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L'industrie française
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Cinquième puissance manufacturière du monde, loin derrière les géants américain, japonais ou allemand, la France est la deuxième puissance industrielle européenne. Elle totalise 15 p. 100 de l’emploi industriel européen et 21 p. 100 de la valeur ajoutée produite par l’industrie communautaire. La France a connu une période de forte industrialisation après la Seconde Guerre mondiale. Au début des années 1970, le secteur secondaire était le premier employeur (4 Français sur 10) et le premier pourvoyeur de richesse. À la fin de cette même décennie, la France est entrée dans une phase de désindustrialisation et de « tertiarisation » de son économie. Cette dynamique s’est accompagnée d’une mutation des activités industrielles marquée par la crise prolongée et la restructuration des industries anciennes (première révolution industrielle), par la croissance des secteurs plus modernes (pétrole, chimie, aéronautique, automobile), issus de la deuxième révolution industrielle, et par l’émergence des nouvelles technologies (électricité, électronique, informatique, biotechnologie, robotique, etc.). Le renouveau de l’industrie française, en France et à l’étranger, s’est appuyé sur de grandes réalisations technologiques tels Concorde, Airbus, le TGV ou la fusée Ariane (projet franco-européen).

Les principaux secteurs de l'industrie française

Le premier secteur industriel est celui des machines et du matériel de transport, qui réalise 30 p. 100 de la valeur ajoutée industrielle. L’agroalimentaire vient en seconde position avec 13 p. 100 de la valeur ajoutée industrielle.

Les industries traditionnelles — textile et industries lourdes (sidérurgie, métallurgie, charbonnages) — ou plus récentes — automobile, électroménager —, à fort coefficient de main-d’œuvre, connaissent — ou ont connu — une grave récession de leurs activités et des pertes massives d’emplois. Premières victimes de la concurrence internationale et des délocalisations, elles cumulent les handicaps (insuffisance des investissements et de la modernisation, coûts de production élevés, etc.) et ne vivent qu’au rythme des restructurations, notamment en ce qui concerne les effectifs employés.

Le textile en France et l'industrie automobile française

La sidérurgie a traversé une grave crise de restructuration, en partie liée à la baisse de la consommation mondiale. Dominée par le groupe Arcelor (anciennement Usinor), premier groupe mondial du secteur, et concentrée autour des sites industrialo-portuaires de Dunkerque et de Fos-sur-Mer (qui ne fonctionne plus qu’au tiers de ses capacités), elle reste très performante dans le domaine des alliages et des aciers spéciaux.

La métallurgie de l’aluminium était incarnée par le groupe Pechiney, devenu en 2003 une filiale de l’entreprise canadienne Alcan.

Le secteur textile, victime de la concurrence des pays d’Asie du Sud-Est, est en crise depuis les années 1970. Il conserve cependant son savoir-faire dans le coton et la fibre synthétique, ainsi que dans les activités de confection (bonneterie, prêt-à porter) et de mode. Il demeure solidement implanté dans les anciens centres de production : Lille-Roubaix-Tourcoing, Troyes, Paris, Lyon, etc.

L’industrie automobile française, qui reste un grand pourvoyeur d’emplois, continue à enchaîner compressions de personnel, plans sociaux et fermetures d’usines. En 2001, elle occupait le 3e rang mondial avec une production de 3,4 millions d’unités. Les deux principaux constructeurs automobiles français sont Renault et PSA Peugeot-Citroën. Plusieurs firmes automobiles étrangères ont implanté des usines en France (FIAT, Toyota, etc.). Encarta

L'industrie de la France
L'industrie française. Photo d'E. BUCHOT
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