille, Oromo, Boran, Gabbra) occupent le Nord central et oriental ; ils partagent une culture reposant sur l'élevage pastoral à partir duquel certains ont bâti de florissantes activités commerçantes ; ils ont en commun une organisation raffinée des loisirs. Les Nilotiques ont entretenu d'étroites relations avec les Couchites. On distingue : les Nilotiques méridionaux, dénommés Kalenjin dans les années 1950, regroupant les habitants des Hautes Terres de l'Ouest, en majorité agriculteurs ; les Nilotiques orientaux, Turkana du Nord-Ouest, Samburu et Maasai de la plaine du Rift, presque tous pasteurs nomades à l'organisation sociale égalitaire adaptée à un milieu aride ; les Nilotiques occidentaux Luo installés sur les rives du lac Victoria, agriculteurs ou commerçants.

Les Bantous sont dispersés en trois communautés principales : à l'ouest, les Luyia, conglomérat dense de populations diverses soumises à de multiples influences culturelles, et leurs « cousins » (ou supposés tels) Gusii et Kuria proches par certains traits des Luo ; au centre, le puissant ensemble Kikuyu, Embu, Meru, agriculteurs, commerçants et entrepreneurs dynamiques auxquels il convient d'ajouter les Kamba de la province de l'Est, agriculteurs en colline, pasteurs en plaine, souvent aussi commerçants ; sur la côte, enfin, les Mijikenda, héritiers des peuples des Kaya, essentiellement agriculteurs, comme les Pokomo de la vallée de la Tana, les Taita et les Taveta vivant près de la frontière tanzanienne. Du point de vue de la langue, les Swahili doivent être rattachés aux Bantous ; culturellement, ils représentent une synthèse entre les populations indigènes et les Arabes qui s'installèrent sur la côte ; en témoigne une culture originale dont les villes (Mombasa, Lamu) demeurent le conservatoire.

Les recensements font apparaître un petit nombre d'Arabes, musulmans comme les Swahili, mais la plus importante communauté non africaine est baptisée asiatique pour inclure les habitants originaires du sous-continent indien sans distinction de religion. Parfois installés depuis plusieurs générations, ou seulement depuis la construction du chemin de fer et la colonisation, ils forment un monde fermé, prospère, qui a bâti sa puissance sur le commerce avant de se lancer non sans succès dans les affaires et l'industrie ou les professions libérales. Ils étaient, selon le recensement de 1979, 78 600 dont 32 554 citoyens kenyans. Ils vivent un peu en marge du pays, importants pour l'activité économique mais mal aimés de la masse des Africains. Les Blancs sont en majorité étrangers (4 445 Kenyans seulement en 1979, soit 11% du total), coopérants, fonctionnaires internationaux, employés de sociétés étrangères, planteurs quelquefois encore ; nombre d'entre eux sont anglais, mais ils viennent aussi maintenant des quatre coins du monde. Ils bénéficient d'un niveau de vie privilégié et cherchent rarement à s'intégrer au Kenya. Encarta

Des sculptures du Kenya
Sculptures du Kenya. Encarta
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