Carnet Photographique

Redressement des finances


Le portrait de Diderot
Diderot

La tâche de résoudre la crise financière incombe au jeune Louis XVI, peu préparé à assumer le pouvoir. Investi en 1774 des espoirs d’un pays encore très attaché à la dynastie des Bourbons, il se révèle être un souverain indécis. Surnommée « l’Autrichienne » (puis « l’Autruchienne »), son épouse Marie-Antoinette, fille de l’impératrice Marie-Thérèse, est particulièrement impopulaire ; celle à qui l’on reproche d’être dépensière et frivole est profondément discréditée après avoir été mêlée à différentes « affaires », comme l’affaire du Collier (1785).

Le roi fait d’abord appel à Turgot pour tenter de redresser la situation financière du royaume. Brillant économiste, nommé en 1774 au poste de contrôleur général des Finances, ce dernier entend mener une politique d’économie budgétaire, sans augmenter les impôts ni recourir à de nouveaux emprunts. Il donne lui-même l’exemple en renonçant à la moitié de son propre traitement, mais ne peut obtenir du roi une diminution des dépenses de la cour.

En 1776, il présente au Conseil royal un projet préconisant l’abolition de la corvée, la suppression des monopoles commerciaux et l’imposition de la noblesse, mais l’hostilité des milieux politiques et commerciaux le pousse à démissionner. Après lui, Jacques Necker (1776-1781), qui s’attache à faire prendre conscience au roi des sommes exorbitantes versées en pensions diverses et préconise des économies, est à son tour écarté du gouvernement sous la pression des courtisans.

Calonne (1783-1787) puis Loménie de Brienne (1787-1788) cherchent à rétablir l’équilibre budgétaire : le premier qui ne peut emprunter l’argent dont il a besoin sans la confiance des banquiers, propose sans succès d’établir l’égalité en matière fiscale, de lever un impôt touchant tous les propriétaires, de diminuer la taille et de transformer la corvée ; le second reprend ces idées à son compte et demande au Parlement de Paris d’enregistrer les édits de son prédécesseur.

Le Parlement invoque la compétence des états généraux en la matière. Sur les conseils de son garde des Sceaux Lamoignon, Louis XVI décide alors d’enlever aux parlements leur compétence en matière d’enregistrement (mai 1788). Les juges, les nobles et le clergé résistent et cherchent à empêcher l’application des décrets du roi. Ils obtiennent le soutien de l’armée et d’une partie de la population, mécontente du chômage et du prix du pain, le plus élevé du siècle.

Les événements les plus graves ont lieu en juillet 1788 dans le Dauphiné lorsque des représentants des trois ordres rétablissent les états provinciaux suspendus par Richelieu, réclament la convocation des états généraux et refusent de s’acquitter des impôts avant que le roi n’ait cédé. L’État est au bord de la banqueroute (en 1789, 504 millions de recettes pour 629 millions de dépenses) et le roi se plie à la volonté du pays. Le 8 août 1788, il accepte de convoquer les états généraux pour l’année suivante et rappelle Necker quelques jours après. La crise politique, réaction nobiliaire à l’absolutisme royal, vient se greffer sur une situation économique, financière et sociale critique.

La crise de l'ancien régime


Successeurs du Roi-Soleil, Louis XV et Louis XVI règnent en une période de croissance. Au milieu du XVIIIe siècle, la France est la nation la plus riche, la plus puissante et la plus peuplée du continent. Pourtant, le XVIIIe siècle est également une période de profondes mutations, qui nécessitent une adaptation des institutions du royaume.

Le XVIIIe siècle est une période de croissance économique extraordinaire. La population du royaume passe de 21 millions en 1700 à 28 millions d’habitants en 1790. Les revenus agricoles augmentent de 60 % au cours de la même période et l’industrie française occupe la deuxième place en Europe. Le corps des Ponts et Chaussées, créé en 1733, donne bientôt à la France le meilleur réseau routier d’Europe. La marine marchande compte plus de 3 000 navires qui assurent un commerce lucratif avec l’Afrique, l’Amérique et les Indes. Le grand commerce, notamment le commerce des produits coloniaux, connaît une forte expansion et enrichit les ports de l’Atlantique comme Nantes ou Bordeaux.

Cependant, le XVIIIe siècle voit s’accroître l’écart considérable entre les « exploitants », restés dans la misère, et les « rentiers », bénéficiaires des hausses des prix et dont les revenus sont plus orientés vers la consommation de produits de luxe ou la spéculation que vers l’investissement. Dans un contexte de forte inflation, les ouvriers agricoles et les artisans arrivent difficilement à survivre. L’immense majorité des paysans, soumise à de multiples taxes et impôts ainsi qu’aux obligations féodales, ne fait que subsister. L’État lui-même ne bénéficie pas de la nouvelle prospérité. Le système d’imposition, qui ne soumet pas à l’impôt foncier les terres de la noblesse et du clergé (environ 35 % des terres cultivées) et pèse exclusivement sur la paysannerie, n’encourage pas les performances économiques du pays. À partir du milieu du siècle, des ministères successifs tentent de créer un système d’imposition plus équilibré, mais leur action est entravée par l’opposition des privilégiés et par la réticence du roi à soutenir des réformes qui menacent le pouvoir économique de la noblesse. Le principal problème de la France réside en fait dans le retard des institutions par rapport aux réalités économiques.

Le siècle des Lumières


Le siècle des Lumières est une période de progrès dans le domaine de la science (Monge, Lavoisier, Buffon), tandis que les philosophes (Voltaire, Rousseau, Montesquieu, pour ne citer qu’eux), par une critique systématique de la société et des institutions, se présentent comme les champions de la tolérance et du respect des libertés fondamentales ; les physiocrates, par exemple, critiquant le mercantilisme prôné par Colbert, mettent l’accent sur la liberté des échanges et la propriété foncière. Leurs idées se diffusent par le biais de la presse, des salons, des académies en province ou des loges maçonniques (voir franc-maçonnerie), alors que paraît, à partir de 1751, la monumentale Encyclopédie de Diderot et d’Alembert à laquelle contribuent la plupart des grands philosophes de l’époque. Ce mouvement d’idées a eu une certaine influence sur la pensée et l’action des souverains d’Europe (voir despotisme éclairé). Le français est plus que jamais la langue internationale de la diplomatie et de la culture, et le goût et le style français dans les domaines de l’architecture, du mobilier et de la mode sont imités dans tout le monde occidental (voir style Régence ; style Louis XV ; style Louis XVI ; style rococo). © "France" . Sources Encarta

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