Institutions de la Guinée Bissau
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Carnet Photographique Guinée Bissau |
La Guinée-Bissau accède à l’indépendance en 1974, au terme d’une guerre de libération menée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), qui devient le parti unique. Elle est régie par une Constitution introduite en 1984 par João Bernardo Vieira, grâce à laquelle il s’arroge tous les pouvoirs, et amendée à plusieurs reprises (1991, 1993, 1996). En particulier, la révision constitutionnelle de 1991 abolit la suprématie du parti unique et instaure le multipartisme. Dans ce contexte, plusieurs mesures de libéralisation sont mises en œuvre : indépendance des syndicats et liberté syndicale, droit de grève, liberté de la presse… |
Le 7 août 1994, la première élection présidentielle pluraliste est remportée avec 52 p. 100 des voix par João Bernardo Vieira contre Kumba Yala, le candidat du Parti de la rénovation sociale. |
Le processus de démocratisation est cependant perturbé dès 1998 par l’entrée en rébellion d’une majeure partie de l’armée. Le président Vieira est renversé en 1999. Le retour aux institutions démocratiques est marqué par l’élection à la présidence de la République de Kumba Yala en janvier 2000 (avec 72 p. 100 des suffrages face au candidat du PAIGC, Malam Bacai Sanha). Après deux nouveaux coups d’État militaires (en 2000 et en 2003) et la mise en place d’un gouvernement civil de transition, le processus démocratique reprend avec la tenue d’élections législatives (mars 2004), qui portent au pouvoir l’ancien parti unique, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC). Il se clôt avec l’élection présidentielle de juillet 2005, remportée par l’ancien président João Bernardo Vieira, face au candidat du PAIGC Malam Bacai Sanha. Ces deux scrutins sont jugés « libres, justes et transparents » par les observateurs internationaux, en dépit d’un certain nombre de dysfonctionnements. |
Organisation des pouvoirs |
Le président de la République est le chef de l’État. Il est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable deux fois. Il nomme le Premier ministre en fonction de la majorité parlementaire. Le Premier ministre est le chef du gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par un Parlement unicaméral, l’Assemblée nationale populaire (Assembleia nacional popular, ANP). Ses membres (100) sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Le gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale. Le président de la République peut dissoudre l’Assemblée nationale. La Constitution bissau-guinéenne garantit l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il existe une quinzaine de partis politiques. Les principaux sont l’ancien parti unique, le PAIGC (qui a remporté 45 sièges aux élections législatives de 2004), le Parti de la rénovation sociale (PRS, 35 sièges), le Parti uni social-démocrate (PUSD, 17 sièges), l’Union électorale (2 sièges) et l’Alliance populaire unie (1 sièges)."Guinée Bissau" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 |
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Président de la Guinée Bissau |
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