Les Windsor


George 1er
George 1er

En 1910, George V succède à son père Édouard VII. Sept ans plus tard, il renonce à tous les titres allemands appartenant à la branche des Saxe-Cobourg-et-Gotha et proclame la maison de Windsor. En mai 1915, le libéral Asquith forme une coalition regroupant des libéraux, des conservateurs et des membres du Parti travailliste. Lloyd George devient ministre de l’Armement. Cependant, les échecs de la guerre obligent Asquith à quitter le pouvoir. Il est remplacé par Lloyd George, qui dirige une coalition dominée par les conservateurs en décembre 1916. En Irlande, les troubles ne cessent pas : la Grande-Bretagne ne peut y instaurer la conscription, et l’insurrection de 1916 — les Pâques sanglantes, qui font plusieurs centaines de morts et ravagent Dublin — annonce les troubles encore plus graves de l’immédiat après-guerre.

La monarchie parlementaire de George 5 Windsor (1910-1936)


Souverain plus attaché à sa terre d’origine qu’au royaume britannique, George II délaisse les intérêts de la couronne pendant la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748) et la guerre de Sept Ans (1756-1763). En poste depuis 1721, Robert Walpole dirige alors de fait le pays jusqu’en 1742. William Pitt devient ensuite le premier homme du gouvernement. En 1745-1746, profitant de l’intervention britannique sur le continent, le prince Charles Édouard Stuart (jacobite) débarque en Écosse, où des milliers de highlanders se joignent à lui. En septembre, il prend Édimbourg et proclame son père, Jacques Édouard Stuart, roi sous le nom Jacques III. Marchant vers le sud avec son armée, il arrive jusqu’à Derby, à 161 km de Londres, mais il hésite à livrer bataille, en raison de la faiblesse numérique de ses partisans anglais. En décembre 1745, il se retire en Écosse où ses partisans sont massacrés à la bataille de Culloden.

Intervention britannique dans la 1ère guerre mondiale


En 1914, la menace allemande contre la France et la violation de la neutralité belge obligent le Royaume-Uni à déclarer la guerre à l’Allemagne. Un corps expéditionnaire britannique, commandé par le maréchal French, est immédiatement envoyé en France. Les Allemands repoussés sur la Marne par les troupes françaises et anglaises, la bataille sur le front de l’ouest s’enlise rapidement et se transforme en une sanglante guerre de tranchées, à laquelle les Alliés ne sont nullement préparés. Les efforts pour contenir les empires centraux (Allemagne, Autriche-Hongrie et Turquie) dans les Balkans et en Asie Mineure, notamment la campagne des Dardanelles (1915-1916), échouent également. À l’occasion de la bataille du Jutland (1916), les Britanniques empêchent la flotte allemande de prendre le contrôle de la mer du Nord, mais les sous-marins allemands font peser sur le Royaume-Uni la menace d’une famine. Au début de l’année 1917, les convois de navires marchands sont protégés par des destroyers, qui permettent d’éviter ce désastre. L’entrée en guerre des États-Unis, en avril 1917, rééquilibre les forces et rend possible le succès des offensives de l’été de 1918 et la reddition de l’Allemagne en novembre.

La guerre d'indépendance américaine


Les élections qui ont lieu immédiatement après l’armistice de Rethondes donnent à la coalition de Lloyd George, en place depuis 1916, une majorité écrasante. Le Parti travailliste, désormais formellement proche du socialisme, représente la principale opposition, tandis que les libéraux, divisés, sont écartés du pouvoir. La réforme de 1918 accorde le droit de vote à tous les hommes de plus de vingt et un ans, ainsi qu’à toutes les femmes âgées de plus de trente ans. En 1918, le budget annuel du Royaume-Uni équivaut à 13 fois celui de 1913 ; les impôts ont quintuplé et la dette nationale totale a été multipliée par 14.

William Pitt le Second


Une bataille
Une bataille

Lloyd George représente le Royaume-Uni, qui fait partie des trois grands (avec la France et les États-Unis), à la conférence de la Paix de Paris en 1919. Les traités qui en découlent consolident l’Empire britannique : les colonies allemandes en Afrique et les territoires turcs du Moyen-Orient sont placés sous mandat britannique. À l’intérieur du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande, un accord, négocié par Lloyd George en 1921, met un terme à la guerre civile qui sévit en Irlande. Les 26 comtés du Sud forment l’État libre d’Irlande (voir république d’Irlande) ; les 6 comtés d’Irlande du Nord restent au sein du Royaume-Uni et continuent d’être représentés au Parlement britannique, tout en disposant de leur propre Parlement. C’est en 1922 que le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande devient le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord. Le souvenir de la Première Guerre mondiale a fait naître chez les Britanniques le désir d’éviter un autre conflit ; le pays joue un rôle de premier ordre au sein de la Société des Nations (SDN) et lors des conférences pour le désarmement à Washington (1921-1922) et à Londres (1930), notamment. La politique étrangère du gouvernement britannique est guidée par le souci de ne pas voir l’Allemagne trop affaiblie. En conséquence, le Royaume-Uni ne soutient pas la politique française d’occupation de la Ruhr et approuve les décisions qui visent à alléger le fardeau financier de la République de Weimar. Les dirigeants britanniques, inconscients du danger nazi, adoptent après 1933 une politique d’apaisement à l’égard de l’Allemagne, alors qu’Adolf Hitler vient d’arriver au pouvoir. De même, le Royaume-Uni s’accommode-t-il parfaitement du régime mussolinien en Italie. Lorsque Adolf Hitler décide le retrait de l’Allemagne de la SDN (1934) et le réarmement (1935) puis la remilitarisation de la Rhénanie (1936) en dépit du traité de Versailles, les réactions sont tout aussi faibles, tant la peur de la guerre et l’esprit du pacifisme sont entrés dans les esprits.

Coalition contre la France


La mort de Nelson
La mort de Nelson

L’indépendance américaine et les réformes ont amené la constitution d’un fort parti réformateur anglais ; les sociétés de pensée franc-maçonnes fleurissent, comme les clubs jacobins, qui rassemblent l’élite des penseurs anglais. Des réformateurs comme Charles James Fox et Thomas Paine défendent la Révolution française ; d’autres, comme Edmund Burke, s’en détournent dès qu’ils réalisent qu’elle ne cherche pas uniquement à établir une monarchie constitutionnelle. La première coalition formée contre la France par Pitt, avec la Prusse, l’Autriche et la Russie, s’effondre en 1796 ; en 1797, le Royaume-Uni doit faire face aux tentatives d’invasion française en Irlande et au réveil du mouvement nationaliste. La guerre entraîne une forte augmentation de la production agricole et de certaines industries, mais elle provoque en même temps une inflation croissante : les salaires ne suivent pas le rythme des prix. En 1797, la Banque d’Angleterre est forcée d’abandonner l’étalon or, et le Parlement, pour financer la guerre, vote le premier impôt sur le revenu. Le Parlement entérine l’Acte d’union avec l’Irlande en 1801 et la formation du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande. Le Parlement de Dublin est supprimé et les députés irlandais siègent à Londres.

L'arrivée au pouvoir en France de Naopléon


L’arrivée au pouvoir de Napoléon Ier inquiète plus encore le royaume. Malgré la défaite des marins français à la bataille d’Aboukir (1798), à terre, le sort des armes n’est pas favorable aux Anglais. La deuxième coalition s’effondre en 1801 ; à Amiens, en 1802, le Royaume-Uni signe la paix avec la France. La guerre reprend l’année suivante, mais la troisième coalition s’effondre également entre 1805 et 1807. Les projets napoléoniens d’invasion de la Grande-Bretagne sont réduits à néant par le génie militaire d’Horatio Nelson, qui détruit la flotte française à Trafalgar en 1805, privant ce pays de marine pour vingt ans. Napoléon cherche alors à ruiner le Royaume-Uni par une politique de blocus, connue sous le nom de Blocus continental. Son non-respect par la Russie, pour laquelle les relations commerciales avec les Britanniques sont vitales, entraîne Napoléon dans une désastreuse campagne contre la Russie.

En 1812, une quatrième coalition, réunissant le Royaume-Uni, la Russie, l’Autriche et la Prusse est cette fois victorieuse. En 1815, l’épisode des Cent-Jours voit la victoire d’Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington à la bataille de Waterloo, qui ferme le cycle révolutionnaire et napoléonien. © "Angleterre" Photos et texte .

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