L'industrie et les commerces du Congo
|
Carnet Photographique Afrique |
15 p. 100 de la population active travaille dans les secteurs miniers et industriels, qui contribuaient pour 27,7 p. 100 au PIB en 2006. Les ressources minières constituent la principale richesse du pays, qui détient la moitié des réserves mondiales de cobalt et l’une des plus importantes réserves mondiales de cuivre. Il était d’ailleurs le premier producteur mondial de cobalt avec 6 100 t de minerai en 1996, deuxième pour les diamants en 1995 avec 20 millions de carats ; avant 1991, le cuivre était toutefois le produit d’exportation le plus lucratif. Les autres ressources minières sont l’étain, l’or, l’argent, le zinc, le manganèse, le tungstène et le cadmium. Les gisements de pétrole en mer sont exploités depuis 1975. Enfin, le barrage d’Inga, sur le fleuve Congo, représente le plus important potentiel hydroélectrique d’Afrique. |
L’industrie, qui s’est développée autour de l’exploitation de minerais, en particulier du cuivre, a été particulièrement frappée par la récession économique et par la destruction des infrastructures à cause de la guerre (routes, ports…). L’unité monétaire instaurée en 1993, le nouveau zaïre, divisible en 100 makuta, qui valait 3 millions d’anciens zaïres, est redevenue le franc congolais après l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. L’opération de substitution visait à enrayer l’hyperinflation ; elle n’a cependant pas produit les résultats escomptés. Depuis 1995, le système bancaire a pratiquement cessé de fonctionner, le cours de la monnaie étant fixé par le marché noir. |
Les difficultés commerciales du pays sont renforcées par la dégradation des voies de communication. Le chemin de fer, avec un réseau de 3 641 km, représente un important moyen de transport à l’intérieur du pays, et permet des liaisons avec le port angolais de Benguela, ainsi qu’avec l’est et le sud de l’Afrique. La détérioration des routes (153 497 km), depuis 1990, perturbe l’approvisionnement des marchés et le transport des ressources naturelles. Le réseau fluvial, s’étendant sur 17 285 km de voies navigables, est particulièrement utilisé, le Congo étant partiellement navigable, de son embouchure à la ville de Matadi et en amont de Kinshasa. Le pays dispose de cinq aéroports internationaux. |
Le commerce extérieur de l’ancien Zaïre, traditionnellement déficitaire, avait paradoxalement connu un faible excédent en 1991 ; le cuivre représentait alors plus de la moitié des recettes d’exportation du pays. La Belgique, les États-Unis, l’Allemagne et la France sont traditionnellement les principaux partenaires commerciaux du pays. "Congo" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
![]() Recherche personnalisée
|