HISTOIRE DU PORTUGAL
DEMOCRATIE PORTUGAISE
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PORTUGAL
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Histoire du Portugal
La démocratie du portugal
Le pays connaît un virage politique complet à partir de 1976. Une Constitution est approuvée le 21 février 1976, tandis qu’au mois de juin 1977 le général Antonio dos Santos Ramalho Eanes est élu à la présidence avec près de 60 p. 100 des voix. Il confie le pouvoir exécutif au socialiste Mario Soares. La réforme agraire, mise en place en 1974, est abandonnée et des centaines de milliers d’hectares restitués à leurs propriétaires. Premier ministre jusqu’en 1978, puis de 1983 à 1985, Soares est élu président de la République au suffrage universel en 1986. La droite modérée, dirigée par Anibal Cavaco Silva (Premier ministre depuis 1985), étant au pouvoir, le Portugal vit dix années de cohabitation, harmonieuse en règle générale. Soares soutient une politique de gestion libérale et technocratique, consacre l’intégration de son pays à l’Europe communautaire (1986) et, réélu en 1991, contribue largement à asseoir définitivement la démocratie portugaise. Source Encarta
Une politique socialiste pro européenne
En octobre 1995, les élections législatives donnent la victoire aux socialistes, et António Guterres accède à la tête du gouvernement. En janvier 1996, Jorge Sampaio, issu du Parti socialiste, est élu président de la République : les socialistes peuvent enfin gouverner seuls. Un de leurs premiers gestes est de signer un pacte de « concertation sociale » avec le patronat et les syndicats, augmentant le salaire minimum et diminuant le temps de travail. Le gouvernement s’attelle à relever trois défis majeurs : la réforme du système politique (nécessitant une révision de la Constitution) ; la maîtrise du chômage, qui a pratiquement doublé depuis 1992, et touche en 1995 plus de 7 p. 100 de la population active ; et l’intégration à l’Union économique et monétaire (UEM). Sur ce dernier point, le Portugal, grâce à un plan d’austérité et à une forte reprise, réussit à satisfaire aux critères de convergence et à être retenu en mars 1998, parmi les onze pays européens devant adhérer à l’UEM. La priorité donnée à l’intégration européenne rencontre l’assentiment de la majorité de la population et, malgré une politique de rigueur et un taux de chômage toujours élevé, les socialistes remportent les élections municipales en décembre 1997. Le gouvernement entend poursuivre sa « politique de croissance et d’emploi dans la stabilité » et mettre en place une politique de « grands travaux » : métro de Porto, nouvel aéroport de Lisbonne. L’intégration du Portugal à l’UEM coïncide avec la tenue à Lisbonne de la dernière exposition universelle du millénaire, sur le thème « les océans, un patrimoine pour le futur ». Encarta
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FLORENCE
Silva Sourc Encarta
Sampaio Source Encarta
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Histoire Portugal
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L’Europe et le Portugal
Sur le plan extérieur, le Portugal s’engage, en mars 1999, aux côtés de treize des dix-neuf membres de l’OTAN, dans l’opération « Force alliée » menée contre le régime serbe de Slobodan Miloševic. En mai 1999, un accord historique est signé entre l’Indonésie et le Portugal portant sur le futur statut (autonomie ou indépendance) du Timor-Oriental, ancienne colonie portugaise annexée par l’Indonésie en 1975. Lors des élections européennes de juin 1999, le Parti socialiste, conduit par Mario Soares, obtient plus de 43 p. 100 des voix (soit 12 sièges au Parlement européen), devançant de près de 12 points le Parti social-démocrate dont le score avoisine 30 p. 100 des suffrages (soit 8 sièges) et lors des élections législatives du mois d’octobre suivant, il remporte 113 des 230 sièges du Parlement, mais sans parvenir à la majorité absolue.
En janvier 2001, Jorge Sampaio, président sortant et candidat du Parti socialiste, est réélu au premier tour de scrutin avec 55,76 p. 100 des suffrages exprimés, alors que son adversaire Joaquim Ferreira Do Amaral, ancien ministre des Travaux publics dans le gouvernement libéral, recueille 34,54 p. 100 des suffrages. En décembre 2001, le Premier ministre Antonio Guterres remet sa démission au président de la République au lendemain de la déroute surprise du Parti socialiste (PS) aux élections municipales. Le Parti social-démocrate (PSD, centre droit), remporte notamment les municipalités de Lisbonne, la capitale, et de Porto, la deuxième ville du pays. Quelques jours plus tard, Antonio Guterres démissionne également de son poste de secrétaire général du PS, auquel il est remplacé par Eduardo Ferro, le ministre de l’Équipement. Le 1er janvier 2002, l’euro est mis en circulation au Portugal comme dans les onze autres pays de l’Union européenne qui l’ont adopté comme monnaie unique. Source Encarta
Manuel Barroso Source Encarta
Guterres Source Encarta
L’alternance libérale au Portugal
Les élections législatives anticipées qui se déroulent au mois de mars 2002 sont remportées par le Parti social-démocrate (PSD) qui recueille 40,12 p. 100 des voix (102 sièges sur 230), face au Parti socialiste (PS) qui obtient 37,85 p. 100 des voix (95 sièges). Avec 8,75 p. 100 des voix (14 sièges), le Parti populaire (PP) devient la force d’appoint nécessaire au PSD pour disposer de la majorité absolue. Le président du PSD, José Manuel Durão Barroso, devient Premier ministre. Il s’engage dans une politique d’extrême rigueur budgétaire afin de réduire le déficit public et respecter ainsi les restrictions budgétaires imposées par le pacte de stabilité et de croissance de la zone euro — avec un déficit public de 4,2 p. 100 en 2001, le Portugal a été le premier pays de la zone euro à dépasser le plafond des 3 p. 100 autorisés. Au prix de coupes drastiques dans les dépenses publiques, d’une augmentation de la TVA et de la vente du patrimoine de l’État, le déficit public est ramené à 2,7 p. 100 en 2002. Le gouvernement met également en œuvre des réformes structurelles d’orientation libérale dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’administration publique et de la sécurité sociale. Sa réforme du code du travail visant à assouplir les lois de licenciement provoque en décembre 2002 une grève générale, qui reste sans effet.
José Manuel Barroso maintient sa ligne d’austérité en 2003, alors que le Portugal enregistre une hausse du chômage et un recul de son économie. Aux réformes impopulaires s’ajoute en outre l’alignement du gouvernement portugais sur la politique américaine lors de la crise irakienne, en 2002-2003, contre l’avis d’une majorité de la population. Bien qu’il n’engage pas son pays directement dans le conflit, José Manuel Barroso se fait l’un des principaux partisans de la guerre contre l’Irak de Saddam Hussein. C’est d’ailleurs le Portugal qui accueille en mars 2003 le sommet des Açores, réunissant George W. Bush et les Premiers ministres britannique, Tony Blair, et espagnol, José Maria Aznar, quelques jours avant l’intervention militaire en Irak. Source Encarta
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Les élections européennes de juin 2004 prennent la tournure d’un vote-sanction pour José Manuel Barroso et la coalition au pouvoir, qui ne recueille que 33,3 p. 100 des suffrages (soit 9 sièges sur 24), contre 44,5 p. 100 (soit 12 sièges) pour le Parti socialiste. Le même mois, le Premier ministre portugais, connu pour sa fidélité au projet européen, est désigné par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne pour succéder à Romano Prodi à la présidence de la Commission européenne. Pedro Santana Lopes, ancien maire de Lisbonne, lui succède à la tête du Parti social-démocrate (PSD) et à la direction du gouvernement. Encarta.
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