Le Maghreb - Carnet Photographique


Le Maghreb - la décolonisation et le maghreb aujourd'hui

Le Maghreb par Carnet Photographique
3/10/15

L'invasion française au Maghreb

L’invasion française de l’Algérie en 1830 marqua le début de la période coloniale. Pendant plus de cent ans, les Français tentèrent d’intégrer l’Algérie à la France, essentiellement en raison de l’abondance de ses ressources. À partir de 1881, la France contrôla également la Tunisie, sous la forme d’un protectorat. Le Maroc fut érigé à partir de 1912 en un protectorat divisé entre la France, qui contrôlait la région principale du pays, et l’Espagne, qui dominait des zones plus réduites dans le Nord (le Rif) et le Sud (la bande de Tarfaya). En Libye, la rivalité entre la présence ottomane en déclin et l’Italie, qui faisait preuve d’assurance, atteignit un point critique avec la Première Guerre mondiale, bien que l’Italie ne pût achever son occupation qu’au début des années 1930.


L'histoire du Maghreb : la colonisation et la décolonisation

L'Islam

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Libye fut administrée militairement par la France et la Grande-Bretagne. Le Sahara occidental et la Mauritanie passèrent respectivement sous contrôle espagnol et français vers la fin du siècle. Cependant, ce fut en Algérie, en Tunisie et au Maroc que l’expérience coloniale fut la plus forte. Les Français introduisirent une grande part de leur culture et de leurs méthodes de travail, notamment dans la plaine de la Mitidja, près d’Alger, et orientèrent les économies des trois pays vers les besoins du marché métropolitain.

L’indépendance des cinq États du Maghreb fut réalisée entre 1951 et 1962. La Libye devint le premier État indépendant en 1951, sous la forme d’une monarchie gouvernée par les senoussis, qui conservèrent le pouvoir pendant les dix-huit années suivantes. Le Maroc et la Tunisie virent la fin de leur protectorat en 1956. Au Maroc, la dynastie des chérifs Alaouites, qui avait dirigé le pays avant et pendant le protectorat, continua à gouverner. Peu de temps après l’indépendance, la Tunisie choisit d’être une république, qui évolua vers un système monopartiste. La Mauritanie obtint son indépendance en 1960. Mais ce fut en Algérie, où s’étaient implantés un grand nombre de Français, que la décolonisation se réalisa le plus difficilement. Ce fut le seul pays à se battre pour son indépendance, qui fut réalisée en 1962, après un conflit de huit ans, dans lequel plus d’un million de personnes perdirent la vie.

Porte de maison du Maghreb. Photo E. Buchot

Après l’indépendance, les États du Maghreb adoptèrent des systèmes politiques tout à fait différents. La monarchie marocaine pro-occidentale n’a permis que récemment à un système démocratique formel d’évoluer. La république monopartiste tunisienne, également pro-occidentale, a récemment autorisé les partis d’opposition. L’évolution de la Mauritanie a été identique. La monarchie libyenne fut renversée en 1969 et remplacée par une dictature dirigée par le charismatique colonel Kadhafi, qui a mis en place un régime souvent en désaccord, sinon en rupture, avec les pays occidentaux. L’Algérie suivit la voie du socialisme, et entretint des relations étroites avec les pays non alignés. La récente transition vers un système démocratique s’est révélée particulièrement délicate.

La Tunisie
Un certain nombre de tensions politiques compliquent la situation dans la région. C’est pourquoi l’Union du Maghreb arabe (UMA), créée en 1989 pour promouvoir la coopération régionale, demeure à peine plus qu’un accord écrit. Une forte rivalité, alimentée par un conflit frontalier, a dominé les relations entre l’Algérie et le Maroc. Elle s’est également manifestée lors du conflit concernant le Sahara-Occidental : l’Algérie a soutenu le mouvement de libération saharien, le Front Polisario, contre l’occupation marocaine du territoire. Les Nations unies se sont efforcées de régler le conflit depuis les années 1980, en tentant d’organiser un référendum visant à décider du statut final du Sahara-Occidental. C’est en Algérie que les tensions se sont le plus ouvertement exprimées.
Culture au Maghreb. Photo. E. Buchot
Depuis l’annulation en 1992 du second tour des élections législatives, que le parti fondamentaliste islamique était supposé gagner, le gouvernement algérien a combattu le terrorisme des extrémistes islamiques, dans un conflit qui a fait plusieurs dizaines de milliers de victimes. De façon plus générale, des groupes faisant pression en faveur d’un retour aux principes essentiels de l’islam, et d’une réorientation de la politique vers les valeurs islamiques, ont affermi leur position dans la région depuis les années 1980, reflétant les évolutions qui ont eu lieu dans la majeure partie du monde musulman. "Maghreb" © Sources utilisées : Encarta et Wikipedia.


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