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URSS - une politique expansionniste


Parade soviétique du 1er mai à Moscou
Parade soviétique du 1er mai à Moscou

Au lendemain de la guerre, Staline bénéficie d’un prestige considérable. En URSS comme à l’étranger, il symbolise la victoire contre le nazisme. Mais le pays est considérablement affaibli. Malgré l’occupation d’un territoire très important, l’armée soviétique est largement dépassée au plan technologique par les États-Unis et le Royaume-Uni. En outre, malgré une reconstruction lancée rapidement, sa capacité industrielle est plus faible qu’en 1941. Chez les dirigeants soviétiques, la conscience de cette situation contribue à alimenter un fort sentiment d’insécurité, qui passe en particulier par la crainte d’une contamination de l’URSS par l’esprit de la démocratie capitaliste occidentale. Aussi Staline, fort du sentiment que le pays est devenu une très grande puissance, adopte-t-il une politique résolument expansionniste passant par la prise de « gages de sécurité » et par l’extension de sa zone d’influence. Les conflits entre l’URSS et le camp occidental, avec à sa tête les États-Unis, prennent forme dès 1945 au sujet de l’Allemagne occupée et de la composition du gouvernement polonais. Lors de la conférence de Potsdam (1945), les Occidentaux ont accepté sous la pression des Soviétiques de fixer la frontière polono-allemande sur la ligne Oder-Neisse.

La question des réparations a également été réglée à la satisfaction de l’URSS : non seulement elle obtient le droit de prélever ce qu’elle veut dans sa zone d’occupation, mais encore un quart de l’équipement des zones occidentales. Aussi, Britanniques et Américains sont-ils surpris lorsque Staline formule de nouvelles revendications territoriales sur la Turquie et sur l’Iran, jugées inacceptables. Certes, l’URSS se retire finalement d’Iran (mars 1946), mais elle maintient la tension en Turquie.

Les États-Unis décident d’envoyer un navire de guerre dans les eaux territoriales pour soutenir le refus du gouvernement turc d’accéder aux exigences d’une diplomatie soviétique résolument conquérante. Le climat international ne cesse plus, dès lors, de se dégrader. Au cœur de cette dégradation se trouvent la « satellisation » des pays est-européens et l’affirmation d’une logique de blocs qui fait s’affronter Soviétiques et Américains.

Naissance de la guerre froide


Dès 1946, dans sa zone d’influence et d’occupation, l’URSS accepte la mise en place de gouvernements de coalition. Mais, au cours de l’année 1947, l’instauration de régimes de « démocratie populaire » marque une rupture. Les communistes accèdent au pouvoir en Roumanie, en Bulgarie, en Hongrie, dans les pays baltes ; un peu plus tard en Pologne. Seule la Tchécoslovaquie semble encore échapper à une mainmise complète des communistes sur l’appareil d’État. Quant à la Yougoslavie, Tito y règne en maître. Il faut encore évoquer le poids des partis communistes en Italie (PCI) et en France, où le PCF est majoritaire dans les scrutins de l’immédiat après-guerre. Cette situation inquiète les gouvernements occidentaux.

Cette considérable et fulgurante extension de la zone d’influence soviétique accentue la constitution des « blocs ». Celle-ci franchit une nouvelle étape avec la fondation du Kominform, le 22 septembre 1947. Cet organisme, dont le rôle est pensé par Jdanov, est chargé d’assurer la coordination entre les différents partis communistes (est et ouest-européens) et d’opposer, par une stricte discipline prosoviétique, un front commun aux ambitions des États-Unis sur le Vieux Continent, jugées hégémoniques et offensives.

Le temps des blocs


Tito
Tito

Les Occidentaux interprètent la création du Kominform comme une déclaration de guerre qui confirme la validité de la doctrine du containment (« endiguement ») énoncée par le président américain Harry Truman dans un de ses discours au Congrès, le 12 mars 1946. Pour les États-Unis, une de leurs principales préoccupations consiste dorénavant à endiguer la progression du communisme en Europe et ailleurs, en aidant notamment les pays les plus affaiblis par la guerre (Grèce, Turquie) et en jouant d’une influence accrue par le biais de l’aide économique sur les pays de l’Europe de l’Ouest. Cette orientation se concrétise par le plan Marshall (juin 1946), auquel l’URSS refuse de souscrire. En 1948, la tension se transforme en guerre froide. De mars 1948 à mai 1949, la confrontation soviéto-occidentale franchit une nouvelle étape avec le blocus de Berlin. Cette crise débouche sur le partage de l’Allemagne et sur la création de la République démocratique allemande (RDA), qui devient un énième satellite de l’URSS. En mai 1948, le « coup de Prague » installe un gouvernement communiste en Tchécoslovaquie, ce qui aggrave encore la tension est-ouest. Seule la Yougoslavie du maréchal Tito, héros de la résistance aux Allemands, ne mène pas une politique aux ordres de l’URSS. Il est accusé de révisionnisme et rompt avec Staline en juin 1948. Fidèle au marxisme, il libéralise alors quelque peu l’économie et conduit une politique d’ouverture à l’égard des Occidentaux. Il devient la figure emblématique des pays non-alignés durant la guerre froide et l’un des modèles des intellectuels des nouvelles gauches française et européenne.

En janvier 1949, l’expansionnisme soviétique s’affirme encore à travers la création du Conseil d’assistance économique mutuelle (CAEM), plus souvent désigné sous le sigle anglais Comecon, qui répond à la fondation de l’Organisation européenne de coopération économique (OECE), corollaire du plan Marshall. Le Comecon a pour tâche de favoriser les échanges économiques ainsi que la coopération scientifique et technique entre les démocraties populaires, et d’accélérer leur intégration économique dans une zone sous contrôle de l’URSS. En réponse à cette création, le 4 avril, les puissances occidentales créent l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui assure aux Européens l’alliance des États-Unis contre toute agression. La tension atteint alors son apogée, accentuée par les guerres d’Indochine et de Corée et, en 1949, par l’explosion de la première bombe atomique soviétique (bombe A), quatre ans après celle des États-Unis. L’instrument roi de la logique de l’intimidation donne à la guerre froide une dimension plus inquiétante et dramatique encore (même si la possession de cette arme dans les deux camps neutralise de fait les velléités offensives). © "URSS" Sources utilisées Encarta et lemonde.

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