Afrique - Carnet Photographique


Histoire africaine - Afrique histoire

Carnet photographique : Afrique
21/09/15

La grande histoire africaine

Les armées musulmanes envahirent l’Afrique dix ans après la mort du prophète Mahomet en 632 et vinrent à bout de la résistance byzantine qui s’effondra. Les Arabes soumirent ensuite les États berbères de l’ouest, atteignirent l’Atlantique puis s’établirent en Espagne (VIIIe siècle). Christianisées superficiellement, les populations urbaines de la côte nord-africaine embrassèrent l’islam, plus valorisant, à leurs yeux, que la religion byzantine trop lointaine, à laquelle se référait une administration corrompue. De nombreux groupes berbères retranchés dans le massif de l’Atlas et au-delà du Sahara résistèrent à la mainmise des conquérants.


Royaumes africains

Les minorités arabes s’appuyant sur ces convertis, établirent des principautés en Algérie et au Maroc, établissant de l’Indus à l’Atlantique un grand ensemble commercial où les marchands pouvaient circuler et échanger leurs produits en toute liberté grâce à une monnaie d’or, le dinar. La logique poussa ces derniers à développer le commerce transsaharien pour accéder au royaume du Ghana, qui avait établi sa notoriété sur l’exploitation des mines d’or du Haut-Sénégal-Niger.

Au Soudan oriental, les États chrétiens furent conquis ; seul le royaume chrétien de Nobatia fut assez fort pour résister aux envahisseurs et signer un traité qui lui permit de rester indépendant pendant six cents ans.

Le long de la côte orientale, les commerçants arabes de Mascate et d’Oman, prenant la suite des commerçants indiens du Gujarat, fondèrent des comptoirs (VIIIe siècle) qui connurent la prospérité et la paix jusqu’à l’arrivée de Vasco de Gama, au début du XVIe siècle.

Afrique du Nord

Fes

Le commerce transsaharien s’établit à partir du VIIIe siècle. Les caravanes et les propagandistes musulmans propagèrent les valeurs politiques, religieuses et sociales de l’islam, mais eurent peu de prise sur les populations noires animistes jusqu’à l’arrivée des Almoravides, qui entreprirent de mettre la main sur le commerce de l’or et d’islamiser la région par la force en lançant une guerre sainte contre les païens (XIe siècle).

Plusieurs dynasties se développèrent en Afrique du Nord (Almoravides, Almohades, Idrissides, Fatimides en Tunisie puis en Égypte). Au XIVe siècle, le Soudan resté chrétien fut submergé par les armées des mamelouks d’Égypte. Les Turcs ottomans conquirent l’Égypte en 1517 et, en l’espace de cinquante ans, établirent un contrôle nominal sur la côte nord-africaine. Toutefois, le véritable pouvoir restait aux mains des mamelouks, qui régnèrent sur l’Égypte. Les Éthiopiens furent submergés par les armées du sultan d’Adal, mais, en 1542, ils repoussèrent les musulmans avec l’aide des Portugais conduits par le fils de Vasco de Gama.

Afrique occidentale

En Afrique occidentale se formèrent des royaumes dont l’économie reposait sur le commerce transsaharien.

Fes. Photo. Emmanuel BUCHOT
L’or et les esclaves étaient envoyés vers le nord en échange de tissus et d’outils tandis que se développaient les échanges entre le Sahara, qui fournissait le sel, la savane, qui donnait le mil, et la forêt où poussait la noix de cola. Le premier de ces États, le royaume du Ghana, émergea à partir du Ve siècle apr. J.-C. dans le sud-est de l’actuelle Mauritanie, sur le site de Koumbi Saleh.


Rabat

Vers le début du XIe siècle, la cour du Ghana comptait des conseillers musulmans. Les marchands musulmans vivaient dans des grands quartiers réservés, d’où ils dirigeaient un commerce lucratif à grande échelle. À la fin du XIe siècle, le Ghana fut détruit par les Almoravides, un mouvement intégriste fondé par les Berbères sanhadja. Puis le mouvement se scinda ; un groupe se dirigea vers le nord à la conquête du Maroc, fonda Marrakech et conquit l’Espagne musulmane, trop tiède à ses yeux, l’autre partit vers le sud et s’empara du Ghana (vers 1076). Au siècle suivant, les Soussous du Fouta-Djalon, anciens vassaux du Ghana, prirent le contrôle de la région, mais durent se soumettre à l’empire du Mali dont la capitale se trouvait à Niani, dans le nord-est de la Guinée actuelle (vers 1240).L’empire du Mali s’est développé vers le début du XIe siècle dans le cours supérieur du Sénégal et du Niger à partir d’un ensemble de peuples de langue mandé. Au milieu du XIIIe siècle, l’État commença son expansion sous la direction de Soundiata Keita dont les successeurs se convertirent à l’islam. L’empire connut son apogée sous le règne du mansa (roi) Moussa, qui conquit la célébrité lors d’un fastueux pèlerinage à La Mecque (1324-1325) au cours duquel il distribua des pièces d’or en telle quantité que le cours du métal s’effondra sur les marchés du Caire. Il établit des relations diplomatiques avec la Tunisie et l’Égypte, et fit venir des enseignants et des artisans ; à cette époque, le Mali figurait sur les cartes européennes.

Rabat. Photo Emmanuel BUCHOT
Le Mali

Massai

Après 1400, l’empire déclina et le royaume de Gao, fondé en 1464 par Sonni Ali Ber, le roi des Songhaï, émergea à son tour. Sous Askia Mohammed, l’Empire songhaï s’étendit de l’Atlantique au lac Tchad sur 2 500 km, et donna à Tombouctou, un comptoir commercial au départ de la route transsaharienne vers le Maghreb, ses heures de gloire. Mais Tombouctou fut détruite par une expédition marocaine équipée d’armes à feu (les premières à être utilisées au sud du Sahara), envoyée par le sultan Ahmad al-Mansur qui voulait mettre la main sur le commerce de l’or (1591).
Par la suite, des petits royaumes (Macina, Gonja, Ségou, Kaarta) tentèrent de dominer l’Ouest africain, mais ils ne purent ranimer le commerce transsaharien en déclin par suite de l’ouverture des comptoirs commerciaux européens sur la côte de la Guinée à partir du XVIe siècle. © . Sources utilisées Encarta et Wikipedia, Universalis, africa-onweb.com.

Massai. Photo Encarta
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