La lutte pour l’indépendance du Cap Vert
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Carnet Photographique Cap Vert |
Les sécheresses du début du siècle (1903-1904, 1914), la fascisation du régime de la métropole avec l’arrivée au pouvoir des militaires en 1926 puis de l’Estado Novo de Salazar en 1933, la limitation de l’immigration aux États-Unis et en Europe interdisent toute autonomisation du pays. |
Le Cap-Vert connaît une des périodes les plus noires de son histoire dans les années 1940. Les portes de l’Amérique closes, le quadrillage policier des Portugais, les famines successives (1941-1942, 1946-1948) qui tuent, selon certains historiens, environ 20 000 personnes (sur 150 000 habitants) dans l’indifférence générale, car le pays est fermé aux étrangers, entraînent des départs clandestins massifs de Cap-Verdiens vers le Sénégal, puis dans les années 1950 et 1960, vers l’Europe, notamment vers la France, les Pays-Bas et la Belgique, où se forment la plupart des cadres du mouvement indépendantiste. En 1951, à l’instar des autres possessions portugaises, le Cap-Vert devient un territoire d’outre-mer. Cinq ans plus tard, en septembre 1956, Amilcar Cabral, un ingénieur agronome cap-verdien né au Cap-Vert, formé à l’université de Lisbonne, fonde le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée portugaise et du Cap-Vert (PAICG). |
À partir de 1959, il s’engage dans la lutte armée contre le colonisateur. Bien qu’Amilcar Cabral ne soit pas lui-même marxiste, le mouvement prend une orientation nationaliste révolutionnaire et marxisante qui s’accentue après l’assassinat de son leader à Conakry en janvier 1973. S’appuyant sur des sanctuaires situés en territoire sénégalais et en Guinée, la guérilla réussit à contrôler les deux tiers de la Guinée-Bissau, tandis qu’au Cap-Vert le mouvement reste clandestin. "Cap Vert" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 |
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Cabral, Amilcar |
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