Histoire du Niger : indépendance du Niger
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Le Niger accède à l’indépendance le 3 août 1960 et Hamani Diori est élu président par l’Assemblée nationale. Djibo Bakary, contraint à l’exil à la veille de l’indépendance et qui bénéficie du soutien du camp progressiste (Nkrumah, Sékou Touré), tente sans succès de prendre le pouvoir par la force ; en avril 1965, le président Diori échappe à une tentative d’assassinat ; il est réélu la même année, soutenu par le Parti progressiste nigérien (PPN), qu’il avait fondé à partir de la section nigérienne du Rassemblement démocratique africain (RDA). En 1973, le Niger est l’un des six pays sahéliens à souffrir d’une sécheresse qui affecte particulièrement les nomades. Accusé de corruption et d’incapacité dans la gestion des secours, le président Diori est renversé par un coup d’État militaire en avril 1974 et exilé dans l’est du pays. |
Le Niger est ensuite gouverné par un Conseil militaire suprême, dirigé par le lieutenant-colonel Seyni Kountché. Son programme porte sur le redressement économique consécutif à la sécheresse et sur la poursuite de la coopération avec la France, notamment en matière d’exploitation de l’uranium (signature d’un nouvel accord économique en 1977). Complots et tentatives de coup d’État se succèdent durant les cinq premières années de pouvoir de Seyni Kountché. En novembre 1987, celui-ci meurt d’une tumeur au cerveau et est remplacé à la présidence par Ali Seybou, son chef d’état-major. Ali Seybou libère Hamani Diori, puis est élu président en 1989 après le vote d’une nouvelle Constitution qui ramène les civils au pouvoir, mais dans le cadre d’un parti unique. |
En 1990, une vague de grèves et de manifestations le conduit à légaliser les partis d’opposition. Une conférence nationale, réunie en juillet 1991, met en place un gouvernement de transition dirigé par André Salifou. En 1992, une nouvelle Constitution est approuvée par référendum, et des élections générales, en février 1993, voient la victoire de l’Alliance des forces du changement (AFC). Lors de l’élection présidentielle du mois suivant, Mahamane Ousmane, chef d’un parti membre de l’AFC, est élu président. |
Les vingt et un premiers mois du nouveau gouvernement sont animés. Le Premier ministre, issu de l’AFC et imposé par le président malgré l’opposition de la majorité, est renversé en février 1995. L’Assemblée est dissoute par le président, mais de nouvelles élections confirment la victoire de l’opposition. Le Mouvement national pour une société de développement (MNSD, ex-parti unique) arrive en tête avec vingt-neuf sièges, et s’allie avec plusieurs partis d’opposition pour former un gouvernement. Le nouveau Premier ministre, Hama Amadou, entre rapidement en conflit avec le président, alors que le pays se trouve au seuil de la banqueroute. "Niger" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés. |
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