Carnet Photographique

Un malaise grandissant


Mai 68
Mai 68

Les onze années de la présidence du général de Gaulle (1958-1969) marquent un âge d’or économique pour la France. Dès la fin de l’année 1958 est annoncé le plan Pinay-Rueff, destiné à assainir la situation financière du pays touché par l’inflation  ; sur l’initiative d’Antoine Pinay, ministre des Finances, et de Jacques Rueff, ancien conseiller de Poincaré, ce plan prévoit une réduction du budget de l’État, la création de nouveaux impôts, une dévaluation compensée par la création d’un nouveau franc. Entre 1959 et 1970, l’indice de la production industrielle est multiplié par deux et le rendement des récoltes de céréales augmente de 50 %. Le produit national brut connaît une hausse annuelle de 5,8 % en moyenne entre 1960 et 1975, un taux qui n’est dépassé que par celui du Japon.

L’intervention de l’État soutient l’élan économique à travers la planification, des concentrations (dans la sidérurgie notamment), l’aménagement du territoire (création de la DATAR), des réalisations prestigieuses (aéroport d’Orly, avion « Caravelle », usine marémotrice de la Rance, etc.). Le monde agricole connaît une profonde transformation sous l’effet de gains considérables de productivité. L’exode rural se développe et l’on commence à parler de la « fin des paysans ». Le pouvoir d’achat continue à croître, favorisant une prospérité qui se matérialise par le développement de la société de consommation et l’équipement des ménages.

Néanmoins, au milieu des années 1960, des signes de malaise apparaissent. L’inflation se maintient et le chômage fait sa réapparition. L’afflux de diplômés de l’université — produit de la démocratisation de l’enseignement supérieur dans les années 1950 — engendre des tensions sur le marché du travail. Le mécontentement social est croissant. Pour la jeune génération, celle du baby-boom, qui a grandi dans une ère de prospérité, la France gaulliste apparaît bloquée.

Les inégalités de salaires restent les plus fortes de l’Europe occidentale. La France éprouve un besoin de réformes que la personnalisation croissante du pouvoir empêche de s’exprimer. Dans un célèbre article du Monde, « Quand la France s’ennuie… » (mars 1968), le journaliste Pierre Viasson-Ponté exprime ces aspirations autant qu’il dresse un tableau sévère du bilan gaulliste.

La politique coloniale


Fragilisé par sa mise en ballottage par François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1965 et par la poussée de la gauche aux élections législatives de 1967, Charles de Gaulle, loin de consentir à des compromis, poursuit la mise en œuvre d’une politique d’industrialisation et de grandeur nationale. Mais le malaise économique et culturel latent aboutit aux événements de Mai 68. Toutes les forces de mécontentement qui n’ont pu s’exprimer jusqu’alors explosent simultanément. Les étudiants des universités parisiennes se mettent en grève et occupent la Sorbonne. Leur révolte s’accompagne d’un fort mouvement social dans l’ensemble du pays et, au cours de la troisième semaine de mai, la France est presque paralysée par la grève générale. Les efforts du gouvernement pour mettre un terme au mouvement par la persuasion et les concessions échouent ;

la chute du régime ne paraît pas impossible. Dans cette situation extrême, de Gaulle, après avoir obtenu l’assurance du soutien des divisions de l’armée basées en Allemagne, procède à la dissolution de l’Assemblée nationale, tandis que son Premier ministre, Georges Pompidou, négocie avec les syndicats les accords de Grenelle ; définitivement signés en juin 1968, ils permettent de nouvelles avancées sociales : augmentation de 10 % des salaires, revalorisation du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance), reconnaissance du droit syndical dans l’entreprise, réduction des horaires de travail, etc.

La plupart des Français, craignant la montée du désordre, se rallient à de Gaulle et donnent aux gaullistes la majorité absolue dans la nouvelle Assemblée. Cependant, de Gaulle éprouve le besoin de vérifier l’adhésion du pays à sa politique et à sa personne. Au printemps 1969, il annonce un référendum sur deux réformes constitutionnelles (régionalisation et réforme du Sénat) et déclare qu’il se retirera si les électeurs rejettent ses propositions. Le 27 avril 1969, 53 % des votants répondent par la négative aux questions posées. De Gaulle démissionne le lendemain. Il se retire dans sa propriété de Colombey-les-Deux-Églises et ne participe plus à la vie politique jusqu’à sa mort, l’année suivante. Alain Poher, en tant que président du Sénat, assure l’intérim jusqu’à élection du nouveau président. © "France" . Sources Encarta

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