La littérature allemande au 18ème siècle : raison et sentiment
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Au début du XVIIIe siècle, la vie culturelle allemande s’ouvre plus largement aux idées sur l’art et plus généralement à des modes de pensée nouveaux. Des changements profonds s’observent dans la littérature après 1725. Dans le domaine du récit, l’adoption de critères nouveaux, tels que l’obéissance aux exigences de la raison et à des règles strictes, cause le déclin de la narration héroïque en faveur de récits d’un plus grand réalisme. Un critique renommé de l’époque, Johann Christoph Gottsched, établit dans son Essai d’un art poétique critique (1730) des principes littéraires directement inspirés du classicisme français. Gottsched essaie également de réformer le théâtre, notamment en traduisant des pièces françaises, grecques et latines. Ses traductions sont publiées dans plusieurs recueils sous le titre générique Deutsche Schaubühne (1740-1745), qui devient vite synonyme de répertoire courant. |
L’influence de Gottsched est cependant remise en cause par d’autres écrivains (parmi lesquels figurent Lessing et Johann Jakob Bodmer) désireux d’affranchir la littérature allemande des modèles étrangers. C’est au moment où Frédéric II le Grand parvient à asseoir définitivement la suprématie de l’Allemagne du Nord (prussienne et protestante) sur l’Autriche catholique de l’impératrice Marie-Thérèse que s’ouvre la plus grande période littéraire de l’histoire de l’Allemagne. Cette période se divise en phases successives : la période préclassique (1748-1788), le mouvement du Sturm und Drang (qui débute vers 1765), et les périodes classique (1788-1798) et romantique (1798-1832). "Littérature allemande" Encyclopédie Microsoft® Encarta |
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Johann Christoph Gottsched |