Institutions politiques de Malaisie
|
Carnet Photographique Malaisie |
La Malaisie est une fédération indépendante depuis 1957, modifiée le 16 septembre 1963 par l'entrée dans la fédération des trois États de Singapour, Sabah et Sarawak, puis encore une fois en 1965 lors du retrait de Singapour. Les deux amendements de 1974 et de 1984 ont, respectivement, défini Kuala Lumpur et Labuan comme des territoires fédéraux. Le chef de l'État est le Yang di-Pertuan Agong (souverain suprême), élu pour un mandat de cinq ans par les neuf sultans de la fédération. Il détient l'autorité exécutive et législative, mais il prend l'avis du Parlement et du cabinet. Les souverains héréditaires et les responsables nommés par les quatre autres États forment la Conférence des souverains, qui doit être consultée pour tout changement aux limites des États, l'extension à la fédération des lois islamiques et tout amendement à la Constitution. |
Dans la pratique, le pouvoir exécutif est exercé par le cabinet dirigé par le Premier ministre, nommé par le souverain suprême ; il est le chef du parti ou de la coalition majoritaire au Dewan Rakyat, ou Chambre des représentants, la chambre basse du Parlement bicaméral. Le Premier ministre et le cabinet sont responsables devant le Parlement qui comprend deux chambres, la Chambre des représentants (Dewan Rakyat) de 219 membres et le Sénat (Dewan Negara) ou chambre haute de 70 membres. Les représentants sont élus au suffrage universel pour des mandats de cinq ans. Le pouvoir législatif est partagé entre l'assemblée fédérale et les assemblées des États, qui sont également élues pour cinq ans. Les sénateurs sont élus pour six ans et doivent être âgés d'au moins trente ans. Deux sénateurs sont élus par l'assemblée de chaque État ; les autres sont nommés par le Yang di-Pertuan Agong. |
Les onze États continentaux de la péninsule Malaise ont constitué jusqu'en 1963 une première fédération de Malaisie, formée en 1948, indépendante depuis 1957. Lorsque cette fédération est rejointe par Singapour et les anciennes colonies britanniques de Sarawak et de Sabah en 1963, la péninsule prend le nom de Malaisie continentale, puis occidentale, tandis que la partie insulaire du pays est bientôt appelée Malaisie orientale. Tous ces États, à l'exception de Melaka, Penang, Sabah et Sarawak, sont gouvernés par des souverains héréditaires. Ceux-ci sont des sultans, sauf les souverains de Perlis (un raja) et le Negeri Sembilan (un Yang di-Pertuan Besar). |
![]() |
La cour suprême de Malaisie. Encarta |
La succession se fait par primogéniture mâle, sauf au Negeri Sembilan, où l'héritier est élu parmi les fils du souverain, et au Perak, où trois familles royales gouvernent à tour de rôle. En plus de leurs pouvoirs temporels, les souverains héréditaires sont chefs de la foi islamique dans leurs États respectifs. Les souverains de Melaka, Penang, Sabah et Sarawak sont appelés Yang di-Pertua Negeri ou gouverneur, et sont nommés par le souverain suprême pour quatre ans. Ils n'ont pas de fonction religieuse et ne participent pas à l'élection du souverain suprême, mais ils ont, par ailleurs, les mêmes pouvoirs que les sultans. |
Chaque État est dirigé par un ministre assisté d'un Conseil des ministres. Tous les États ont des assemblées unicamérales qui varient de 14 sièges, à Perlis, à 56 au Sarawak. Les membres des Parlements d'État sont tous élus au suffrage universel direct pour cinq ans, excepté au Sabah, où il y a six membres nommés. "Malaisie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés |
![]() Recherche personnalisée
|