Carnet Photographique la Colombie
L’indépendance de la Colombie
Carnet Photographique Colombie

Le 20 juillet 1810, les provinces de la Nouvelle-Grenade se réunissent en fédération et décident d’exclure les Espagnols du gouvernement. Une junte dirigée par le juriste Camillo Torres se met en place. Antonio Narinõ, précurseur de l’indépendance, proclame en 1813 la rupture avec l’Espagne qui réagit très vivement en envoyant des troupes. De nombreux hommes, dont Camillo Torres, sont exécutés et les chefs du mouvement s’exilent ou rentrent dans la clandestinité. Il faut attendre l’expédition de Simón Bolívar, parti du Venezuela en 1818 et qui franchit les Andes aux termes d’une « longue marche » avec quelques milliers de partisans, pour rendre espoir aux indépendantistes. Le 7 août 1819, Bolívar remporte une victoire décisive contre l’armée du général Barreiro, à la bataille du pont de Boyacá.

Entré dans Bogotá le 10 août 1819, avec Santander, le « Libertador » proclame alors l’indépendance de la Nouvelle-Grenade. Le 17 décembre 1819, le congrès d’Angostura donne naissance à la République de Grande-Colombie, qui réunit la Nouvelle-Grenade, l’actuel Panamá et, après leur libération, le Venezuela et l’Équateur. Bolívar devient le président et le chef suprême de l’armée. Mais cette expérience de fédération panaméricaine ne survit pas à son inspirateur et, en 1830, après la mort de Bolívar, le Venezuela, puis l’Équateur, font sécession.

Dès les premières années de l’indépendance, le pays est divisé en deux blocs qui vont désormais structurer la vie politique colombienne. D’un côté, les conservateurs, soutenus par l’Église, sont

Bataille de Boyacá
Bataille de Boyacá
partisans d’un État centralisé ; de l’autre, le bloc libéral, fédéraliste, veut soustraire la politique à l’emprise de la religion. "Colombie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Recherche personnalisée