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La Joconde, le sommet de l'art


La Joconde
La Joconde de Léonard de Vinci

Tableau de dimensions modestes (huile sur bois de peuplier, 77 × 53 cm), la Joconde est sans nul doute l’œuvre la plus célèbre de tous les temps, considérée comme le symbole intemporel de l’art occidental. Depuis quelque cinq siècles, elle défie l’art et le temps, pour nous restituer intacte la magie de cet énigmatique sourire féminin.

Le modèle de la Joconde


En 1500, peu après la chute de la famille Sforza à Milan, Léonard de Vinci quitte la ville de son mécène Ludovico Sforza et revient à Florence. C’est là qu’il réalise un portrait de femme, connu sous le nom de la Joconde.Le doute plane toujours sur la véritable identité du personnage représenté et de nombreuses hypothèses ont été avancées, sans que l’on parvienne à élucider cette question : certains ont notamment identifié une amie de Julien de Médicis, d’autres y ont vu le portrait d’un homme travesti, voire un autoportrait de l’artiste lui-même. Le tableau est cependant communément considéré comme le portrait présumé de Lisa Gherardini, épouse du Florentin Francesco del Giocondo dont le nom serait à l’origine du surnom de Mona (Madonna) Lisa — « gioconda » signifie également « femme agréable » en italien.

Le sourire de la Joconde


La peinture, dans laquelle Léonard exploite avec succès sa science du cadrage et de la perspective, met en scène une jeune femme, représentée à mi-corps, dans une loggia.

Vêtue avec une grande simplicité, elle adopte une pose de trois quarts, dirige son regard vers le spectateur et esquisse un léger sourire, détail inhabituel pour l’époque.Sa silhouette se détache sur un fond de paysage brumeux — décrit avec une grande minutie et doté d’un caractère irréel —, où l’on aperçoit des rochers, une route sinueuse et un petit pont. La place occupée par le paysage à l’arrière-plan est également inédite et démontre l’indépendance d’esprit et la capacité d’innovation du peintre. Le modelé de la Joconde est doté d’une douceur et d’une subtilité extrêmes ; cet effet se trouve renforcé par le sfumato, restitution d’une atmosphère vaporeuse caractéristique de la manière de Léonard de Vinci,qui unifie fond et forme et rend presque immatériels les contours.

Enveloppée par cette lumière diffuse, Mona Lisa, mystérieuse et fascinante, apparaît comme une figure idéale. La Joconde, réalisée à l’aide d’une palette très réduite, témoigne d’une grande profondeur psychologique ; sa signification symbolique est cependant mal connue. La perfection formelle de la peinture, servie par la restitution magistrale des effets de clair-obscur et la légèreté incomparable de la touche, lui permet d’atteindre un statut universel. Dépassant le stade du simple portrait, l’œuvre s’affirme comme une synthèse d’une grande complexité des recherches formelles de Léonard de Vinci et de sa perception de la nature et de l’Univers. Elle est également l’une des plus hautes expressions de son art, comme il le souligne lui-même : « Ne vois-tu pas que parmi les beautés humaines, c’est le beau visage qui arrête les passants, et non les ornements riches… ».

Une oeuvre extraordinaire et convoitée


Léonard de Vinci ne s’est jamais séparé de l’œuvre, l’emmenant jusqu’en France où elle est acquise par le roi François Ier. La Joconde reste dans les collections royales jusqu’à la création du musée du Louvre, en 1793. Elle inspire de nombreux artistes, de Raphaël (Portrait de Baldassare Castiglione, v. 1515, musée du Louvre) à Camille Corot (la Femme à la perle, 1860, musée du Louvre). Son visage devient universellement connu lorsque l’œuvre est volée, le 21 août 1911 dans le musée du Louvre ; le chef-d’œuvre, dérobé par un peintre qui voulait le rendre à son pays d'origine, est retrouvé deux ans plus tard en Italie. C’est peu après son retour à Paris que la Joconde commence à inspirer les artistes avant-gardistes, qui n’hésitent plus à la maltraiter. Marcel Duchamp, le premier, l’affuble d’une paire de moustaches et lui appose un titre scabreux (« L.H.O.O.Q. », 1919). Fernand Léger la renvoie pour sa part à son statut d’objet en la plaçant aux côtés d’une anodine boîte de sardines et d’un jeu de clés (la Joconde aux clés, 1930). Quant à Andy Warhol, il propose une sérigraphie de trente petites reproductions de l’œuvre (Thirty are better than one, « trente valent mieux qu’une », 1963). Aujourd’hui encore, la Joconde reste la pièce maîtresse du musée du Louvre, protégée par une vitre blindée. Œuvre fragile, elle fait l’objet de protections exceptionnelles, d’autant que des spécialistes ont récemment remarqué que le mince panneau de peuplier sur lequel elle se déploie présente une déformation risquant de dégrader irrémédiablement la peinture, elle-même fortement altérable. © "Joconde" . Sources Encarta

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